LE ROC D’AZUR BIEN LAN­CÉ À FRÉJUS

As­so­cié aux tri­ath­lètes Pierre Le Corre et Fré­dé­ric Be­laubre sur la ver­sion re­lais du Tri Roc, Re­naud La­ville­nie a dû re­non­cer à la vic­toire à cause d’une an­gine. Mais la fine équipe s’est écla­tée...

Var-Matin (Sainte-Maxime / Saint-Tropez) - - Front Page - LAURENT SE­GUIN

Le ren­dez-vous in­con­tour­nable des mor­dus de VTT se pour­suit jus­qu’à di­manche, à Fréjus. Hier, le per­chiste mé­daillé olym­pique Re­naud La­ville­nie a par­ti­ci­pé au Tri Roc.

Il au­rait pu se dé­gon­fler, mais quand on vient du pays de Mi­che­lin, ce n’est pas tout à fait en­vi­sa­geable. Il au­rait pu re­non­cer, mais quand on est spor­tif de haut ni­veau, on n’ab­dique pas si fa­ci­le­ment. Alors même ma­lade, même ter­ras­sé par une vi­laine an­gine, Re­naud La­ville­nie a sai­si la perche qui lui était ten­due et s’est ali­gné au dé­part du Tri Roc. Une ma­nière d’ou­blier son échec aux cham­pion­nats du monde dis­pu­tés à Do­ha. Une ma­nière aus­si d’être fi­dèle au Roc d’Azur qu’il fré­quente de­puis quatre ans main­te­nant. « Le Roc, ça me per­met de cou­per ,ex­pli­quait hier le cham­pion olym­pique 2012 et dé­ten­teur du re­cord du monde de saut à la perche. C’est mon pe­tit mo­ment spor­tif avec des potes ». Et cette an­née, ses « potes » n’étaient autres que le triple cham­pion d’Eu­rope (2005, 2006 et 2008) de tri­ath­lon, Fré­dé­ric Be­laubre, et le cham­pion d’Eu­rope en titre de tri­ath­lon, Pierre Le Corre. Deux as­so­ciés pour un seul but, rem­por­ter la ver­sion re­lais du Tri Roc…

La­ville­nie : « Je me suis dit que ça al­lait être long »

Ali­gné sur la na­ta­tion, Be­laubre sor­tait en tête des 1 500 mètres par­cou­rus dans la Mé­di­ter­ra­née avec près de cinq mi­nutes d’avance sur ses pour­sui­vants. La­ville­nie pre­nait alors le re­lais pour 23 ki­lo­mètres de vé­lo, avec un sa­cré ma­te­las. Mais dès le pre­mier ki­lo­mètre, l’Au­ver­gnat sen­tait bien que dans son état, ma­te­las ou pas, le lit au­rait été bien plus rai­son­nable qu’une selle de vé­lo. « Au bout de quinze cents mètres, je me suis dit que ça al­lait être long, ra­con­tait le per­chiste après son cal­vaire. Pour l’en­du­rance, une an­gine, c’est le pire. Heu­reu­se­ment, j’ai pen­sé à Pierre (Le Corre) qui m’at­ten­dait et ça m’a per­mis de me bou­ger ». Ca­pable d’ava­ler dix ki­lo­mètres en moins de trente mi­nutes, le cham­pion d’Eu­rope de tri­ath­lon a donc lan­cé la ma­chine dès l’ar­ri­vée du dos­sard 423 du vé­lo de La­ville­nie, mais le re­tard était trop consé­quent et la fine équipe a fi­na­le­ment pris la troi­sième place. « Eux, ils ont fait le taf », pes­tait le per­chiste. « L’ob­jec­tif c’était de se faire plai­sir, lâ­chait Le Corre pour le ré­con­for­ter. Et puis, c’est c…, ils au­raient dû mettre la perche à la place du VTT ». Cette perche, le cham­pion olym­pique va vite la re­trou­ver. Comme la san­té d’ailleurs. Et à l’écou­ter, il ne se dé­gon­fle­ra cer­tai­ne­ment pas aux JO de Toy­ko non plus. Pour un autre po­dium et plus si af­fi­ni­tés.

C’est c..., ils au­raient dû mettre de la perche à la place du VTT ” Pierre Le Corre, cham­pion d’Eu­rope de tri­ath­lon

(Pho­tos Luc Bou­tria

Ils s’étaient croi­sés aux JO de Rio. Pierre Le Corre et Re­naud La­ville­nie se re­ver­ront sans doute à To­kyo. En at­ten­dant, ils ont par­ta­gé un po­dium.

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