Le sport sur or­don­nance

Vélo Tout Terrain - - EN PARTENARIA­T AVEC -

Par­mi les me­sures phares de la loi san­té, por­tée par Ma­ri­sol Tou­raine, on trouve le « sport sur or­don­nance ». L’ac­ti­vi­té phy­sique pour­ra donc être pres­crite par les mé­de­cins. Une me­sure prise en se ba­sant sur les études ef­fec­tuées sur un grand nombre de pa­tients at­teints des trois prin­ci­paux can­cers (les can­cers du sein, du cô­lon et de la pros­tate) qui montrent qu’une pra­tique ré­gu­lière d’une ac­ti­vi­té phy­sique di­mi­nue le risque de ré­ci­dive de 50% et fa­ci­lite un retour à la vie so­ciale du­rant la pé­riode de ré­mis­sion. Dé­sor­mais, les mé­de­cins pour­ront donc pres­crire aux pa­tients souf­frant d’une pa­tho­lo­gie lourde une ac­ti­vi­té spor­tive, au même titre qu’une boîte de mé­di­ca­ment. Les Fran­çais pour­ront alors ré­gler leur consul­ta­tion grâce aux Chèques San­té . La ville de Stras­bourg teste ce dis­po­si­tif « sport san­té sur or­don­nance » de­puis 2012 : les ma­lades, mu­nis de leur or­don­nance, sont pris en charge par des édu­ca­teurs sport-san­té spé­ci­fi­que­ment for­més qui vont leur pro­po­ser une ac­ti­vi­té adap­tée : vé­lo, marche, taï-chi… Ce dis­po­si­tif s'adresse aux per­sonnes obèses, dia­bé­tiques, hy­per­ten­dues, en ré­mis­sion d'un can­cer du sein… Cette pres­crip­tion est d’au­tant plus im­por­tante que seule l’ac­ti­vi­té phy­sique en cours de trai­te­ment an­ti-can­cé­reux fait bais­ser le taux de cy­to­kines, mo­lé­cules res­pon­sables de la fa­tigue. L’ac­ti­vi­té phy­sique abaisse éga­le­ment le taux d’in­su­line dans le sang, qui est un fac­teur de crois­sance des cel­lules can­cé­reuses.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.