Cap sur le pre­mier po­dium 100% fran­çais !

12e Ab­sa Cape Epic

Vélo Tout Terrain - - ÉVASION - Texte : Jeff Boss­ler - Pho­tos : Sam Clark - Ter­ry Ko­bus / Cape Epic / Sportz­pics

­Plus­be­soin­de­pré­sen­ter­l'Ab­sa­Cape­Epic, ­la­plus­grande course­VTT­au­monde­qui­se­dé­roule­en­Afrique­du­Sud, l'équi­va­lente­du­Tour­de­France­sur­route. ­8­jours, ­750­kmet­16 000­m­de­dé­ni­ve­lé­po­si­tif­sont­au­me­nu­pour­les625­équipes­au­dé­part.­Par­mi­elles, ­vingt­fran­çaises, ­mai­sune­seule­com­po­sée­d'un­homme­et­d'une­femme,­la­nôtre !

L’an­née der­nière m’est ve­nue une idée un peu folle : et si je re­ten­tais l’Ab­sa Cape Epic ? Mieux, et si je la fai­sais en équipe mixte ?

C’est ain­si que je me suis re­trou­vé avec Co­ra­lie Re­dels­per­ger, pi­lote fé­mi­nine au pal­ma­rès élo­gieux (vice-cham­pionne de France VTT ma­ra­thon 2014 et cham­pionne de France de cross-triath­lon). Pour ma part, c’est ma sixième par­ti­ci­pa­tion et le dé­fi de rou­ler pour la pre­mière fois en équipe mixte avec Co­co est une grosse mo­ti­va­tion. D’au­tant que comme chaque an­née, le ni­veau est re­le­vé, même en mixte, avec des an­ciens membres d’équipes na­tio­nales (Cars­ten Bres­ser, Ivonne Kraft et Re­né Ha­sel­ba­cher, ex-pro chez As­ta­na), les cham­pionnes na­tio­nales Lau­ra Tjur­pin, Ca­the­rine William­son, l’ex-cham­pionne du monde de cy­clo-cross Han­ka Kup­fer­na­gel, ou en­core Pe­ter Ve­sel, cham­pion du monde mas­ter. Cette an­née, nous avons dé­ci­dé de vous faire vivre nos sou­ve­nirs et nos im­pres­sions par­ta­gées : la vi­sion d’un membre du club des Am­bu­be­si, grâce à ses cinq par­ti­ci­pa­tions (tra­dui­sez : la fier­té des lions), et celle d’une “New­bie”, pe­tit nom sym­pa­thique don­né aux nou­veaux cou­reurs sur cette épreuve. Hon­neur aux femmes, Co­ra­lie prend la pa­role. Co­ra­lie : « Pour une nou­velle comme moi, l’en­jeu était de taille. En terme de pré­pa­ra­tion, nous avons beau­coup échan­gé avec Jeff pour sa­voir ce qu’il était le plus in­tel­li­gent de pro­gram­mer à trois mois de l’échéance. J’ai l’ha­bi­tude de pro­gram­mer mes en­traî­ne­ments moi-même de­puis quelques an­nées, je me connais bien et sais les er­reurs à évi­ter. J’ai été ras­su­rée de voir que Jeff n’était pas dans l’es­prit qu’il fal­lait “bor­ner” du­rant l’hi­ver, se faire des sor­ties de 6h dans le froid, pour être au top sur cette course. Certes la do­mi­nante fon­cier était im­por­tante, mais pour ma part, je l’ai pra­ti­quée en fai­sant dif­fé­rents sports. Course à pied, trail, na­ta­tion, vé­lo de route, VTT, mais aus­si ra­quettes et ski de fond car la mé­téo était très hi­ver­nale dans ma ré­gion cet hi­ver. Tout ce tra­vail a bien été fait en amont de la course, avec une baisse du vo­lume et une aug­men­ta­tion pro­gres­sive des in­ten­si­tés. En fé­vrier ce­pen­dant, ma pré­pa­ra­tion a bien été ra­len­tie car j’ai at­tra­pé la grippe. Ce re­pos for­cé m’a peut-être fi­na­le­ment aus­si ai­dé à te­nir la se­maine et être per­for­mante à la Cape Epic. Je m’en dou­tais à ce mo­ment-là, comme je pen­sais aus­si qu’être prête pour une telle épreuve ne se fai­sait pas en quelques mois, l’ex­pé­rience d’an­nées d’en­traî­ne­ment et de courses, pour la ges­tion et le men­tal, étant pri­mor­diale pour moi. Une bonne ré­cu­pé­ra­tion est la clé, et il faut avoir un peu d’ex­pé­rience à ce ni­veau-là : sa­voir ce qu’il est bon de faire en terme d’ali­men­ta­tion, d’hy­dra­ta­tion, de rou­tine. »

Jeff : « Rou­ler avec un équi­pier mas­cu­lin de son ni­veau en vue de ren­trer dans les 30 meilleures équipes élite, ou faire équipe avec une des meilleures ma­ra­tho­niennes fran­çaises, font que la pré­pa­ra­tion et la course ne s’abordent pas de

la même ma­nière. Dé­jà du cô­té de la pré­pa­ra­tion, si la PPG (pré­pa­ra­tion phy­sique gé­né­rale, ndlr) et le bloc d’en­du­rance sont iden­tiques aux autres an­nées, les cinq der­nières se­maines avant la Cape sont moins pas­sées à tra­vailler les in­ten­si­tés hautes. Si le tra­vail PMA/seuil (puis­sance maxi­male aé­ro­bie, ndlr) n’est pas com­plè­te­ment ou­blié, je me suis at­ta­ché à tra­vailler l’en­du­rance cri­tique, c’est-à-dire pou­voir rou­ler en tête d’un groupe vent de face pen­dant de longs mo­ments en em­me­nant du bra­quet. En ef­fet, je sais dé­jà que je n’au­rais pas à en­cais­ser les dé­parts de­vant avec les pros, mais un peu en re­trait dans le se­cond groupe. En­suite je de­vrais être ca­pable d’ai­der mon équi­pière au maxi­mum en lui cou­pant le vent dans la plaine, et pour faire pro­gres­ser au mieux l’équipe. »

DANS LA COURSE !

Co­ra­lie : « Le fait d’ar­ri­ver tou­jours très proches des équipes mixtes en deuxième, troi­sième ou qua­trième po­si­tion, nous au­ra tout de même don­né un pe­tit stress en plus, qui a été éva­cué à l’ar­ri­vée du "King stage" le ven­dre­di, où les écarts étaient de­ve­nus im­por­tants entre toutes les équipes et le clas­se­ment fi­nal presque fixé. Cette étape de 117 km au­ra été vrai­ment dure, mais la longue as­cen­sion dif­fi­cile dans des pay­sages ma­gni­fiques jus­qu’au col pour re­des­cendre en­suite sur Wel­ling­ton au­ra été une étape sym­bo­lique à nos yeux. Pour nous, la suite de la course, c’était tou­jours gé­rer, mais aus­si da­van­tage pro­fi­ter avec moins de

Jeff Boss­ler et Co­ra­lie Re­dels­per­ger au centre posent avec le duo Her­mi­da à gauche et Van Houts à droite.

Le vi­sage de Jo­sé Her­mi­da té­moigne de la du­re­té de cette épreuve. La so­li­da­ri­té entre éq c'est aus­si sa­vo de la po

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