Les courses en France !

Vélo Tout Terrain - - MA VIE DE PILOTE PRO - Texte : Y. Ba­rel­li & N. Fi­lip­pi Photos : Yoann Ba­rel­li - D.R.

Le mois de juillet est tou­jours un mois su­per char­gé. La sai­son est dé­sor­mais bien lan­cée, je di­rais même qu’on y est en plein coeur et on com­mence à sen­tir que tout le tra­vail four­ni com­mence à por­ter ses fruits.

« Psy­cho­lo­gi­que­ment je suis bien et ce n’est pas le mo­ment de dou­ter de moi. J'y crois à fond, et je me sens ca­pable d’at­teindre mes ob­jec­tifs. Pour moi, un des évè­ne­ments que j’ai le plus at­ten­du reste la Mé­ga de l’Alpe d’Huez. Au dé­part, ce n’était pas vrai­ment l’ob­jec­tif prin­ci­pal, mais compte te­nu de mon aban­don en Nou­velle-Zélande et de ma 18e place au clas­se­ment pro­vi­soire des EWS, il était nor­mal pour moi de re­tour­ner sur cette course de fou que j’af­fec­tionne tant. Dès que je m’y suis ins­crit, j’ai sen­ti que ça al­lait ga­zer là-bas ! Ça com­mence par la pré­pa­ra­tion du bike le week-end avant la course avec Sram et on en pro­fite pour faire des es­sais de la nou­velle Ly­rik (c’est une bombe). Ré­sul­tat, je suis ar­ri­vé à l’Alpe le sou­rire aux lèvres et avec l’idée de pas­ser une se­maine avec mes potes de l’US Cagnes. De quoi être en­core plus mo­ti­vé. On a rou­lé et ri comme des gosses, c’était trop bon ! Cette course est vrai­ment gé­niale et je vous conseille à tous de la faire au moins une fois dans votre vie. Les sen­sa­tions ont été là toute la se­maine et ça fait plai­sir. Je me ré­gale sur mon vé­lo, je suis bien, je suis moi. Du coup, ce­la se res­sent im­mé­dia­te­ment sur le pre­mier ré­sul­tat. Je gagne mes qua­lifs sans trop de dif­fi­cul­tés et signe le 3e temps scratch, ce qui m’a en­core plus boos­té pour la fi­nale. Di­manche je suis donc 3e à ren­trer en grille sur le gla­cier. A 8 heures du ma­tin, je peux vous dire qu’on ne fai­sait pas du tout les ma­lins en at­ten­dant le dé­part. C’était vrai­ment chaud patate. Glace, ro­chers, glace, ro­chers, glace, ro­chers… Du coup on s’est tous dit avant le dé­part qu’on al­lait la jouer sé­cu­ri­té etc… Bla­bla­bla, sur le vé­lo c'est une autre his­toire. 9 heures, l’hé­li­co ar­rive. La pres­sion est au plus haut, George Ed­wards, l'or­ga­ni­sa­teur, nous fait signe : « deux minutes avant le dé­part… » Puis « une mi­nute… » La mu­sique nous tape dans les oreilles, cette fa­meuse mu­sique propre à la Mé­ga, on y est, je res­pire un grand coup, je cris même, et… Bip ! C’est par­ti, et là, ça de­vient de la sur­vie. On lâche tout, on en­voie, tête dans le gui­don, à fond sur la glace, on ne freine pas dans les caillasses, ça fuse grave et c’est trop bon. Je fais un gla­cier un peu trop sa­ge­ment (j’au­rais dû prendre plus de risques) et je sors entre la 10e et la 15e place. De là, la course a été lan­cée pour moi, j’ai com­men­cé à faire une re­mon­tée en rat­tra­pant des mecs dans le phy­sique, dans le tech­nique, par­tout quoi ! Je bas­cule après l’Alpe, à la 5e po­si­tion, avec un

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