MA­LI­KA MA­LONE, 34 ANS

Vélo Tout Terrain - - LE COIN DES FILLES -

Vé­lo Tout Ter­rain : Pou­vez-vous nous dé­crire votre par­cours ? Ma­li­ka Ma­lone : J'ai dé­cou­vert le VTT en 2003 et ob­te­nu mon BEES ac­ti­vi­tés du cy­clisme en 2004. J'ai en­suite fait quelques sai­sons de com­pé­ti­tions en VTT en­du­ro avec quelques ré­sul­tats et dix sai­sons d'en­sei­gne­ment VTT, sur­tout sur bike-park (Serre-Che­va­lier, Mont­ge­nèvre, 2 Alpes…). Et puis j'ai per­du l'en­vie d'avoir à gé­rer des clients, mais le plai­sir de rou­ler et de traî­ner sur les bike-parks était tou­jours très fort.

VTT : Com­ment êtes-vous ar­ri­vée au mé­tier de bike-pa­trol ?

M.L. : A force de pas­ser mon temps sur les bike-parks, d'ex­ploi­ter les ter­rains, j'ar­ri­vais à sen­tir quand une piste était bien en­tre­te­nue ou non. Je suis ar­ri­vée à Or­cières il y a trois ans, j'y ai fait une sai­son d'en­sei­gne­ment VTT, et puis les choses ont fait que la sta­tion a cher­ché quel­qu'un à ce mo­ment. Il n'y a pas de for­ma­tion obli­ga­toire pour ce mé­tier - en­fin ça ne sau­rait tar­der ! Mais il existe bien un di­plôme - il a suf­fit d'une bonne dose de mo­ti­va­tion et je suis par ailleurs pis­teur-se­cou­riste l'hi­ver, le di­plôme de se­cou­riste est quant à lui in­dis­pen­sable.

VTT : En quoi consiste pré­ci­sé­ment votre rôle de bike-pa­trol ?

M.L. : A Or­cières, la sai­son VTT est ou­verte en juillet et août. Mais l'en­tre­tien com­mence dès le prin­temps. Je passe mes jour­nées avec une équipe de cinq pa­trouilleur­s sur les pistes, avec râ­teau, pelle, pioche… c'est phy­sique ! Et de­puis cette an­née j'ai la charge d'en­tre­te­nir et de créer les pistes avec la pelle mé­ca­nique avec un bi­nôme ! Et c'est pour moi une grosse ré­vé­la­tion et une ex­pé­rience pleine de ri­chesses ! On fait éga­le­ment des se­cours.

VTT : Est-ce que ça a été fa­cile de s'in­té­grer en tant que femme dans ce mé­tier ? M.L. : Ça n'a pas été com­pli­qué, mais je di­rais qu'il faut un sa­cré ca­rac­tère pour évo­luer dans ce monde ab­so­lu­ment mas­cu­lin. Le désa­van­tage, c'est qu'il faut en per­ma­nence être à 110%, don­ner plus, avoir plus d'éner­gie pour mon­trer que tu as le ni­veau. Pour être cré­dible aus­si. Le gars qui m'a em­bau­chée a été scep­tique au dé­part… Il a at­ten­du de voir. Et au bout de trois jours, il a été ra­vi et il ne se sé­pa­re­rait plus de moi au­jourd'hui ! Bon après, être une femme, ça a l'avan­tage que les gens se sou­viennent de toi dans ce mi­lieu mas­cu­lin ! Même des an­nées après !

VTT : Que vous ap­porte votre job ?

M.L. : C'est du pur bon­heur ! J'aime l'idée d'avoir un im­pact sur le ter­rain où l'on roule, où l'on joue ! J'es­père en tout cas pou­voir le faire res­sen­tir aux pra­ti­quants et pra­ti­quantes !

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