EME­LINE PICHOIR, 32 ANS

Vélo Tout Terrain - - LE COIN DES FILLES -

Vé­lo Tout Ter­rain : Com­ment a dé­bu­té votre pra­tique du VTT Eme­line ? Eme­line Pichoir : J'étais as­sez jeune et je vi­vais en Pro­vince : j'ac­com­pa­gnais mon père à vé­lo lors­qu'il fai­sait son jog­ging. Et très vite, les plai­sirs de rou­ler, d'être au vert, au calme, et loin de l'agi­ta­tion ur­baine m'ont por­tée ! Je vis au­jourd'hui dans les Yve­lines : on y trouve des ki­lo­mètres de berges de Seine, mais je me suis las­sée et j'ai alors com­men­cé par faire de pe­tites ran­dos or­ga­ni­sées, de fa­çon au­to­nome, puis je me suis ins­crite dans un club. Je fais du XC toute l'an­née, et en été, de la des­cente, no­tam­ment en Au­vergne.

VTT : Que vous ap­porte le VTT ?

E.P. : C'est un dé­fou­loir ! Je me dé­foule au­tant que je prends plai­sir à contem­pler la na­ture ! La calme des fo­rêts m'apaise, celle fait par­tie de mon équi­libre, et c'est un sport com­plet : jambes, ab­dos, bras : tout tra­vaille ! Et j'adore par-des­sus tout la vi­tesse en des­cente, les bosses, le risque, l'adré­na­line pro­vo­quée par la "peur" de chu­ter et le sen­ti­ment d'ac­com­plis­se­ment qui m'en­va­hit quand je m'en sors !

VTT : Pra­ti­quer un sport dit mas­cu­lin, ça a été un frein pour vous ?

E.P. : On peut dire que ça com­plique la pra­tique… D'abord dans le sens où je n'ai ja­mais pra­ti­qué seule dans des en­droits iso­lés pour des ques­tions de sé­cu­ri­té, c'est pour ça que j'ai es­sayé beau­coup de ran­dos or­ga­ni­sées : je ne me sens pas en sé­cu­ri­té en tant que femme, seule en pleine na­ture. C'est pour cette rai­son que je fais par­tie d'un club… avant, je de­vais har­ce­ler mon en­tou­rage pour m'ac­com­pa­gner, en­tou­rage pas for­cé­ment aus­si mor­du que moi ! En­suite, pra­ti­quer le VTT, c'est être équi­pée, avec du ma­té­riel adé­quat. Je m'ex­plique : j'ai d'abord ache­té un Scott Con­tes­sa, c'est un cadre femme : ça a été dur de m'en sé­pa­rer, la géo­mé­trie était par­faite pour moi ! Mon Ko­na Ta­nu­ki ac­tuel est lui très ma­niable, dy­na­mique, mais c'est un cadre homme. Alors même si j'ai ga­gné en confort, la lon­gueur du cadre n'est pas idéale pour ran­don­ner. Je le res­sens sur des dis­tances de 40 km. Le choix dans les gammes de VTT tout-sus­pen­dus des­ti­nées aux femmes n'est pas as­sez large… C'est dur de pas­ser le cap dans ce sport ma­jo­ri­tai­re­ment mas­cu­lin, mais la mo­ti­va­tion a lar­ge­ment pris le des­sus !

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