faire du vé­lo de route pour avoir la caisse

Il suf­fit de re­gar­der les pages Fa­ce­book de tous les cham­pions fran­çais de VTT XCO pour consta­ter que le vé­lo de route oc­cupe une place im­por­tante dans leur pré­pa­ra­tion. Est-ce à dire que la route est une phase in­dis­pen­sable de la pré­pa­ra­tion phy­sique pou

Vélo Tout Terrain - - CONTENTS - Texte : La ré­dac­tion - Pho­tos : D.R.

Qui n’a ja­mais en­ten­du fu­ser, sur la ligne de dé­part, l’ex­pres­sion « J’ai la caisse ! » ? Cette ex­pres­sion très ima­gée si­gni­fie tout sim­ple­ment être ca­pable de sup­por­ter de grosses sor­ties avec des dé­ni­ve­lés po­si­tifs im­por­tants. Au­tant dire qu’il faut dis­po­ser d’une bonne condi­tion phy­sique. Reste à sa­voir si, pour ac­qué­rir cette condi­tion phy­sique, il est in­dis­pen­sable de pas­ser par l’ac­cu­mu­la­tion de ki­lo­mètres sur un vé­lo de route. Pour Vincent Ter­rier, coach spor­tif (ve­lo­coa­chon­line.com), il est clair que ces deux dis­ci­plines sont com­plé­men­taires car elles per­mettent de tra­vailler des qua­li­tés très dif­fé­rentes. Alors que le VTT met plus l’ac­cent sur le couple de force, la route per­met de bos­ser la vé­lo­ci­té et de dé­ve­lop­per son vo­lume d’en­traî­ne­ment en fai­sant des heures de selle. Pour un en­traî­ne­ment ef­fi­cace, les dé­ve­lop­pe­ments sur la route se­ront donc plus im­por­tants qu’à VTT, non pas pour tra­vailler en force, qua­li­té dé­jà bien dé­ve­lop­pée chez un vé­té­tiste, mais pour amé­lio­rer sa ca­dence de pé­da­lage. Par ailleurs, la route étant moins trau­ma­ti­sante que les sen­tiers, la sor­tie pour­ra être plus longue. Lors­qu’on de­mande à Vincent Ter­rier quel est le type de séance à ef­fec­tuer sur route pour s’amé­lio­rer à VTT, il ré­pond : « La route, c’est pour le fon­cier alors que le tra­vail spé­ci­fique se fait à VTT. Un bon ap­port com­plé­men­taire pour­rait être du tra­vail sur piste car il per­met d’amé­lio­rer la vé­lo­ci­té, l’ex­plo­si­vi­té et la ca­pa­ci­té de ré­pé­ter des ef­forts in­tenses, qua­li­tés très im­por­tantes chez les vé­té­tistes. » Concer­nant la ré­par­ti­tion de ces séances sur route dans l’an­née, elles peuvent s’ef­fec­tuer, se­lon Vincent Ter­rier,

tout au long du ca­len­drier. « Na­tu­rel­le­ment, à l’ap­proche des ob­jec­tifs et en pé­riode de pré­pa­ra­tion spé­ci­fique, il est pré­fé­rable de tra­vailler sur le VTT. Ce­pen­dant, la plu­ri­dis­ci­pli­na­ri­té per­met une pro­gres­sion plus ra­pide et di­mi­nue la mo­no­to­nie de l’en­traî­ne­ment. » N’al­lez pas croire que seuls les vé­té­tistes doivent pas­ser de l’autre cô­té de la Force pour s’amé­lio­rer et avoir la caisse ! Les rou­tiers de­vraient eux aus­si se mettre au VTT pour dé­ve­lop­per plus de couple de force, une qua­li­té qui a son im­por­tance. Ce n’est pas un ha­sard, en ef­fet, si des rou­tiers comme Pe­ter Sa­gan, Ca­del Evans, Jean-Ch­ris­tophe Pé­raud et Alexis Vuiller­moz, tous is­sus du monde du VTT, sont très per­for­mants sur la route !

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