San­té

Vélo Tout Terrain - - Sommaire - Texte : C. Tau­pin - Pho­tos : D.R.

EM­POR­TER UNE TROUSSE DE PRE­MIERS SOINS EST AUS­SI IM­POR­TANT QUE DE SE MUNIR D’UNE RÉ­SERVE D’EAU…

Le VTT est un sport outdoor qui, sans être for­cé­ment ex­trême, pré­sente néan­moins des risques. Lors de ran­don­nées or­ga­ni­sées ou de com­pé­ti­tions, des ser­vices de se­cours sont gé­né­ra­le­ment sur place, prêts à in­ter­ve­nir. Mais lorsque l’on part, seul ou entre amis, il n’y a per­sonne de mo­bi­li­sé pour por­ter se­cours en cas de pro­blème. D’où la né­ces­si­té de se constituer avec soin, une pe­tite trousse de se­cours afin de pou­voir in­ter­ve­nir en cas de bles­sure et at­tendre plus se­rei­ne­ment l’ar­ri­vée des se­cours lorsque leur in­ter­ven­tion s’avère né­ces­saire.

Si pour cer­tains la consti­tu­tion de cette trousse de pre­miers soins ap­pa­raît comme une évi­dence, de trop nom­breux ran­don­neurs partent en­core sans em­por­ter de quoi as­su­rer les pre­miers se­cours, la peur de se char­ger in­uti­le­ment ou de se por­ter la poisse ! Pour­tant, au même titre que l’eau, ce­la de­vrait faire par­tie des in­dis­pen­sables. Dans les faits, une trousse de pre­miers soins n’a pas be­soin d’être énorme. Elle doit avant tout être simple à uti­li­ser afin que chaque per­sonne du groupe puisse s’en ser­vir en cas de be­soin. En ef­fet, en cas d’ur­gence, on n’a pas de temps à perdre en li­sant le mode d’em­ploi de chaque élé­ment pré­sent. Par ailleurs, elle doit s’adap­ter au type de sor­tie pré­vue : pour une sor­tie de quelques heures sur des sen­tiers peu tech­niques, une trousse mi­ni­ma­liste suf­fit. En re­vanche, pour des tra­jets plus tech­niques voire des ran­don­nées de plu­sieurs jours, on em­por­te­ra un kit plus étof­fé afin de ré­pondre à un maxi­mum de maux. Par ailleurs, lors­qu’on part en so­li­taire, il est im­por­tant de lais­ser sa trousse de se­cours en évi­dence afin, qu’en cas de pé­pin, les per­sonnes qui vous viennent en aide puissent y avoir ac­cès fa­ci­le­ment. Cette der­nière se­ra évi­dem­ment ran­gée dans un com­par­ti­ment étanche pour res­ter uti­li­sable en toutes cir­cons­tances. Une fois consti­tuée, la trousse de pre­miers soins doit être vé­ri­fiée ré­gu­liè­re­ment afin de rem­pla­cer les élé­ments qui ont pu être uti­li­sés et de vé­ri­fier la date de pé­remp­tion des pro­duits. En­fin, il faut s’as­su­rer que tous les pro­duits conte­nus sont d’uti­li­sa­tion cou­rante sans risque d’al­ler­gie.

La trousse de se­cours idéale

Concer­nant le conte­nu, une trousse de se­cours de base doit se com­po­ser au mi­ni­mum de plu­sieurs com­presses, de dés­in­fec­tant, de pan­se­ments de dif­fé­rentes tailles, d’une bande, de Spa­ra­drap, d’une paire de gants, de ci­seaux et d’une cou­ver­ture de sur­vie. Ce ma­té­riel per­met de soi­gner la plu­part des pe­tits bo­bos oc­ca­sion­nés en cas de chute ou de pas­sage à proxi­mi­té de plantes ur­ti­cantes ou épi­neuses. Si vous par­tez plus long­temps, il est pos­sible de com­plé­ter la trousse de se­cours avec une pince à épi­ler, pour ôter une écharde par exemple, de sé­rum phy­sio­lo­gique pour en­le­ver les pous­sières dans les yeux, une crème contre les contu­sions ou une bombe de froid, du spray an­ti­mous­tique (en fonc­tion des ré­gions) et de la crème so­laire. On peut éga­le­ment y ad­joindre du gel hy­dro­al­coo­lique, très utile pour se net­toyer les mains avant toute in­ter­ven­tion ain­si qu’un pa­quet de mou­choirs et un as­pi­ve­nin. Avec ce ma­té­riel sup­plé­men­taire, le poids du sac s’ac­croît lé­gè­re­ment, mais ce­la as­sure un confort ap­pré­ciable lors d’un wee­kend à VTT. En­fin, pour ceux qui partent pour plu­sieurs se­maines de VTT, on com­plè­te­ra en­core le ma­té­riel de se­cours avec des an­ti-in­flam­ma­toires, éven­tuel­le­ment des an­ti-vo­mis­se­ments (en fonc­tion des pays tra­ver­sés) et des pas­tilles de dés­in­fec­tion d’eau.

De quoi contac­ter les se­cours

Ain­si équi­pé, il est pos­sible de ve­nir à bout de nom­breux pe­tits bo­bos. Mais par­fois, ce­la ne suf­fit pas si la plaie s’avère pro­fonde, s’il y a perte de connais­sance ou en cas de frac­ture. Il est donc im­por­tant de com­plé­ter son kit de se­cours d’un moyen pra­tique de contac­ter les se­cours. Au­jourd’hui, en règle gé­né­rale, on part tous avec son té­lé­phone por­table. En­core fau­til avoir les nu­mé­ros de té­lé­phone qui conviennen­t : pom­piers (18) ou Sa­mu (15). Pour ga­gner en ef­fi­ca­ci­té, l’idéal est de les en­re­gis­trer ! Mais at­ten­tion, les té­lé­phones por­tables ser­vant ré­gu­liè­re­ment de GPS, leur bat­te­rie peuvent se dé­char­ger ra­pi­de­ment. Aus­si, on pen­se­ra à em­por­ter un char­geur por­ta­tif his­toire de ne pas se re­trou­ver en rade en cas d’ur­gence. En­fin, il peut tou­jours être utile d’em­por­ter un sif­flet. Ce­la per­met de si­gna­ler sa po­si­tion aux se­cours lors­qu’on est per­du !

LE CONTE­NU DE LA TROUSSE DE SE­COURS DOIT ÊTRE VÉRIFIÉ RÉ­GU­LIÈ­RE­MENT POUR REM­PLA­CER LES PRO­DUITS MANQUANTS OU PÉRIMÉS…

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