Com­pé­ti­tion : l’Epic En­du­ro

Vélo Tout Terrain - - Sommaire -

L'édi­tion 2018 n'a pas fait dé­faut en ma­tière de dif­fi­cul­tés, mé­ri­tant son sur­nom de course en­du­ro la plus dif­fi­cile du monde : 116 km avec 11 spé­ciales et 4800 m de dé­ni­ve­lé po­si­tif. C'était aus­si la pre­mière édi­tion or­ga­ni­sée seule sous l'égide du Vé­lo Ca­roux Haut-Lan­gue­doc qui jus­qu'à pré­sent co­or­ga­ni­sait l'évé­ne­ment avec Wild­track. Texte : Ch­ris­tophe Vé­ri­té / Pho­tos : DR. Pour ce cin­quième opus, la course chan­geait donc de main mais a conser­vé tout son po­ten­tiel tech­nique. A Olargues (34), sur les pentes des mon­tagnes du Ca­roux, le ren­dez-vous était fixé au 8 avril pour une jour­née digne des ti­tans. Un pro­gramme qui a dé­bu­té à la fraîche, vers 4h30 du ma­tin le di­manche. Ça pi­quait les yeux de cer­tains ! Ce­la dit, peut-être avaient-ils abu­sé du salon en place de­puis la veille pour dé­gus­ter quelques spé­cia­li­tés lo­cales, en so­lide comme en li­quide ? L'his­toire ne le dit pas ! Quoi qu'il en soit, le dé­part en noc­turne est un in­con­tour­nable de l'épreuve et tous les pi­lotes savent à quoi s'en te­nir. Pas ré­chauf­fés, mais cou­verts et sur­tout bien équi­pés ques­tion lu­mières, tous sont par­tis le coeur vaillant pour at­ta­quer la pre­mière liai­son afin d'al­ler cher­cher la SP1. Une fois les fu­mi­gènes et la mu­sique, digne d'une soi­rée dis­co, pas­sés, les 700 et quelques ins­crits toutes ca­té­go­ries confon­dues se sont élan­cés pour une jour­née qui al­lait du­rer plus de onze heures... voire plus pour cer­tains. Des spé­ciales, cette an­née en­core ou­vertes aux VTTAE (avec un clas­se­ment à part) qui ne se sont pas pri­vés de prendre un peu d'avance, no­tam­ment en liai­son. Ça a dû râ­ler sec dans les che­mins ! Bref, au me­nu, des spé­ciales de­ve­nues des clas­siques, comme la Mienne ou le Bar­dou que les pi­lotes ont d'ailleurs fi­ni sous une pe­tite pluie fine. Heu­reu­se­ment que le ter­rain était re­la­ti­ve­ment sec au dé­part, si­non ce­la au­rait pu fi­nir en bou­che­rie. La for­mule était tou­jours

la même, à sa­voir trois boucles à ter­mi­ner pour ga­gner res­pec­ti­ve­ment le bronze, l'ar­gent ou l'or, convoi­tise su­prême. Mais le tout n'était pas de tout rou­ler, en­core fal­lait-il pas­ser les portes ho­raires en temps et en heure sous peine de se voir re­di­ri­ger vers le pad­dock à Olargues. Comme chaque an­née, cer­tains ont lou­pé de peu ces fu­nestes portes, mais, en toute ob­jec­ti­vi­té et pour avoir rou­lé quelques spé­ciales dans le coin, si vous ar­ri­vez trop juste à une porte ho­raire, c'est que vous n'êtes dé­jà plus en ca­pa­ci­té phy­sique d'al­ler cher­cher la sui­vante. Nouveauté pour cette an­née, la pos­si­bi­li­té de rou­ler en équipe de trois pi­lotes, cha­cun fai­sant une seule boucle, avec les même contrainte­s ho­raires que les so­los. Une bonne idée pour dé­cou­vrir l'épreuve sans se mettre mi­nable pour au­tant !

Cô­té course

Sur le lot d'ins­crits, bon nombre d'ama­teurs, mais éga­le­ment des pi­lotes pro qui viennent se dé­gour­dir les mol­lets pour ou­vrir la sai­son : Pa­trick Lü­thi, Alexis Che­ve­nier ou en­core Flo­rian Go­lay en VTTAE dé­sor­mais, pour ne ci­ter qu'eux. Le dé­part s'est fait en plu­sieurs vagues, his­toire d'écré­mer un peu le flot des fu­rieux pres­sés d'en dé­coudre ! Mais dès les pre­miers temps ré­cu­pé­rés, les marches du po­dium semblent ré­ser­vées à Lü­thi et/ou Che­ne­vier qui vont se dé­par­ta­ger sur la fin de la boucle 2. Il est dé­jà 18h pas­sées, mais tout peut en­core se jouer. Et, ef­fec­ti­ve­ment, lorsque l'on re­garde les temps du clas­se­ment fi­nal, 31 se­condes sé­parent seule­ment le pre­mier du se­cond et 19 se­condes le troi­sième du se­cond. Ser­ré ? Grave ! Bref, si tous sont par­tis sous un ciel peu ave­nant mais clé­ment, la pluie s'est in­vi­tée en mi­lieu de par­cours, ren­dant les pierres du Lan­gue­doc un chouilla glis­santes. A ce pe­tit jeu pour­tant, c'est bien Pa­trick Lü­thi qui s'en sort ga­gnant en rem­por­tant cette édi­tion 2018, de­vant Alexis Che­ne­vier et Hu­go Pi­geon. En VTTAE, belle vic­toire de Flo­rian Go­lay de­vant Ken­ny Mul­ler et Da­vid Ri­mail­ho. Chez les dames, moins nom­breuses, c'est Lau­ra Charles qui s'im­pose en pre­nant au pas­sage la 62e place au scratch, de­vant Na­dine Sa­pin, pour­tant plu­sieurs fois vain­queur de l'épreuve, no­tam­ment l'an pas­sé. Troi­sième, Kris­ten Ach­ten. Et comme cette an­née s'ou­vrait la ca­té­go­rie en équipe de trois, c'est l'équipe les Eva­dés (Fran­çois Bailly-Maïtre / Tho­mas La­pey­rie / Da­mien Oton) qui l'a em­por­té de­vant Cham­rousse Contre-At­taque (Fran­co­glio / Dau­mas / Be­noit) et Ro­cky Sports Alpe d'Huez (Ar­naud/ Mu­ri­gneux / Thie­baut).

Une belle édi­tion, qui a lais­sé en­core des traces dans les corps des pi­lotes fi­ni­shers car il fal­lait un bon men­tal et de bons mol­lets pour al­ler au bout de ces 116km. Bronze, ar­gent ou or, fi­na­le­ment, l'es­sen­tiel est bien de par­ti­ci­per et rien que le fait de prendre le dé­part d'une telle épreuve est en soi une sa­crée preuve de « gros coeur » ! Un ren­dez-vous à re­trou­ver l'an­née pro­chaine, avec sû­re­ment d'autres nou­veau­tés pour (re)voir le Ca­roux sous un autre angle !

Pas dans le rythme ? Pas de sou­cis, les vu­vu­ze­las ont as­su­ré !

Nouveauté 2018 avec la course par équipes dont voi­ci le po­dium (de gauche à droite) : Ro­cky Sports Alpe d'Huez (troi­sièmes), les Eva­dés (pre­miers) et Cham­rousse Contre-At­taque (deuxièmes).

La pre­mière spé­cia­lese fai­ten noc­turne età­la fron­tale:un grand clas­sique del'Epic!

En mi­lieu de course, la pluie s'est in­vi­tée, ren­dant le ter­rain très glis­sant. Le pu­blic ne s'y est pas trom­pé en al­lant sur les plus beaux pas­sages tech­niques.

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