San­té : la phy­sio­thé­ra­pie

Que l’on soit pro ou ama­teur, l’en­chaî­ne­ment des sor­ties, d’en­traî­ne­ment, de ran­don­nées ou de com­pé­ti­tions fa­tigue l’or­ga­nisme. La phy­sio­thé­ra­pie peut vous ai­der à re­trou­ver toutes vos ca­pa­ci­tés phy­sique.

Vélo Tout Terrain - - SOMMAIRE - Texte : C. Tau­pin - Pho­tos : D.R.

Pour res­ter au maxi­mum de ses pos­si­bi­li­tés sur du long terme, il est es­sen­tiel de ne ja­mais né­gli­ger les phases de ré­cu­pé­ra­tion. Ce­la passe par du re­pos avec une bonne qualité de som­meil, mais aus­si une bonne ali­men­ta­tion et hy­dra­ta­tion. Néan­moins, mal­gré tout le soin que l’on ap­porte à ces phases, il ar­rive par­fois que le corps donne des signes de fai­blesse avec des mi­cro-bles­sures qui peinent à gué­rir. En plus d’une hy­giène de vie in­dis­pen­sable, il a be­soin d’un coup de main pour ré­cu­pé­rer plei­ne­ment, se ré­équi­li­brer avant de re­par­tir vers d’autres aven­tures ou tout sim­ple­ment fi­nir la sai­son dans de bonnes condi­tions. Il est alors pos­sible d’avoir re­cours à la phy­sio­thé­ra­pie. Cette mé­thode na­tu­relle, gé­né­ra­le­ment pra­ti­quée par les ki­né­si­thé­ra­peutes ou des os­téo­pathes, a pour ob­jec­tif d’ai­der le spor­tif à re­trou­ver le maxi­mum de ses ca­pa­ci­tés phy­siques. Elle aide à trai­ter de nom­breux maux tels que le mal de dos, les en­torses ain­si que la plu­part des per­tur­ba­tions mus­cu­lo-sque­let­tiques, liées par­fois à de mau­vaises po­si­tions sur le vé­lo, sans ou­blier le sys­tème res­pi­ra­toire. En un mot, la phy­sio­thé­ra­pie vise à fa­vo­ri­ser la mo­bi­li­té et la san­té des spor­tifs et des in­di­vi­dus dans leur glo­ba­li­té.

La phy­sio­thé­ra­pie pour ré­cu­pé­rer, sou­la­ger et pro­gres­ser

Sur le plan pra­tique, la phy­sio­thé­ra­pie est une tech­nique de soin na­tu­relle, sans mé­di­ca­ment. Le phy­sio­thé­ra­peute agit gé­né­ra­le­ment sur pres­crip­tion d’un mé­de­cin qui pose le diag­nos­tic. Par la suite, c’est au phy­sio­thé­ra­peute d’agir en ayant re­cours aux dif­fé­rents moyens en sa pos­ses­sion. Pour ef­fec­tuer les soins, il peut avoir re­cours à la thé­ra­pie ma­nuelle, par le biais de la ma­ni­pu­la­tion et du mas­sage, mais aus­si à la ther­mo­thé­ra­pie (chaud) et à la cryo­thé­ra­pie (froid) sans ou­blier l’hy­dro­thé­ra­pie, l’élec­tro­thé­ra­pie voire même l’uti­li­sa­tion de rayons

ul­tra­vio­lets. Au­tant dire que les moyens dont il dis­pose sont va­riés et peuvent être ap­pli­qués de fa­çon très pré­cise. Toutes ces mé­thodes ont un ob­jec­tif : fa­ci­li­ter la ré­cu­pé­ra­tion. Au sein d’une équipe pro­fes­sion­nelle, un gros tra­vail est ef­fec­tué au ni­veau des jambes. Mais la phy­sio­thé­ra­pie n’a pas qu’un ef­fet cu­ra­tif. Elle peut éga­le­ment être uti­li­sée afin d’amé­lio­rer les per­for­mances spor­tives. « Notre rôle est de per­mettre à tous les pi­lotes du team, d’être à 100% de leurs pos­si­bi­li­tés phy­siques le jour de la course » pré­cise Marie Ja­cket, os­téo­pathe au sein du team KMC Ekoi Or­bea et qui col­la­bore au quo­ti­dien avec Ma­non Gré­gis, phy­sio­thé­ra­peute… Les ré­sul­tats s’ob­tiennent sur le long terme et à condi­tion que le pi­lote (ou le pa­tient) soit réel­le­ment par­tie pre­nante dans ce trai­te­ment. « On ne peut pas re­don­ner tout son po­ten­tiel phy­sique à un pi­lote en une se­maine. C’est un tra­vail sur toute la sai­son, voire même sur l’an­née » pré­cise Marie Ja­cket.

Pour ai­der le spor­tif à amé­lio­rer ses per­for­mances tout en se pré­ser­vant au maxi­mum des bles­sures, le phy­sio­thé­ra­peute peut lui don­ner des exer­cices à faire en vue de dé­ve­lop­per sa sou­plesse. En ef­fet, en re­don­nant de l’élas­ti­ci­té au muscle on est moins li­mi­té dans ses mou­ve­ments et la fibre a moins ten­dance à se dé­chi­rer. No­tons en­fin que le phy­sio­thé­ra­peute, en tra­vaillant de concert avec les en­traî­neurs, peut dé­ter­mi­ner un pro­gramme d’en­traî­ne­ment spé­ci­fique en fonc­tion des an­té­cé­dents de bles­sures du pi­lote, afin d’évi­ter des ré­ci­dives. Ce­la est es­sen­tiel pour un spor­tif qui sou­haite per­for­mer ! Ce n’est pas un ha­sard si les grandes équipes spor­tives ont toutes un phy­sio­thé­ra­peutes au sein de leur staff mé­di­cal. Pour fi­nir, il est im­por­tant de rap­pe­ler que la phy­sio­thé­ra­pie n’est pas ré­ser­vée aux seuls spor­tifs. Elle est éga­le­ment re­com­man­dée dans les trai­te­ment de l’ar­throse, l’ar­thrite ain­si que pour les pro­blèmes de her­nie dis­cale.

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