LE CANIVTT

UNE DIS­CI­PLINE À PART EN­TIÈRE

Vélo Tout Terrain - - ÉVÉNEMENT L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Fa­ce­book : team­ca­ni­ri­der / mail : team.ca­ni­ri­[email protected]

du 17 au 20 oc­tobre

En oc­tobre, du 17 au 20, au­ra lieu le cham­pion­nat d’Eu­rope de Canivtt. A cette oc­ca­sion, nous fai­sons le point sur cette dis­ci­pline née, à l’ori­gine, pour en­traî­ner les chiens de traî­neau hors sai­son et qui im­plique une réelle com­pli­ci­té entre le chien et son maître. Au­jourd’hui, le canivtt offre une bonne al­ter­na­tive aux maîtres spor­tifs qui sou­haitent sor­tir leur chien autrement afin de les ai­der à se dé­pen­ser plus. Pour en ap­prendre plus sur cette dis­ci­pline, qui se pra­tique en loi­sir ou en com­pé­ti­tion, nous avons con­tac­té Phi­lippe Bla­ry, pré­sident de la team­ca­ni­ri­der, créée en 2018 dans la ré­gion d’Ar­ras.

Pou­vez-vous pré­sen­ter votre club ?

Phi­lippe Bla­ry :

La team­ca­ni­ri­der a vu le jour il y a un peu plus d’un an sur la ré­gion d’Ar­ras. Nous sommes af­fi­liés à la FSLC (Fé­dé­ra­tion des Sports et Loi­sirs Ca­nins), fé­dé­ra­tion qui re­groupe plus de 90 clubs en France avec plus de 2000 adhé­rents !

Qu’est-ce que le canivtt ?

P.B. :

Le canivtt, ap­pe­lé aus­si bi­ke­joe­ring, c’est un chien et un vé­té­tiste unis dans un même ef­fort sur un par­cours de 5 à 7 km. C’est un sport exi­geant pour le chien qui doit tou­jours être de­vant. Pour lui, la com­pé­ti­tion n’est au­to­ri­sée qu’à par­tir de 18 mois, une fois sa crois­sance ter­mi­née. On peut pra­ti­quer le canivtt de plu­sieurs fa­çons : en ba­lade, ou plus spor­ti­ve­ment, en par­ti­ci­pant à des com­pé­ti­tions (une ving­taine par an, rien que dans les Hauts-de-France). Les vi­tesses sont im­por­tantes, avec des moyennes qui at­teignent ré­gu­liè­re­ment les 30 km/h, et des pointes à 50 km/h pour les meilleurs. Au­tant dire qu’avant d’en ar­ri­ver là, il faut des heures d’en­traî­ne­ment !

Quel type de ma­té­riel est uti­li­sé pour le canivtt ?

P.B. :

Pour le chien, il faut un har­nais adap­té à sa mor­pho­lo­gie. On en trouve main­te­nant dans des en­seignes spé­cia­li­sées sport ain­si que dans cer­taines ani­ma­le­ries, sans ou­blier In­ter­net. Il faut éga­le­ment une longe élas­tique pour re­lier le chien au vé­lo. Pour le vé­té­tiste, gants et casque obli­ga­toire. Concer­nant le type de VTT, ce­la n’a pas trop d’im­por­tance pour dé­bu­ter : un 26” se­mi-ri­gide fe­ra l’af­faire dans un pre­mier temps. Néan­moins, pour ceux qui sou­haitent al­ler plus loin dans la pra­tique, un 27.5 (un 29 pouces lé­ger) de­vien­dra né­ces­saire pour es­pé­rer amé­lio­rer ses per­for­mances. Per­son­nel­le­ment, je roule sur un 27.5 car­bone de 10,5 kg et j’en suis plei­ne­ment sa­tis­fait. Pro­chai­ne­ment, je vais tes­ter un nou­veau vé­lo avec une taille de roue avant/ar­rière dif­fé­ren­ciée, à la ma­nière du vé­lo de Mar­tin Maes sur sa der­nière épreuve en­du­ro !

Quelle est la re­la­tion entre le chien et le ca­ni­vé­té­tiste ?

P.B. :

Cette dis­ci­pline de­mande d’ac­qué­rir une forte com­pli­ci­té avec son chien. Celle-ci se construit tous les jours. C’est le dé­ve­lop­pe­ment de cette com­pli­ci­té qui va per­mettre à l’homme et au chien de for­mer une vé­ri­table équipe comme le mu­sher et ses chiens de trai­neau ! Au quo­ti­dien, le chien fait par­tie in­té­grante de la fa­mille.

Des ob­jec­tifs spor­tifs pour votre club ?

P.B. :

En ligne de mire, les cham­pion­nats d’Eu­rope ICF (In­ter­na­tio­nal Ca­ni­cross Fé­dé­ra­tion) qui au­ront lieu du 17 au 20 oc­tobre en Bel­gique. Pour la 3e an­née consé­cu­tive, nous avons la chance d’avoir une ca­ni­vé­té­tiste, Mé­lo­die Bo­ro­wicz, qui fait par­tie de la sé­lec­tion fran­çaise. Puis le 24 no­vembre, nous co­or­ga­ni­sons notre pre­mier ca­ni­cross/canivtt à Bul­ly les Mines (Pas-de-Ca­lais).

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