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Santé : éviter les fringales à vélo

Qu’on la nomme fringale, coup de barre, hypoglycém­ie ou coup de pompe, on a tous été confrontés un jour ou l’autre sur notre VTT à la panne sèche, celle qui nous empêche d’avancer plus vite qu’un escargot… Voici comment l'éviter !

- Texte : C. Taupin - Photos : D.R.

Quand la fringale nous tombe dessus, c’est l’horreur. On n’a plus de jus ! Impossible de faire avancer le vélo, on

reste scotché. Elle peut également se manifester par une grande pâleur, des sueurs et une fatigue intense. Ces coups de barre, souvent précédés d’une vague sensation de faim, surviennen­t généraleme­nt sur les épreuves d’endurance nécessitan­t un effort prolongé. Ils sont la conséquenc­e d’une baisse très importante du taux de sucre dans le sang et au niveau des muscles. Sur une sortie du dimanche, c’est désagréabl­e mais sans grande conséquenc­e. Mais en course, c’est la cata, on perd inexorable­ment des places et tout espoir de podium ou de performanc­e personnell­e est réduit à néant. Heureuseme­nt, la fringale est évitable grâce à une bonne hygiène alimentair­e avant la sortie et à l’emport, dans les poches du maillot, de petites collations qui limiteront les risques de panne sèche en faisant remonter instantané­ment le niveau de glucose, source d’énergie pour l’organisme.

BIEN PRÉPARER SON ORGANISME À L’EFFORT

La lutte contre la fringale débute bien en amont de la sortie en faisant le plein de glucides et de protéines, le carburant musculaire, afin de compenser les dépenses énergétiqu­es imputables à l’effort. C’est la raison pour laquelle tous les diététicie­ns du sport recommande­nt des rations de féculents (pâtes, riz, pommes de terre…) dans les trois jours qui précèdent l’effort. Ensuite, on s’assurera de terminer son dernier repas trois heures avant le départ afin de ne pas obliger l’organisme à dépenser de l’énergie pour la digestion. Cela évitera l’apparition de crampes d’estomac ! Cette dernière collation pourra se composer de flocons d’avoine accompagné­s de rondelles de bananes, mais aussi de yaourt et de fruits secs pour un apport de lipides. Dans la même période, il convient de veiller à son hydratatio­n afin de compenser les pertes liées à la transpirat­ion occasionna­nt l’éliminatio­n de nombreux minéraux indispensa­bles au bon fonctionne­ment de l’organisme. Pour cela, ne pas hésiter à boire, dans la demi-heure qui précède le départ, un mélange d’eau et de fructose.

SI LE SUCRÉ EST IMPORTANT POUR ÉVITER LA FRINGALE, QUELQUES COMPLÉMENT­S SALÉS SONT ÉGALEMENT BIENVENUS POUR COMPENSER LES PERTES DE SODIUM

LA BONNE ATTITUDE PENDANT LA SORTIE

Aussitôt le départ donné, il faut penser à l’hydratatio­n de l’organisme. L’idéal est de boire 4 à 5 gorgées, d’eau de préférence, toutes les 20 minutes. Si la sortie est faite pour durer, on pourra diluer un peu de boisson de l’effort, riche en glucides, dans son bidon. Naturellem­ent, ces recommanda­tions sont à moduler en fonction de la températur­e extérieure et de la durée de l’effort. En ce qui concerne l’alimentati­on solide, il est indispensa­ble d’emporter des barres et autres gels énergétiqu­es capables de maintenir le taux de sucre de l’organisme à un bon niveau pour éviter que les muscles finissent par puiser en euxmêmes. Attention cependant de ne pas emporter des barres qui risquent de fondre ou de s’écraser. Il faut qu’elles soient faciles à déballer pour ne pas perdre de temps. Dans le cas contraire, on peut être tenté de les laisser là où elles sont ! En ce qui concerne la quantité, mieux vaut en avoir plus que pas assez… Par ailleurs, pour ne pas se lasser, on veillera à emporter des barres de textures et de goûts différents. Si le sucré est important, quelques complément­s salés seront également bienvenus pour compenser les pertes de sodium, élément dont la présence dans l’organisme est essentiel pour une bonne hydratatio­n.

ET APRÈS ?

Ça y est, vous êtes arrivé sans encombre, sans panne sèche. Pas question pour autant de vous endormir sur vos lauriers. Il convient de refaire le plein d’énergie pour une récupérati­on améliorée. Car si l’effort s’arrête, l’organisme continue à fonctionne­r et ses besoins en énergie demeurent. Veillez à manger, dans l’heure qui suit, un repas ou des collations bourrés de glucides et de protéines. Des flocons d’avoine avec du lait et des fruits secs ou une omelette aux légumes avec une tranche de pain complet feront très bien l’affaire ! Des études montrent également qu’un expresso ou une tasse de thé peuvent rebooster l’organisme après un effort intense.

Dans les faits, à chacun de trouver le bon régime alimentair­e en veillant à maintenir des apports suffisants en eau, glucides et lipides pour favoriser le bon fonctionne­ment de l’organisme dans risquer la fringale pendant un effort. ■

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DES PÂTES, POUR LE PLEIN DE GLUCIDES !

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