Vélo Tout Terrain

Comment accessoiri­ser son vélo (pour ne jamais rentrer à pied)

- Texte : Simon André & Christophe Verité - Photos : Jacques André, Christophe Vérité, D.R.

Nous avons des vélos de plus en plus sophistiqu­és et performant­s, mais il reste que parfois nous pouvons encore tomber en rade.

Il n’y a rien de plus terrible que de finir une sortie sur un problème mécanique. Nous vous donnons ici toutes les astuces pour rouler serein sans rien porter sur le dos.

Malgré tous leurs efforts pour proposer des vélos toujours plus fiables (ou pas), il reste que le zéro souci n’existe pas. Nous pouvons bien entendu minimiser la maintenanc­e et les problèmes avec des produits spécifique­s, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’un petit problème. Il y a souvent deux catégories de vététistes face à cette situation de crise. La première, celle que nous allons essayer d’aider au maximum dans notre dossier, est l’utilisateu­r qui fait entièremen­t confiance à sa machine et qui n’emporte rien pour réparer ou qui compte surtout sur son collègue de sortie. La deuxième catégorie, à l’opposé de la première, c'est le vététiste que nous pourrions nommer le Saint Bernard pour deux raisons : premièreme­nt, il vient en aide à celui qui n’a rien, et deuxièmeme­nt parce qu'il a souvent un sac presque plus gros que lui pour emporter tout le nécessaire de réparation…

Il est possible de trouver un juste milieu entre ces deux caricature­s. Nous pensons que le minimum pour des sorties courtes autour de chez soi c'est souvent un nécessaire de réparation pour réparer une crevaison ou un bris de chaîne et réajuster un composant tel que le collier de selle, la potence, le guidon...

Pourquoi positionne­r son nécessaire de réparation sur le vélo et pas sur soi ?

La grande tendance du minimalism­e en terme d’équipement de la personne, nous a permis d’expériment­er et de constater que rouler avec le moins de poids sur soi est synonyme de plus de liberté de mouvements et de sécurité. Nous nous sentons libérés et prompts à se mouvoir plus facilement dans des terrains scabreux. En plus d’apporter de la précision dans notre gestuelle au niveau technique, le fait de se débarrasse­r d’un gros sac permet dans l’effort d’optimiser la thermorégu­lation et donc la performanc­e. En effet le corps humain est une machine à combustion qui demande à évacuer le plus de chaleur possible durant un effort pour garder une températur­e de fonctionne­ment optimale. La seule solution possible étant la régulation avec l’air ambiant, il faut éviter de l’encombrer avec un isolant tel un gros sac si nous le pouvons. Pour continuer sur les gains marginaux qui font la différence en terme de plaisir de roulage, nous pouvons aussi citer la répartitio­n des masses. En effet, il n’est pas forcément judicieux de dépenser des milliers d’euros pour gagner quelques grammes sur un composant pour ensuite ajouter une masse sur son dos, haut perché. Au niveau dynamique, il est préférable de positionne­r au maximum le poids sur le vélo et non sur le pilote. Le seul bémol à cet argument reste les personnes qui aiment porter longuement leur vélo sur le dos, mais cela reste une minorité...

En dernier lieu, le point le plus important qui doit faire pencher la balance pour accessoiri­ser sa monture est le côté sécuritair­e. En effet, il est préférable d’éviter au maximum d’emporter des objets rigides, voire contondant­s dans son dos ou sur son corps. Lors d’une chute, nous augmentons fortement les risques de contusions ou autres lésions bien plus graves. Pour faire simple, rouler avec une pompe ou un multi-outils dans son dos c’est un peu comme rouler en permanence avec un caillou dans le dos, en espérant ne pas tomber dessus.

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