BRU­NO SA­LO­MONE

Vie Pratique Féminin - - LA UNE - Par Alexis Che­nu

De­puis six ans, Bru­no Sa­lo­mone, 43 ans, in­carne avec bon­heur De­nis Bou­ley dans la sé­rie à suc­cès « Fais pas ci, fais pas ça ». Ren­dez-vous le mer­cre­di à 20 h 40 sur France 2 pour dé­cou­vrir les nou­veaux épi­sodes…

Le suc­cès de cette sé­rie a-t-il chan­gé votre vie ?

Non, mais comme les pro­fes­sion­nels l’aiment, ils portent un re­gard bien­veillant sur nous.

Jouer un père de fa­mille est vrai­ment un rôle de com­po­si­tion…

Je n’ai pas d’en­fant mais j’ai un chien ! (rire). J’ai beau­coup tra­vaillé avec les en­fants. Je connais très bien leur uni­vers et j’ai un bon contact avec eux. Moi-même, je suis res­té un en­fant dans l’âme.

En voyant gran­dir les en­fants dans la sé­rie, êtes-vous de­ve­nu un père de co­mé­die ?

Oui, c’est un peu ça. Je me de­mande quelle est la per­cep­tion qu’ils ont de moi. Avec le temps, il y a for­cé­ment entre nous un rap­port un peu pa­ter­nel, mais j’ai le sentiment qu’ils me consi­dèrent aus­si comme un pote avec, mal­gré tout, un cer­tain res­pect.

Avez-vous en­vie de de­ve­nir père ?

Oui, bien sûr. Même si j’ima­gine que c’est beau­coup de sou­cis. Ac­tuel­le­ment, je vis plu­tôt l’ins­tant.

Vous don­nez l’im­pres­sion d’une cer­taine dis­tance par rap­port aux évé­ne­ments ?

J’es­saie d’op­ti­mi­ser et d’être construc­tif.

Pour vous, à chaque jour suf­fit sa peine…

(rire) Je ne vois pas la vie comme une peine, pour moi chaque jour est une re­nais­sance. Le ma­tin, lorsque je me ré­veille j’ai l’im­pres­sion de ve­nir au monde et de tout re­com­men­cer à zé­ro. Comme le chan­tait un co­pain : « Tout reste à faire tout le temps ».

Avez-vous trou­vé ce que vous cher­chiez dans ce mé­tier ?

Non et j’es­père bien cher­cher jus­qu’à la fin de ma vie. Je dis sou­vent qu’on sait qui on est au mo­ment de mou­rir. C’est bête parce que c’est la fin du film (rire). Mais on ne peut par­ler du film que si on l’a vu jus­qu’au bout. Même si le dé­but n’est pas ter­rible, par­tir au mi­lieu de la pro­jec­tion peut nous faire ra­ter une suite qui ré­serve peut-être une belle sur­prise.

Avez-vous un sou­hait pro­fes­sion­nel ?

J’ai­me­rais jouer en Ita­lie dans un film ita­lien. J’ignore pour­quoi. Peut-être est-ce une ré­mi­nis­cence de mes loin­taines ra­cines si­ci­liennes. Je suis at­ti­ré par ce pays. Ins­tinc­ti­ve­ment, je me sens proche de ses ha­bi­tants.

Vous jouez ac­tuel­le­ment au théâtre. La scène vous man­quait-elle ?

Oui. Jouer de­vant une ca­mé­ra ne pro­cure pas la même sen­sa­tion. C’est un peu comme le su­cré et le sa­lé. On aime les deux sa­veurs mais elles sont dif­fé­rentes.

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