Sexo Mais que disent vrai­ment nos rêves éro­tiques ?

Vie Pratique Féminin - - SOMMAIRE - Par Caroline Pa­creau

Si on ne se sou­vient pas tou­jours de ses rêves, il y en a d’autres qu’on a du mal à oublier, et en­core plus à s’expliquer. Ma­reme Bo­zel­ha, psy­cho­logue, dé­crypte ces mes­sages ca­chés.

Se­lon un son­dage In­see, 70 % des femmes avouent faire des rêves éro­tiques, et c’est tant mieux ! Ils sont la preuve que l’ima­gi­na­tion tourne bien (il en faut un max pour éta­blir de tels scé­na­rios…) et que la nuit per­met de se dé­faire des ten­sions et du stress ac­cu­mu­lés pen­dant la jour­née (ce n’est pas nous qui le di­sons, c’est Freud !). « Les rê­ve­ries éro­tiques puisent leur conte­nu dans le quo­ti­dien de cha­cun et sont l’ex­pres­sion même des dé­si­rs re­fou­lés ou des blo­cages. Ils peuvent même per­mettre de les li­bé­rer. » En ef­fet, on ne rêve pas de ce que l’on vit sur le plan éro­tique et in­time, mais bien de ce que l’on ai­me­rait vivre et qui pousse à fan­tas­mer. « Ils agissent en fait comme ré­gu­la­teurs et sont in­dis­pen­sables à l’équi­libre af­fec­tif et psy­cho­lo­gique de cha­cun, dès la pu­ber­té. »

Les sym­boles ca­chés

Mais s’ils sont le re­flet des pré­oc­cu­pa­tions sexuelles quo­ti­diennes, les songes sont éga­le­ment ex­trê­me­ment ima­gés et de­mandent donc un réel travail de décryptage. En gé­né­ral, lorsque le fan­tasme va jus­qu’à la pé­né­tra­tion, il est le signe d’une cer­taine frus­tra­tion ou d’un manque. « C’est un phé­no­mène de com­pen­sa­tion et d’entraîneme­nt. Le corps s’en­traîne pour être sûr de fonc­tion­ner du­rant l’acte concret. » Et l’on réa­lise ain­si jus­qu’à cinq exer­cices d’en­tre­tien par nuit. Au contraire, lorsque seuls des bai­sers ou des câ­lins sont échan­gés, ils sont la preuve d’une grande ten­dresse, de calme et de bien-être. Il existe éga­le­ment des élé­ments im­pli­cites se rap­por­tant au dé­sir. Ils re­tracent les pul­sions, les pro­blé­ma­tiques qui sont les siennes à un ins­tant t. Ils va­rient en fonc­tion du vé­cu et de la per­son­na­li­té. En voi­ci tout de même les plus gé­né­raux.

Le feu et l’eau re­pré­sentent la pas­sion à l’état pur, un cer­tain dé­chi­re­ment amou­reux éga­le­ment.

La chute, qui ré­veille brus­que­ment en pleine nuit, est le sym­bole de la mas­tur­ba­tion.

Les ser­pents, dont rêvent souvent les ado­les­cents, peuvent tra­duire la peur et le plai­sir dés­in­hi­bé. Mais at­ten­tion de ne pas tout prendre au pied de la lettre. On a rê­vé de son voi­sin Au­gus­tin ? C’est peut-être seule­ment car on es­père un rap­pro­che­ment amical. Que l’on est se­crè­te­ment at­ti­rée par un autre Au­gus­tin. Ou que, hier, on a consta­té que son chat est en­core al­lé grat­ter au pied des hor­ten­sias…

Jus­qu’à l’or­gasme

Si l’on sait que ces rêves sexuels peuvent ame­ner les hommes jus­qu’à l’érec­tion, ils peuvent éga­le­ment sti­mu­ler physiologi­quement les femmes. « Ils aug­mentent l’af­flux san­guin dans la par­tie basse du corps, ac­tivent la li­bi­do et le va­gin se lu­bri­fie. Preuve qu’ex­ci­ta­tions men­tale et phy­sique sont in­ti­me­ment liées ! » Presque tout le monde, homme comme femme, fait un jour l’ex­pé­rience d’un songe éro­tique al­lant jus­qu’à l’or­gasme.

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