Entre nous, ça fait du bien d’en par­ler !

Na­dine Ry­ck­waert, psy­cho­logue et sexo­logue, ré­pond chaque mois à vos ques­tions les plus in­times.

Vie Pratique Féminin - - SOMMAIRE -

J’ai de plus en plus de pé­pins phy­siques

J’ai été opé­rée en août du ge­nou, la ré­édu­ca­tion s’est bien pas­sée mais là j’ai des dou­leurs dans la poi­trine, dans la tête, de ver­tiges. J’ai fait des exa­mens, les mé­de­cins disent que c’est men­tal et que ça n’a rien à voir avec mon opé­ra­tion. Pour­tant, je souffre vrai­ment et ça m’an­goisse j’ai peur d’avoir une ma­la­die grave. Je ne sais plus vers qui me tour­ner. Ma­rie, 29 ans

Si les exa­mens ont mon­tré que tout al­lait bien « phy­si­que­ment », il s’agit pro­ba­ble­ment de ma­ni­fes­ta­tions d’an­goisse. L’an­goisse donne des signes phy­siques réels comme la ta­chy­car­die, les trem­ble­ments, les troubles di­ges­tifs, cu­ta­nés, res­pi­ra­toires, etc. Vous dé­cri­vez une forme de pho­bie, celle d’at­tra­per une ma­la­die grave. Vous pour­riez être trai­tée par de l’hyp­nose, de la so­phro­lo­gie, une psy­cho­thé­ra­pie.

Mes acou­phènes me rendent dingue !

De­puis plu­sieurs an­nées je souffre d’acou­phènes et mon ORL m’a dit que ça ne se gué­ris­sait pas. J’ai peur de de­ve­nir fou, que ce­la em­pire. Par­fois je dé­prime en me di­sant que ma vie est fou­tue à cause de ça.

Ni­co­las, 39 ans Cer­tains acou­phènes dis­pa­raissent et d’autres res­tent en ef­fet. Par­fois, les pa­tients fi­nissent par dé­ve­lop­per une hy­per­vi­gi­lance en consi­dé­rant ce bruit comme un dan­ger et en le guet­tant. Il y a des choses à faire bien sûr: des pro­thèses au­di­tives. Mais vous pou­vez aus­si es­sayer les mé­thodes douces, comme la so­phro­lo­gie par exemple. Elle per­met de di­mi­nuer l’an­xié­té, et d’oublier plus souvent l’acou­phène. Ce­la vaut le coup d’es­sayer !

Comment gé­rer les pre­mières ex­pé­riences sexuelles de ma fille ?

J’ai ap­pris que ma fille de 15 ans avait pris la pi­lule du len­de­main. Je suis cho­quée de sa lé­gè­re­té à ce su­jet, elle au­rait pu se pro­té­ger et m’en par­ler. Je me sens tra­hie car j’ai tou­jours ins­tau­ré le dia­logue entre nous.

Ch­ris­telle, 42 ans Votre fille semble plu­tôt res­pon­sable et ma­ture, en fai­sant par elle-même cette dé­marche. Car ce n’est pas fa­cile pour une si jeune per­sonne. Même si vous vous ai­mez beau­coup et par­ta­gez des con­fi­dences, il est nor­mal qu’elle sou­haite in­ti­mi­té et dis­cré­tion dans sa sexua­li­té. Ce sont des mo­ments où, en tant que pa­rents, nous réa­li­sons que les en­fants n’ont pas be­soin de notre au­to­ri­sa­tion pour avoir une vie sexuelle. Elle fait preuve d’au­to­no­mie, ce­la pour­rait vous ras­su­rer et vous mon­trer que la confiance que vous lui avez ac­cor­dée et l’édu­ca­tion que vous lui avez don­née en ont fait une per­sonne res­pon­sable et in­dé­pen­dante.

Ma mère re­fuse d’as­sis­ter à mon ma­riage…

Elle dit qu’elle est contre les ma­riages, que ça lui rap­pelle de mau­vais sou­ve­nirs (elle et mon père sont di­vor­cés de­puis vingt ans). Ça me rend très triste de ne pas avoir ma mère à mes cô­tés ce jour-là. J’ai es­sayé d’in­sis­ter mais elle se braque.

Marion, 30 ans Je com­prends que vous ayez le sen­ti­ment qu’elle ne s’in­té­resse pas as­sez à vous pour être pré­sente pen­dant ce jour qui re­pré­sente beau­coup pour vous. Vous ne pou­vez pas la for­cer à res­sen­tir une mo­ti­va­tion qu’elle n’éprouve pas. N’in­sis­tez pas, ne vous lais­sez pas pol­luer ce jour-là par des per­sonnes grin­cheuses. Ce n’est pas votre faute, ça la re­garde elle. Vous avez le droit de tout faire pour vous amu­ser et pro­fi­ter de votre ma­riage avec les per­sonnes que vous ai­mez et qui veulent ve­nir.

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