Phy­to – La la­vande vraie, re­mède mi­racle !

Ac­né, di­ges­tion, pe­tit ac­cès de stress ou même an­xié­té, la la­vande, qu’elle soit « vraie » ou « of­fi­ci­nale » – c’est la même – a de­puis long­temps fait ses preuves en aro­ma­thé­ra­pie.

Vie Pratique Féminin - - SOMMAIRE - PAR YASMINE CHOUKAIRY

CONTRE TOUS LES MAUX

Prin­ci­pa­le­ment uti­li­sée en huile es­sen­tielle – sa forme la plus fa­cile à ad­mi­nis­trer et à di­luer –, la la­vande est sans doute l’une des huiles les plus po­ly­va­lentes. L’un de ses prin­cipes ac­tifs le plus puis­sant est le li­na­lol dont les pro­prié­tés sont mul­tiples : an­tal­gique et an­ti-in­flam­ma­toire, il sou­lage les dou­leurs mus­cu­laires, les rhu­ma­tismes et l’ar­thrite. On ap­plique l’huile es­sen­tielle sur la zone dou­lou­reuse, di­luée dans une huile vé­gé­tale, à rai­son de 5 gouttes dans 1 cuillère à soupe d’huile d’amande douce, et on masse jus­qu’à pé­né­tra­tion, 2 à 3 fois par jour. Ses pro­prié­tés ci­ca­tri­santes sont ef­fi­caces sur des pro­blèmes de peau comme l’ac­né (in­cor­po­rez-en quelques gouttes dans un masque à l’ar­gile blanche), la cou­pe­rose, l’ec­zé­ma, mais aus­si sur les brû­lures – ja­mais sur une peau lé­sée ou une plaie ou­verte.

En in­fu­sion, la la­vande vraie est an­ti­spas­mo­dique, elle fa­ci­lite la pro­duc­tion de sucs gas­triques et bi­liaires et sti­mule ain­si la di­ges­tion – par­fait contre les in­di­ges­tions et autres désa­gré­ments in­tes­ti­naux. En­fin, elle a des pro­prié­tés sé­da­tives et lé­gè­re­ment an­xio­ly­tiques.

POUR LA PLAN­TER CHEZ SOI

La la­vande of­fi­ci­nale est un sous-ar­bris­seau vi­vace d’une soixan­taine de cen­ti­mètres de hau­teur. Ses feuilles étroites et al­lon­gées sont de cou­leur gri­sâtre. Ses pe­tites fleurs d’un bleu vio­la­cé sont réunies en épis denses. Toute la plante dé­gage un dé­li­cieux par­fum. Elle aime les sols pauvres, caillou­teux, voire arides, et une ex­po­si­tion bien en­so­leillée. On peut la plan­ter toute l’an­née – at­ten­tion ce­pen­dant aux ge­lées – et elle fleu­rit en juillet.

COMMENT JE L’UTI­LISE ?

On l’em­ploie tra­di­tion­nel­le­ment sé­chée pour la dé­li­cate odeur de ses fleurs, sou­vent pla­cées dans un sa­chet en tis­su au fond d’un pla­card à linge. Mais on la trouve éga­le­ment en huile es­sen­tielle, que l’on peut uti­li­ser pour par­fu­mer l’at­mo­sphère ou pour com­battre l’in­som­nie, le stress, l’an­goisse ou en­core les maux de tête d’ori­gine ner­veuse. Une goutte sur la taie d’oreiller aide les pe­tits à trou­ver le som­meil, tan­dis qu’une di­zaine de gouttes dans un bain pos­sèdent de grandes ver­tus re­laxantes. Co­mes­tible, la la­vande ra­vit éga­le­ment les fins gour­mets, et peut être uti­li­sée pour aro­ma­ti­ser des­serts, bois­sons et si­rops.

L’huile es­sen­tielle de la­vande est dé­con­seillée en cas de gros­sesse, de troubles car­dio-vas­cu­laires, d’épi­lep­sie et avant l’âge de 6 ans.

La­van­du­la an­gus­ti­fo­lia, la la­vande vraie ou, de son autre nom com­mun, la la­vande of­fi­ci­nale, ne doit pas être confon­due avec le la­van­din. Bien que très proches, ces deux plantes de la même fa­mille ne par­tagent pas les mêmes prin­cipes ac­tifs. Adres­sez-vous à un com­mer­çant de confiance et spé­cia­li­sé (phar­ma­cien, Aro­ma-zone...)

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