Plante du mo­ment – L’eu­ca­lyp­tus à pleins pou­mons

Arbre à fièvre, arbre à koa­la… l’eu­ca­lyp­tus com­mun, ou gom­mier bleu (Eu­ca­lyp­tus glo­bu­lus), porte bien des noms ! Mais quel que soit ce­lui que vous lui don­nez, sa­chez mi­ser sur ses in­nom­brables ver­tus…

Vie Pratique Feminin - - Sommaire - PAR EM­MA PAVAN

SES PRO­PRIÉ­TÉS

L’eu­ca­lyp­tus est ré­pu­té pour ses ver­tus an­ti­sep­tiques et dé­con­ges­tion­nantes de tout l’ap­pa­reil res­pi­ra­toire, mais aus­si pour ses pro­prié­tés an­ti­bac­té­riennes, par­ti­cu­liè­re­ment en ce qui concerne les af­fec­tions buc­co-den­taires et le sys­tème uri­naire. C’est éga­le­ment un an­ti­fon­gique, un an­ti­vi­ral, un an­ti-in­flam­ma­toire et un an­ti­spas­mo­dique. L’eu­ca­lyp­tus est donc tout in­di­qué pour trai­ter quan­ti­té d’af­fec­tions hi­ver­nales – bron­chite, toux pro­duc­tive –, mais aus­si l’asthme et les cys­tites, qui ne connaissent pas de sai­son­na­li­té ! Les pro­prié­tés de l’eu­ca­lyp­tus sont dues prin­ci­pa­le­ment à un éther-oxyde ter­pé­nique, l’eu­ca­lyp­tol, que l’on ap­pelle au­jourd’hui ci­néole. Les ver­tus an­ti-in­flam­ma­toires du ci­néole, sur­tout dans les cas d’asthme, sont dues au fait qu’il in­hibe la pro­li­fé­ra­tion des mo­lé­cules res­pon­sables de l’in­flam­ma­tion bron­chique. La re­cherche scien­ti­fique com­mence aus­si à se pen­cher sur les ef­fets du ci­néole sur la chi­mie du cer­veau

– il em­pê­che­rait la dé­gra­da­tion de cer­tains neu­ro­trans­met­teurs.

À QUOI ÇA RES­SEMBLE ?

L’eu­ca­lyp­tus est un arbre ori­gi­naire d’aus­tra­lie – 95 % des fo­rêts du conti­nent sont d’ailleurs des fo­rêts d’eu­ca­lyp­tus. C’est parce qu’il laisse peu de place aux autres es­pèces : la li­tière de ses feuilles est toxique pour la vé­gé­ta­tion alen­tour. Pen­sez-y au mo­ment de plan­ter le vôtre ! L’eu­ca­lyp­tus est un arbre qui peut at­teindre 90 mètres de haut, mais s’il reste pe­tit, il forme un jo­li buis­son. On le trouve prin­ci­pa­le­ment dans les pays chauds du pour­tour mé­di­ter­ra­néen, mais il sup­porte le froid, jus­qu’à - 12 °C.

Ses feuilles sont fal­ci­formes, c’est-à-dire qu’elles ont la forme d’une faux ou d’une fau­cille. Ce sont elles qui sont riches en prin­cipes ac­tifs. Le nom de cet arbre vient du grec eu, « bon », et ka­lyp­to, « cou­vrir », car ses fleurs n’ont pas de pé­tales mais un oper­cule cou­vert de vé­si­cules, en forme de globe – d’où son nom scien­ti­fique d’eu­ca­lyp­tus glo­bu­lus – qui les re­couvre jus­qu’à éclo­sion.

COMMENT JE L’UTI­LISE ?

Consom­mez les feuilles d’eu­ca­lyp­tus en in­fu­sion, à rai­son de 3 à 5 feuilles dans 20 cl d’eau bouillante, deux ou trois fois par jour. Pour trai­ter un rhume ou une si­nu­site, in­ha­lez 3 ou 4 gouttes d’huile es­sen­tielle d’eu­ca­lyp­tus di­luées dans un grand bol d’eau bouillante. En dif­fu­sion dans l’at­mo­sphère, l’huile es­sen­tielle d’eu­ca­lyp­tus pré­vient les in­fec­tions res­pi­ra­toires et as­sai­nit une chambre de ma­lade. Le miel d’eu­ca­lyp­tus – choi­sis­sez-le bio – est quant à lui un in­croyable boos­ter d’im­mu­ni­té !

L’usage de l’eu­ca­lyp­tus est re­con­nu par l’or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té (OMS), et il fi­gure sur la liste des plantes mé­di­ci­nales de la phar­ma­co­pée fran­çaise.

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