Ani­maux – Nour­rir les oi­seaux en hi­ver

L’hi­ver, les oi­seaux ont be­soin d’éner­gie ! Com­ment les ai­der à sup­por­ter les grands froids ? Sui­vez les conseils de Mar­jo­rie Poi­te­vin, char­gée d’étude à la Ligue pour la pro­tec­tion des oi­seaux (LPO).

Vie Pratique Feminin - - Sommaire - PAR EM­MA­NUELLE FI­GUE­RAS

Les oi­seaux ont-ils vrai­ment be­soin de notre aide ? Oui, d’au­tant que leur nombre ré­gresse en ville comme à la cam­pagne ! « On conseille de les nour­rir de no­vembre à mars, ex­plique Mar­jo­rie Poi­te­vin. L’hi­ver, ils mo­bi­lisent beau­coup d’éner­gie pour ré­gu­ler leur tem­pé­ra­ture, et les res­sources ali­men­taires (graines, baies…) sont plus dif­fi­ciles à trou­ver avec le gel et la neige. » Con­sé­quence ? Ils peuvent mou­rir d’épui­se­ment si leurs ré­serves de graisse sont in­suf­fi­santes. Voi­là pour­quoi ils ont be­soin… de gras, tout sim­ple­ment !

PRIO­RI­TÉ AUX GRAINES DE TOUR­NE­SOL

« L’idéal est de leur don­ner des graines na­tu­rel­le­ment riches en li­pides, comme les graines de tour­ne­sol et les ca­ca­huètes, à condi­tion qu’elles ne soient ni sa­lées et ni grillées. On peut aus­si ajou­ter des boules de graisse sus­pen­dues, après avoir en­le­vé le fi­let dans le­quel les oi­seaux risquent de s’em­mê­ler les pattes. » On n’ou­blie pas non plus d’ins­tal­ler une cou­pelle d’eau pour qu’ils puissent boire, on évite de leur lais­ser des restes de nour­ri­ture – trop sa­lés et trop su­crés – et, sur­tout, on ne leur donne ja­mais de pain trem­pé dans du lait, qu’ils ne di­gèrent pas !

À CHA­CUN

SES PRÉFÉRENCES

Mé­sanges, grives, rou­ges­gorges ou char­don­ne­rets : jus­qu’à 30 es­pèces d’oi­seaux peuvent bé­né­fi­cier de notre

aide en hi­ver. La bonne mé­thode pour les nour­rir ? Ins­tal­ler plu­sieurs postes de nour­ris­sage adap­tés aux be­soins et aux ha­bi­tudes de cha­cun : « On peut dis­tri­buer des graines et des mor­ceaux de pomme ou de poire au sol pour les merles, les grives et les étour­neaux, ins­tal­ler des boules de graisse sus­pen­dues pour les mé­sanges et les sit­telles, et une man­geoire à 1,50 m au-des­sus du sol pour les pin­sons, les char­don­ne­rets et les ado­rables pe­tits rou­ges­gorges. » Et hop, tous au jar­din !

UN EN­GA­GE­MENT DU­RABLE

« Les pre­miers oi­seaux mettent par­fois quelques se­maines à ar­ri­ver, mais une fois qu’ils ont re­pé­ré la nour­ri­ture, ils peuvent être as­sez nom­breux. » Il faut donc pen­ser à rem­plir les man­geoires tous les jours et à les net­toyer une fois par se­maine pour en­rayer le risque d’épi­dé­mie. Et si on doit s’ab­sen­ter ? « Il ne faut pas s’ar­rê­ter d’un coup, mais di­mi­nuer pro­gres­si­ve­ment la quan­ti­té de nour­ri­ture. »

Le mieux, c’est bien sûr de nour­rir les oi­seaux le plus ré­gu­liè­re­ment pos­sible jus­qu’au re­tour du prin­temps, où ils chan­ton­ne­ront de nou­veau sous le so­leil.

Chaque an­née en France, 75 mil­lions d’oi­seaux se­raient vic­times de chats. On veille sur­tout à po­si­tion­ner les man­geoires bien en hau­teur !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.