Éva­sion – Ba­lades cô­tières, un bol d’air io­dé

Mar­cher quelques heures au bord de la mer nous re­con­necte à la na­ture. Voi­ci quatre pro­po­si­tions de pro­me­nades cô­tières à faire en so­lo, à deux ou en fa­mille, dans des sites splen­dides et ac­ces­sibles.

Vie Pratique Feminin - - Sommaire - PAR CH­RIS­TOPHE COURAU

La vie en rose à Plou­ma­nac’h

Dans les Côtes-d’ar­mor, le ra­vis­sant vil­lage de Plou­ma­nac’h – élu vil­lage pré­fé­ré des Fran­çais en 2015 – pos­sède un su­perbe sen­tier cô­tier ap­pe­lé sen­tier des Doua­niers (GR34) car il était uti­li­sé au­tre­fois par les doua­niers pour sur­veiller la mer et lut­ter contre la contre­bande. On ad­mire le pa­no­ra­ma sur l’océan, au mi­lieu des im­pres­sion­nants ro­chers de gra­nit rose qui changent de teinte au moindre rayon de so­leil. On pour­ra pro­fi­ter d’une halte pour dé­cou­vrir la Mai­son du Lit­to­ral, où des ex­pli­ca­tions sur la na­ture et l’his­toire sont dis­po­nibles, sans ou­blier des ex­po­si­tions. Ren­sei­gne­ments sur pleu­meur­bo­dou.com/plou­ma­nac-h.html.

Com­bien de temps ? Comp­tez 4 à 5 heures (9 ki­lo­mètres al­ler-re­tour) pour la très pri­sée balade du port de Plou­ma­nac’h à la plage de Tres­taou.

Le bo­nus green : le ver­ger de Ker­ni­vi­nen, à Per­ros-gui­rec, qui pro­pose du cidre et du jus de pomme fa­bri­qués se­lon une mé­thode na­tu­relle ain­si qu’une dé­cou­verte – sur ré­ser­va­tion – de la ving­taine de va­rié­tés de pommes dis­po­nible sur les 7 hec­tares (cidre-fer­mier.com).

Au rythme des ma­rées en baie de Somme

Au sud de la baie de Somme, Le Hour­del (ha­meau de la com­mune de Cayeux-sur-mer), do­mi­né par son em­blé­ma­tique phare blanc et vert, marque l’en­trée dans la baie de Somme. Ce pe­tit port de pêche, ac­ces­sible à vé­lo par une piste cy­clable sé­cu­ri­sée, est aus­si l’en­droit idéal pour ob­ser­ver la plus grande co­lo­nie fran­çaise de phoques, qui compte plu­sieurs cen­taines d’in­di­vi­dus. Il est tou­te­fois in­ter­dit d’ap­pro­cher ces ani­maux sau­vages et fa­rouches à plus de 300 mètres : une bonne paire de ju­melles est donc à pré­voir. Équi­pez-vous de bottes en hi­ver, de chaus­sures de plage en été, et de vê­te­ments adap­tés

à la sai­son, et mé­fiez-vous des ma­rées qui re­montent vrai­ment très vite. Ren­sei­gne­ments sur som­me­tou­risme.com.

Com­bien de temps ? Comp­tez 3 heures (entre

3 et 5 ki­lo­mètres) au dé­part de la pointe du Hour­del.

Le bo­nus green : ob­ser­ver les oi­seaux. À Cayeux-sur-mer, la ré­serve or­ni­tho­lo­gique du Hâble d’ault est ac­ces­sible gra­tui­te­ment : près de 300 oi­seaux mi­gra­teurs se ré­fu­gient sur cette an­cienne la­gune. Une ran­don­née part du par­king le long de la digue de Cayeux-sur-mer ; le che­min ba­li­sé est sé­cu­ri­sé.

En fa­mille à l’ouest

La cé­lèbre pointe du Raz est dé­sor­mais en­tiè­re­ment pro­té­gée. On s’y gare au pied de la Mai­son de la pointe du Raz et du cap Si­zun, ou­verte dès le 1er avril 2019 (en­trée gra­tuite au Centre d’in­ter­pré­ta­tion et à l’au­di­to­rium) – le par­king est payant du 1er avril au 3 no­vembre 2019. Le site na­tu­rel est ac­ces­sible gra­tui­te­ment toute l’an­née. De la pointe, vous ver­rez le phare de la Vieille et, au loin, l’île de Sein. Pour les en­fants de 7 à 12 ans, il existe une balade ac­com­pa­gnée de 2 heures bap­ti­sée « Le tré­sor de Kour­rik le kor­ri­gan ». Kour­rik est un kor­ri­gan qui a ca­ché son tré­sor sur la pointe du Raz. Au fil des sen­tiers, le guide livre ses connais­sances sur la pointe du Raz : plantes qui poussent sur la lande, oi­seaux, sans ou­blier l’his­toire du site. Et en ré­col­tant des in­dices, on re­trouve le lieu du tré­sor (ta­rif : 6 € pour 1 adulte et 1 en­fant). Ren­sei­gne­ments au 02 98 70 67 18 ou sur poin­te­du­raz.com

Com­bien de temps ? La pointe se trouve à 15 mi­nutes de marche (ou de na­vette), à moins que vous ne pré­fé­riez la re­joindre par le sen­tier cô­tier en une tren­taine de mi­nutes.

Le bo­nus green : re­gar­der pla­ner mouettes et cor­mo­rans. La pointe du Raz abrite l’une des plus im­por­tantes co­lo­nies fran­çaises de mouettes tri­dac­tyles. Cet oi­seau de haute mer ac­coste vers le mois de mars, le temps de se re­pro­duire sur les cor­niches les plus es­car­pées des fa­laises lit­to­rales. Par­mi les autres oi­seaux, on peut voir des cor­mo­rans hup­pés, qui nichent éga­le­ment sur ces fa­laises, et des craves à bec rouge, qui viennent s’ali­men­ter sur la lande.

Giens, cap au sud

Voi­ci la balade le plus mé­ri­dio­nale de Pro­vence : la pres­qu’île de Giens, au sud de Hyères, où le so­leil brille 3 000 heures par an – contre 1 630 à Paris ! Au dé­part du pe­tit port de la Ma­drague, on re­joint, de­puis un par­king gra­tuit, le sen­tier du lit­to­ral. Entre pins et chênes, les odeurs ré­si­neuses en­chantent, et le re­gard em­brasse fa­laises et ca­lanques. La vue sur les îles toutes proches est ma­gni­fique. Ne man­quez pas le pan­neau de pré­sen­ta­tion du sanc­tuaire Pe­la­gos, l’aire ma­rine créée pour la pro­tec­tion des mam­mi­fères ma­rins. De nom­breuses criques iso­lées per­mettent de s’ar­rê­ter pour un pique-nique en toute tran­quilli­té

– il n’y a pas de point d’eau, pen­sez à en em­por­ter. Des ba­lades na­ture en fa­mille, épui­sette ou fi­let à pa­pillons à la main, sont aus­si pro­po­sées sur ré­ser­va­tion à l’of­fice de tou­risme de Hyères (hye­res­tou­risme.com). À la belle sai­son, em­por­tez palmes, masque et tu­ba, et dé­cou­vrez le sen­tier sous­ma­rin ar­chéo­lo­gique de la Tour Fon­due, une re­cons­ti­tu­tion d’une épave ro­maine avec sa car­gai­son d’am­phores. Com­bien de temps ? Comp­tez 3 heures pour 6 ki­lo­mètres.

Le bo­nus green : les bien­faits des ions. Alors que les ions po­si­tifs de l’air pol­lué pro­voquent fa­tigue et mi­graines, les ions né­ga­tifs du bord de la mer ont la ca­pa­ci­té de nous apai­ser. On en trouve aus­si en fo­rêt, et sur­tout en haute montagne.

La France compte en­vi­ron 4 600 km de che­mins de bord de mer ac­ces­sibles aux pié­tons le temps d’une ran­don­née.

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