L’ANGLAIS EN S’AMU­SANT

Vocable (All English) - - Bons Plans - PAR CAMILLE LARBEY

Ap­pren­dre une langue étrangère, ce n’est pas unique­ment potasser afin de passer des ex­a­m­ens. C’est aussi com­mu­ni­quer, échanger, plaisan­ter, et surtout pren­dre du plaisir. Voici donc quelques con­seils pour tra­vailler son anglais de façon ludique. CHANTONS !

Que ce soit sous la pluie ou sous la douche, chanter est un ex­cel­lent moyen pour ex­ercer sa dic­tion. Le karaoké, promesse d’un mo­ment amu­sant en­tre amis, sera la par­faite oc­ca­sion de s’en­traîner sur les hits an­glo-sax­ons. Si vous n’êtes pas en­core prêt à pousser la chan­son­nette de­vant vos proches, la chaine Youtube TheKARAOKEChan­nel pro­pose des cen­taines de morceaux. At­ten­tion à bien con­naître la chan­son, car seules les paroles des re­frains sont chan­tées dans ces vidéos. Dans un autre genre, le site lyric­strain­ing.com fait tra­vailler votre or­eille : vous choi­sis­sez un clip et les paroles s’af­fichent en bas de la vidéo. À vous de ten­dre l’or­eille et de com­pléter les paroles de la chan­son à trous, plus ou moins nom­breux selon le niveau de dif­fi­culté choisi. Bien sûr, rien ne vous em­pêche de chanter en même temps !

TO BE OR NOT TO BE ?

S’ex­primer dans une autre langue que la si­enne, c’est sor­tir de sa zone de con­fort. Mon­ter sur scène pour dé­clamer un texte, c’est égale­ment sur­mon­ter ses in­hi­bi­tions. Quoi de mieux alors que de jouer en anglais pour per­fec­tion­ner son oral ? Tra­vailler les ré­pliques per­met déjà d’améliorer les in­to­na­tions et la pronon­ci­a­tion. In­ter­préter un texte aide égale­ment à mieux con­naître son corps : lorsque nous par­lons à quelqu’un, au moins 80 % de la com­mu­ni­ca­tion est non ver­bale. C’està-dire qu’elle s’ef­fectue par les vari­a­tions des sons de notre voix, par notre lan­gage cor­porel et par l’ex­pres­sion du vis­age. Shake­speare is my coach pro­pose ainsi des cours sous forme d’ate­lier de théâtre, où des mod­ules d’im­pro­vi­sa­tion per­me­t­tent à cha­cun d’ac­quérir une meilleure ai­sance à l’oral tout en af­fi­nant ses ca­pac­ités d’ex­pres­sion. Cette as­so­ci­a­tion est située à Paris, mais il en ex­iste de sim­i­laires dans les gran­des villes de France.

SUIVEZ LES YOUTU­BERS !

Dans un précé­dent numéro de Vo­ca­ble, nous vous avions parlé des chaînes Youtube spé­cial­isées dans le e-learn­ing : English With Steve Ford, Twominute English, English Class 101, en­gVid, Rachel’s English, ou en­core AnglaisCours Club. Puisqu’au­jourd’hui il s’agit de réviser son anglais tout en s’amu­sant, à vous de trou­ver des youtubeurs an­glo-sax­ons sur les su­jets qui vous pas­sion­nent. Vous aimez cuisiner ? Re­gardez les vidéos du célèbre chef Gor­don Ram­say sur sa chaîne éponyme. Dingue de jeux vidéo ? Di­rec­tion VanossGam­ing où le Cana­dien Evan Fong pub­lie des mon­tages hu­moris­tiques de ses par­ties. Votre truc, c’est la lec­ture ? Dé­cou­vrez les derniers coups de coeur (ou de griffe) des book­tu­bers Mar­got d’Epic Reads ou Ash­ley de Climb The Stacks. Que vous adoriez le bas­ket, le dessin, les sci­ences ou la musique, vous trou­verez for­cé­ment en quelques clics une chaîne cor­re­spon­dant à votre su­jet fa­vori.

JOUEZ AUX JEUX VIDÉO EN ANGLAIS !

Finie l’époque où les jeux vidéo étaient ac­cusés d’abru­tir la jeunesse. Ils ont dé­sor­mais gagné en re­spectabil­ité. Dans une vidéo Youtube, la gameuse Erolf ex­plique ne jouer qu’en V.O., ce qui lui per­met de pro­gresser en anglais. « Pour les per­son­nes scep­tiques qui pensent que les jeux vidéo ne sont pas faits pour eux, sachez qu’il en ex­iste pour tous les âges, de toutes les durées et pour toutes les sen­si­bil­ités », développe la je­une femme. Elle con­seille à celles et ceux ab­hor­rant la vi­o­lence le très drôle The Stan­ley Parable ou en­core le titre Dear Es­ther, une aven­ture sur un îlot d’Écosse. Il y égale­ment les jeux en ligne, où l’on peut con­verser avec les autres joueurs. Le plus connu est League of Leg­ends. « Je dé­con­seille cepen­dant de ne jouer qu’à ce jeu, car le vo­cab­u­laire y est très lim­ité. Mais pour un débu­tant, c’est as­sez bien », prévient la joueuse.

FAITES DU SPORT !

Non, vous ne par­lerez pas mieux anglais en pra­ti­quant le base-ball et vous met­tre au cricket ne vous don­nera pas l’ac­cent bri­tish. Toute­fois, des chercheurs ont pub­lié une étude en 2017 dé­mon­trant que l’ac­tiv­ité physique aide à l’ap­pren­tis­sage d’une langue étrangère. Les sci­en­tifiques ont donné à 40 étu­di­ants chi­nois une liste de mots anglais à retenir. Sur­prise : le groupe d’élèves ayant ap­pris le vo­cab­u­laire tout en pra­ti­quant 20 min­utes de vélo ont mieux retenu les mots que leurs ca­ma­rades ayant tra­vaillé de manière tra­di­tion­nelle. « Les ré­sul­tats sug­gèrent que l’ac­tiv­ité physique pen­dant l’ap­pren­tis­sage améliore ce dernier, ré­sume l’un des chercheurs au New York Times. En con­clu­sion, plutôt que de rester as­sis des heures sans bouger à votre bu­reau, révisez lors d’une balade ou d’un foot­ing, en faisant du vélo ou du rameur !

Newspapers in English

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.