Bons plans

Les cours chez le pro­fes­seur, ap­pe­lés aus­si one-to-one, n’ont que des avan­tages : un prof rien que pour soi, une bulle lin­guis­tique, la pro­messe d’un dé­pay­se­ment, l’op­por­tu­ni­té de mieux dé­cou­vrir la culture du pays. Mais pour qui ces cours sont-ils le mie

Vocable (Anglais) - - Édito Sommaire - PAR CA­MILLE LARBEY

POUR FAIRE DES PRO­GRÈS RA­PIDES

L’équa­tion du one-to-one est simple : im­mer­sion lin­guis­tique + pro­gramme pé­da­go­gique taillé sur-me­sure = pro­grès im­mé­diats. Ce type de sé­jour —qu’on peut ca­ser à la pré-ren­trée ou lors des pe­tites va­cances— est idéal pour les élèves pres­sés d’amé­lio­rer leur ni­veau. « En une ou deux se­maines chez le pro­fes­seur, on peut faire au­tant de pro­grès que pen­dant deux ou trois se­maines dans une école de langues », as­sure Pierre Cou­tu­rier, di­rec­teur d’ASL Sé­jour Lin­guis­tique. Tou­te­fois, at­ten­tion à ne pas dé­pas­ser une cer­taine du­rée, sous peine de sa­tu­ra­tion : « On dé­con­seille d’al­ler au-de­là de deux se­maines, car c’est fa­ti­gant. Ce ne sont pas les mêmes dy­na­miques qu’une salle de classe. Il peut s’ins­tal­ler une las­si­tude chez l’étu­diant et le pro­fes­seur », pré­vient Pierre Cou­tu­rier. Pour un sé­jour d’une se­maine, les or­ga­nismes re­com­mandent 25 heures de cours. Mais pour des sé­jours de deux se­maines, mieux vaut ré­duire à 15 ou 20 heures.

POUR DES DO­MAINES SPÉ­CI­FIQUES

Se­lon votre do­maine d’ac­ti­vi­té (droit, fi­nance, ar­chi­tec­ture, mé­de­cine, in­for­ma­tique, tou­risme, in­gé­nie­rie, etc.), les or­ga­nismes lin­guis­tiques tels que In­tui­tion Lan­guages se chargent de trou­ver l’en­sei­gnant cor­res­pon­dant à votre pro­fil. « Si une per­sonne tra­vaillant dans le ci­né­ma nous sol­li­cite pour une for­ma­tion, nous al­lons cher­cher un pro­fes­seur di­plô­mé qui a au­pa­ra­vant tra­vaillé dans le ci­né­ma », ex­plique Fla­vien Bri­zard, char­gé de com­mu­ni­ca­tion chez Ef­fec­tive Lin­guis­tique. L’ap­pre­nant vien­dra en­suite avec les do­cu­ments pro­fes­sion­nels sur les­quels il sou­haite tra­vailler. « Ce­la per­met d’être très pré­cis pen­dant les cours », ajoute Fla­vien Bri­zard. De plus l’in­ti­mi­té du for­mat one-to-one a l’avan­tage de res­pec­ter la confi­den­tia­li­té des do­cu­ments d’en­tre­prise.

POUR PRÉ­PA­RER UN CONCOURS

Vous bû­chez afin de pas­ser une cer­ti­fi­ca­tion ou un test (TOEIC, TOEFL, Cam­bridge, etc.), un concours d’en­trée (science-po, école de com­merce, fonc­tion pu­blique, etc.), ou même l’épreuve d’an­glais du bac ? Le one-to-one est un ex­cellent moyen d’at­teindre la note sou­hai­tée. « L’étu­diant ar­rive chez le pro­fes­seur avec des su­jets d’an­nales pour mon­trer les for­mats de l’épreuve qui l’at­tend. Le pro­fes­seur va éla­bo­rer un en­sei­gne­ment mé­tho­do­lo­gique et lin­guis­tique adap­té. À chaque dif­fi­cul­té ren­con­trée par l’élève, il lui fait un point de gram­maire ou de conju­gai­son, ou va en­ri­chir son vo­ca­bu­laire », ex­plique Pierre Cou­tu­rier, d’ASL Sé­jour Lin­guis­tique.

POUR LES SE­NIORS

De plus en plus d’or­ga­nismes pro­posent des sé­jours chez le pro­fes­seur spé­cia­le­ment à des­ti­na­tion des se­niors. « Ce sont des pro­grammes très sol­li­ci­tés, car en plus de l’ap­pren­tis­sage de la langue, c’est la dé­cou­verte du quo­ti­dien, de la culture, et sur­tout des spé­cia­li­tés lo­cales », dé­ve­loppe Fla­vien Bri­zard, d’Ef­fec­tive Lin­guis­tique. L’en­sei­gnant se­ra éga­le­ment un guide per­son­nel, se fai­sant une joie de par­ta­ger les ri­chesses de sa ville ou de sa ré­gion. Nul be­soin d’avoir un bon ni­veau d’an­glais, sou­ligne Marc Che­val­lier, de You’re Wel­come : « On a par­fois des per­sonnes qui ont un tout pe­tit ni­veau d’an­glais. Ce­la va être in­té­res­sant de pou­voir re­tra­vailler tran­quille­ment en mi­lieu clos. Ce type de sé­jour est une bonne for­mule pour quel­qu’un qui veut une for­ma­tion ex­clu­sive avec un pro­fes­seur ».

POUR LES ADOS TI­MIDES

L’im­mer­sion chez le pro­fes­seur per­met la mise en place d’un co­con où l’élève ti­mo­ré ne souf­fri­ra pas du poids de la classe. Aus­si, c’est l’as­su­rance d’un ap­pren­tis­sage ri­gou­reux : « Ma fille de 14 ans va par­tir avec cette for­mule car c’est l’as­su­rance d’un sé­jour stu­dieux. Certes, ce n’est pas l’ou­ver­ture d’un sé­jour en « col­lège » avec d’autres jeunes du monde en­tier, mais c’est mieux pour tra­vailler la struc­ture de la langue de fa­çon poin­tue », confie Marc Che­val­lier, res­pon­sable de You’re Wel­come. Le One-to-One peut éga­le­ment se faire dans des fa­milles qui ont des en­fants proches en âge. « L’in­té­gra­tion se fait plus ra­pi­de­ment », ex­plique Sal­ly Cor­nan, di­rec­trice d’Im­mer­sion En­glish. Bien que cer­tains or­ga­nismes pro­posent d’en­voyer les en­fants dès 7 ans, la plu­part des de­mandes com­mencent à par­tir de 10-11 ans, lors de l’ar­ri­vée au col­lège. « Les pro­fes­seurs savent mettre les jeunes élèves en va­leur, ce qui n’est pas tou­jours le cas dans le sys­tème sco­laire fran­çais », com­mente Sal­ly Cor­nan.

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