Les lec­teurs ont la pa­role

Voile Magazine - - Sommaire - DE­NIS JAUNATRE (PAR MAIL)

J’ai­me­rais vous faire part de la so­lu­tion, peu dé­crite mais ter­ri­ble­ment ef­fi­cace, que j’uti­lise en équi­page ré­duit. Nous na­vi­guons mon épouse et moi-même sur un voi­lier de 11 m dont la qua­li­té pre­mière n’est pas la ma­noeu­vra­bi­li­té. Ce­ci en rai­son d’une ver­sion quille re­le­vable, bi-sa­fran, sail-drive avec hé­lice re­pliable. Le franc-bord est im­por­tant et gé­nère beau­coup de far­dage. Aus­si, lorsque l’ac­cos­tage doit se faire par­fois avec du cou­rant, du vent, voire des pannes trop proches, la ma­noeu­vre­de­vient très dé­li­cate et doit réus­sir par­fai­te­ment du pre­mier coup. La tech­nique est va­lable pour un ac­cos­tage à quai, sur cat­way ou à couple. Au préa­lable, nous ins­tal­lons sur chaque bord les pointes avant et ar­rière et une aus­sière as­sez courte sur le taquet du mi­lieu, en gé­né­ral au maître bau maxi­mum. Les pare-bat­tage sont ré­glés sur chaque bord en fonc­tion des cir­cons­tances. Pour une ar­ri­vée sur pon­tons ou cat­way ils sont au ras de l’eau et pour une place à couple, re­mon­tés au lis­ton. Le prin­cipe est d’amar­rer en pre­mier le plus vite pos­sible et au plus court l’aus­sière du mi­lieu. Au bar­reur le soin de pla­cer les deux ta­quets, ce­lui du ba­teau et ce­lui du pon­ton ou cat­way, l’un en face de l’autre et à l’équi­pier d’agir vite pour tour­ner son huit. Après avoir lan­cé son aus­sière bien pré­pa­rée, il a sau­té par le mi­lieu. Dès lors qu’il est te­nu court, le ba­teau ne peux guère avan­cer, re­cu­ler ou s’écar­ter, et ce­ci quelles que soient les condi­tions mé­téo. Le bar­reur, mo­teur au point mort, peut aus­si­tôt se dé­pla­cer et lan­cer à l’équi­pier soit la pointe avant si l’avant a ten­dance à s’écar­ter en pre­mier, soit la pointe ar­rière si c’est ce der­nier qui s’écarte en pre­mier. Pour une ar­ri­vée sur cat­way l’équi­pier, après avoir réa­li­sé la te­nue du mi­lieu, garde l’étrave du ba­teau dans l’axe à en­vi­ron 70 cm du pon­ton et le bar­reur fait le reste tran­quille­ment. Les gardes se­ront pla­cées à la fin pour ré­gler au mieux l’amar­rage. Avec un peu de pra­tique, cette fa­çon de faire, si elle est bien réa­li­sée, est in­faillible et sé­cu­ri­sante. A deux, avec notre ba­teau, c’est la seule fa­çon de faire pour mi­ni­mi­ser les risques et évi­ter de se re­trou­ver en si­tua­tion pé­rilleuse.

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