QUEL MATERIAU CHOI­SIR : TISSE, COM­PO­SITE OU MEM­BRANE ?

Voile Magazine - - Matos -

La tech­nique du tis­sage (le tis­sé) est le mé­lange de deux fils qui s’en­tre­croisent (fil de trame dans la hau­teur et fil de chaîne dans la lon­gueur du rou­leau), sou­vent à base d’une fibre en po­ly­es­ter. L’avan­tage de cette concep­tion ré­side dans sa bonne ré­sis­tance à l’usure mais avec le dé­faut de se dé­for­mer ra­pi­de­ment. De­puis, les tis­sés en Dy­nee­ma ont fait leur ap­pa­ri­tion pour les grosses uni­tés avec comme atouts une bonne ré­sis­tance aux UV, à l’al­lon­ge­ment et au pliage. Les voiles en com­po­site sont aus­si ap­pe­lées la­mi­nés à fibres pa­ral­lèles. Faites pour la ré­gate, ces voiles s’adaptent éga­le­ment bien à la croi­sière. Leur struc­ture est consti­tuée de deux feuilles de My­lar qui prennent en sand­wich un tis­sage po­ly­es­ter très ou­vert avec ou sans taf­fe­tas de pro­tec­tion, le tout étant lié par de la ré­sine. Plus chères, ces voiles sont plus ré­sis­tantes et se dé­forment moins vite que le tis­sé. Re­vers de la mé­daille, elles sont plus lourdes, sen­sibles au dé­la­mi­nage et à la moi­sis­sure. L’idée est de la­mi­ner un tis­su spé­ci­fique pour chaque voile, c’est pour­quoi l’on parle de la­mi­nés à fibres orien­tables ou mem­brane. Leur fa­bri­ca­tion de­mande moins de fils per­met­tant ain­si un gain de poids non né­gli­geable, une meilleure sta­bi­li­té de forme tan­dis que le vieillis­se­ment de la voile reste ho­mo­gène. Cô­té né­ga­tif, cette tech­no­lo­gie est oné­reuse car pour chaque voile, la mem­brane est une nou­velle concep­tion. Elle reste rare en croi­sière…

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