Fer­nand Lé­ger en toute ur­ba­ni­té

Voyages d'Affaires - - A TRAVERS LE MONDE -

Né en 1881, Fer­nand Lé­ger s’ins­talle à Pa­ris en 1900. Dans le quar­tier Mont­par­nasse, au mo­ment où le cu­bisme est l’ex­pres­sion de l’avant­garde, il ren­contre Cha­gall, De­lau­nay, Cen­drars… Avant de de­ve­nir peintre, Lé­ger fut ap­pren­ti ar­chi­tecte et gar­de­ra toute sa vie une fas­ci­na­tion pour cette dis­ci­pline en vou­lant mon­trer que le beau est par­tout. Après la Pre­mière Guerre mon­diale, son idéal es­thé­tique vole en éclats et il re­garde d’un autre oeil le quo­ti­dien. Dans ces Temps mo­dernes qui suivent la Grande Guerre, ryth­més par les ma­chines, le cirque et le ci­né­ma, il réa­lise des fresques mu­rales et peint sa vi­sion de la rue. Sa re­pré­sen­ta­tion du pay­sage ur­bain, qu’il fait tra­ver­ser de vé­hi­cules et de ma­chines, est son en­vi­ron­ne­ment de pré­di­lec­tion. À voir 100 oeuvres s’ar­ti­cu­lant au­tour de six cha­pitres – Vi­tesse et ma­chine, Poé­sie, Ci­né­ma, Cirque et danse, Ar­chi­tec­ture, En­ga­ge­ment po­li­tique –, soit au­tant de thèmes es­sen­tiels dans son tra­vail. “Fer­nand Lé­ger Le beau est par­tout”. Jus­qu’au 3 juin. Pa­lais des Beaux-Arts. bo­zar.be

Fer­nand Lé­ger, Les Loi­sirs-Hom­mage à Louis Da­vid, 1948-1949. Huile sur toile. Col­lec­tion Centre Pompidou, Pa­ris - Mu­sée na­tio­nal d’art mo­derne - Centre de création in­dus­trielle.

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