CONCOURS DE CIR­CONS­TANCES

Le Mensuel Magazine - - Économie En Couverture -

«Avec une éco­no­mie ba­sée à 90% sur l’im­por­ta­tion, il fau­drait «une im­pri­me­rie de dol­lars ou un sec­teur tou­ris­tique 5 fois plus im­por­tant pour res­ter de­bout», af­firme Has­san Mou­kal­led.

Ce à quoi le Li­ban est confron­té au­jourd’hui est le ré­sul­tat de choix éco­no­miques da­tant de 25 ans, ini­tiés par Rafic Hariri. «Dé­jà en 2001, nous étions au bord de la faillite, nous avions be­soin de l’en­trée dans le pays de 3 mil­liards de dol­lars pour fi­nan­cer nos be­soins, se sou­vient-il. La confé­rence Pa­ris I avait jus­te­ment été dé­ci­dée car nous n’ar­ri­vions pas à trou­ver cette somme. Mais avec l’ac­cord du sec­teur ban­caire, Riad Sa­la­mé a em­prun­té aux banques 4 mil­liards de dol­lars à 0%. Cette me­sure a fait bais­ser les taux d’in­té­rêt de 12 à 8%, ce qui a eu un im­pact po­si­tif sur l’en­semble des sec­teurs.»

«Le Li­ban a pro­fi­té d’un concours de cir­cons­tances heu­reuses, ajoute M. Mou­kal­led avant d’ex­pli­quer: «Après le 11 sep­tembre 2001, ce ne sont pas 3 mil­liards mais 11 mil­liards qui sont en­trés au Li­ban. Il s’agis­sait de l’ar­gent des Arabes qui fuyait les Etats-unis. Le même scé­na­rio s’est re­pro­duit après la crise fi­nan­cière in­ter­na­tio­nale de 2008, qui a vu af­fluer au Li­ban des mil­liards de dol­lars. Nous ne voyions plus la crise bien qu’elle était bien là. Le pays a be­soin de ré­formes ra­di­cales. Nous pou­vons chan­ger en­tiè­re­ment le vi­sage du pays en trois ans si nous pas­sons de l’éco­no­mie de rente à l’éco­no­mie pro­duc­tive.»

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