Jules Ba­khos

« L’his­toire est l’âme de l’oeuvre »

Prestige (Lebanon) - - Interview -

At­ti­ré dès son jeune âge par le champ ar­tis­tique, le peintre Jules Ba­khos a réus­si à le dé­ve­lop­per à tra­vers des études et des pro­jets per­son­nels et uniques. Dans une su­per­po­si­tion de mé­dias cul­ture pop mul­tiples, il crée un pe­tit monde pour chaque su­jet qu’il ex­prime. Son style ori­gi­nal et ses ex­po­si­tions à Bey­routh et à Londres té­moignent de son bon coup de pin­ceau, ce­lui d’un ar­tiste. Ren­contre avec Pres­tige. Com­ment êtes- vous ve­nu au monde de la pein­ture, et pour­quoi? Je me suis tou­jours ex­pri­mé à tra­vers le champ ar­tis­tique, même comme en­fant. Ce sont des pro­jets per­son­nels qui ont pris forme au cours de mes études, et puis dans le monde pro­fes­sion­nel.

Don­nez- nous un aper­çu de votre car­rière… J’ai gran­di à Bey­routh, où j’ai fait des études à l’Aca­dé­mie Li­ba­naise des BeauxArts. Je me suis lan­cé dans des pro­jets pro­fes­sion­nels avant même d’ob­te­nir ma li­cence. J’ai pré­sen­té plu­sieurs ex­po­si­tions à Bey­routh, et une ré­cem­ment à Londres. Tou­jours une autre dans les alen­tours.

Par­lez- nous de l’ex­po­si­tion Pa­per­planes que vous avez pré­sen­tée à Londres... Pa­per­planes est un va- et- vient entre le pas­sé et le pré­sent. Une ex­pres­sion des ves­tiges en­tre­la­cés dans nos cul­tures et notre so­cié­té.

Vos oeuvres sont uniques et dé­notent beau­coup d’ori­gi­na­li­té. Dé­cri­vez- nous votre style ar­tis­tique… Mes oeuvres re­pré­sentent des su­per­po­si­tions de mé­dias cul­ture pop mul­tiples. J’aime ex­pé­ri­men­ter avec le col­lage, la pein­ture et même les in­ter­ven­tions de lu­mière. Je ne sais ja­mais à quoi va res­sem­bler l’oeuvre fi­nale, c’est par tâ­ton­ne­ments que j’y ar­rive.

Com­ment naissent vos créa­tions? Je crée un pe­tit monde pour chaque su­jet que j’ex­prime. Le pro­ces­sus passe d’une idée, à un sketch, à une ex­plo­ra­tion de ma­té­riaux, jus­qu’à ob­te­nir un cer­tain as­pect qui sa­tis­fait l’es­prit dé­si­ré. D’où pui­sez- vous votre source d’ins­pi­ra­tion? Je m’ins­pire jus­te­ment de la cul­ture pop. Des des­sins ani­més qu’on ai­mait tant pe­tits, à tout ce qui m’a at­ti­ré en gran­dis­sant à Bey­routh, une ville aus­si tou­chée par la cul­ture oc­ci­den­tale qu’orien­tale. Des su­per­po­si­tions de mé­moires, de per­son­nages, de la ville, comme su­jets.

Chaque oeuvre a une his­toire? Bien sûr. L’his­toire est l’âme de l’oeuvre même.

Com­ment éva­luez- vous votre par­cours jusque- là? Je suis tou­jours tou­ché par le sup­port que je re­çois, et j’adore mon tra­vail. Je suis content d’avoir la chance de m’ex­pri­mer et d’in­ter­agir avec les gens.

Votre pre­mier ta­bleau, à qui l’avez- vous dé­dié? A ma mère.

Le ta­bleau qui vous tient le plus à coeur? Le pre­mier ta­bleau que j’ai dé­dié à ma mère.

Votre rêve en tant qu’ar­tiste? De pou­voir m’ex­pri­mer par­tout dans le monde. Pro­pos re­cueillis par MI­REILLE BRIDI BOUABJIAN

« Le pro­ces­sus passe d’une idée, à un sketch, à une ex­plo­ra­tion de ma­té­riaux, jus­qu’à ob­te­nir un as­pect qui sa­tis­fait l’es­prit dé­si­ré » .

Le jeune ar­tiste peintre pro­met­teur, Jules Ba­khos.

« Smile » , D100cm, col­lage et acry­lique sur bois.

« Emi­ly » , 20x20cm, crayon à char­bon sur pa­pier.

« Un­tit­led » , 35x45cm, aqua­relle sur boîte à ci­ga­rettes.

« Un­tit­led » , 120cm, col­lage et néons sur bois.

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