CA­RO­LINE GASPARD,

Pré­si­dente et di­rec­trice ar­tis­tique Akillis.........................

Prestige (Lebanon) - - Contents -

Son nom est dé­sor­mais lié à sa marque, Akillis... fruit de sa fas­ci­na­tion par la my­tho­lo­gie, mais aus­si de sa pas­sion du beau, du créa­tif, et du sa­voir- faire Made in France. Ca­ro­line Gaspard cé­lèbre au­jourd’hui les dix ans de suc­cès de son Akillis. Ani­mée d’en­thou­siasme, le même qu’elle avait à 25 ans lors­qu’elle a lan­cé sa marque, l’ar­tiste joaillière a réus­si à gal­va­ni­ser sa clien­tèle, no­tam­ment moyen- orien­tale, qui re­pré­sente sa deuxième part de mar­ché mon­dial, avec des créa­tions per­son­na­li­sées et ré­so­lu­ment rock et dé­ca­lées... Un rock en évo­lu­tion: du pop- rock, au ro­man­ti­co- rock, à l’eth­no- rock... au gré de la muse. Confidences de Ca­ro­line Gaspard à Pres­tige. Ca­ro­line, com­ment a dé­bu­té l’aven­ture Akillis? D’où vous est ve­nue l’idée et pour­quoi le nom Akillis? Je suis par­tie du constat qu’il n’exis­tait que des ac­ces­soires fa­shion ou de la joaille­rie au style plus classique. Suite aux nom­breux re­fus de per­son­na­li­sa­tion de bi­joux au­près de cer­taines grandes mai­sons joaillières, j’ai eu en­vie de créer ma propre marque où chaque client peut de­man­der ce qu’il veut exac­te­ment. Elle se de­vait avant tout d’être rock et dé­ca­lée pour s’éloi­gner des clas­siques de­si­gns flo­raux ou autres coeurs et ani­maux, mais sur­tout qui plaisent au­tant aux hommes qu’aux femmes. Le nom Akillis était une évi­dence car j’ai tou­jours été fas­ci­née par la my­tho­lo­gie. J’ai donc choi­si d’uti­li­ser le nom d’un des per­son­nages les plus rocks de la my­tho­lo­gie, Achille, qui se dit Achil­léa en Grec.

Votre pas­sion pour la joaille­rie et les belles pierres vous vient de votre mère... Ra­con­tez- nous. C’est avant tout une pas­sion que je tiens de ma mère, qui a tou­jours eu une cer­taine af­fi­ni­té avec les pierres pré­cieuses. En ef­fet, un ami de mon père était dia­man­taire et nous ra­me­nait sou­vent de jo­lies pierres pour nous les mon­trer. C’était comme un jeu de sa­voir ce que nous pou­vions en faire, bra­ce­lets, bagues ou en­core col­liers. Dès mes 15 ans, j’ai com­men­cé à des­si­ner et à faire fa­bri­quer des bi­joux pour ma fa­mille et mes amis. J’ai tel­le­ment eu de de­mandes que j’ai tout na­tu­rel­le­ment dé­ci­dé de me lan­cer dans l’aven­ture.

Vous n’aviez que 25 ans lorsque vous avez lan­cé votre marque... A quels obs­tacles avez- vous fait face? Si vous me po­sez cette ques­tion, c’est qu’ef­fec­ti­ve­ment vous ne me connais­sez pas. Quand je me lance dans un chal­lenge, rien ni per­sonne ne peut m’ar­rê­ter! Et à 25 ans, en­core plus. Il faut cette fougue et un peu d’in­cons­cience pour se lan­cer dans une telle aven­ture.

Akillis cé­lèbre ses 10 ans... Com­ment ré­su­me­riez- vous cette dé­cen­nie? Les mo­ments forts? Je peux dire que peu de choses ont chan­gé du­rant ces der­nières an­nées. Le même en­thou­siasme m’ha­bite, comme au pre­mier jour. Je n’ai pas du tout chan­gé le style Akillis, je l’ai plu­tôt en­ri­chi. Au dé­but nous étions rock avec les col­lec­tions Bang Bang, puis pop- rock avec Puzzle. Nous nous sommes même aven­tu­rés dans le ro­man­ti­co- rock avec Cap­ture- Moi et main­te­nant nous nous em­bar­quons dans l’eth­no- rock! Je ne m’ar­rête ja­mais de dé­cli­ner ma vi­sion rock sur la joaille­rie fran­çaise.

Une col­lec­tion an­ni­ver­saire? Pour cé­lé­brer les 10 ans de la marque, j’ai ima­gi­né une toute nou­velle fa­cette d’Akillis. Je suis une grande fan de voyages, et pour notre lune de miel nous avons fait le tour du monde et re­nou­ve­lé 8 fois nos voeux, avec chaque ri­tuel des cultures tri­bales. Je suis ab­so­lu­ment fas­ci­née par les bi­joux d’ins­pi­ra­tions tri­bales et je vou­lais ajou­ter une pièce de haute joaille­rie aux col­lec­tions Akillis. Tri­bale, mais ré­so­lu­ment gra­phique. Le de­si­gn de ce col­lier est pur et donne l’im­pres­sion que chaque ran­gée de pierres flotte lit­té­ra­le­ment à votre cou. Lors­qu’il est por­té sur un bus­tier, ce­la vous donne un look eth­no- rock! Il suf­fit sim­ple­ment d’ajou­ter les boucles d’oreilles et vous êtes fa­bu­leu­se­ment rock!

Votre pierre pré­fé­rée est la Tour­ma­line Pa­rai­ba, que vous uti­li­sez sou­vent dans vos col­lec­tions. Pour­quoi cette pierre? Que re­pré­sente- t- elle pour vous? Lorsque j’ai vu pour la pre­mière fois les Tour­ma­lines Pa­rai­ba, j’ai eu un réel coup de coeur et j’en suis tom­bée amou­reuse. Je crois vrai­ment que les pierres pos­sèdent des pou­voirs. Les Tour­ma­lines ont un pou­voir éner­gi­sant ab­so­lu­ment fa­vo­rable pour l’im­mu­ni­té. C’est ins­tan­ta­né, dès que je vois et touche ces pierres je res­sens une at­ti­tude po­si­tive et je ne peux m’em­pê­cher de sou­rire. Je les ai choi­sies comme ca­deau pour la nais­sance de mes deux en­fants. C’est pour moi un sym­bole d’amour de la vie. C’est donc tout na­tu­rel­le­ment que je les ai choi­sies pour créer notre pa­rure an­ni­ver­saire. Com­ment dé­fi­ni­riez- vous la femme Akillis? Et l’homme? C’est une femme forte et confiante qui veut af­fir­mer sa per­son­na­li­té et ses en­vies au monde en­tier. L’homme aime, lui, séduire et cherche un style qui lui res­semble, rock et dé­ca­lé.

Akillis pos­sède ses propres ate­liers ba­sés à Lyon. Quelle est l’im­por­tance de pos­sé­der ses propres ate­liers? J’ai tou­jours at­ta­ché beau­coup d’im­por­tance au Made in France, no­tam­ment dans les marques de luxe. Bien plus qu’une idée, c’est un vé­ri­table sa­voir- faire qu’il ne faut pas né­gli­ger lorsque nous vou­lons créer des pièces d’ex­cep­tion. Au­jourd’hui en­core, c’est un point que je mets à l’hon­neur dans toutes mes créa­tions.

Que re­pré­sente le mar­ché du Moyen- Orient pour Akillis? Com­ment comp­tez- vous ren­for­cer votre pré­sence dans la ré­gion? Au­jourd’hui, le Moyen- Orient re­pré­sente notre deuxième part de mar­ché à tra­vers le monde. Nous sommes ac­tuel­le­ment pré­sents à Du­baï mais sou­hai­tons évi­dem­ment étendre notre vi­sion de fa­çon plus glo­bale. Rai­son pour la­quelle nous avons en­ri­chi nos équipes, afin de pal­lier les at­tentes de nos clients, qui vien­dront ap­puyer notre pré­sence ac­tuelle dans les sup­ports fé­mi­nins.

Je ne me sé­pare ja­mais de… Mon bra­ce­let « Cap­ture- Moi » . Mon ma­ri a cap­tu­ré mon coeur pour mon plus grand plai­sir, il y a bien long­temps.

Mon livre de che­vet… Mon al­bum de pho­tos de notre voyage de noces au­tour du monde.

Mon pre­mier bi­jou… Mon bra­ce­let Puzzle full dia­mants. Dé­cri­vez- vous en trois mots: J’irai au bout de mes rêves!

Dé­cri­vez Akillis en trois mots: Créa­ti­vi­té, ex­cel­lence et Made in France.

Un mes­sage à nos lec­teurs? Je suis ab­so­lu­ment fas­ci­née par les femmes et les hommes du Moyen- Orient qui savent mixer tradition et look à la pointe de la ten­dance.

Propos re­cueillis par MA­RIA NADIM

Pour le 10e an­ni­ver­siare d’Akillis, Ca­ro­line a dé­voi­lé une pa­rure unique de haute joaille­rie, tri­bale mais ré­so­lu­ment gra­phique, ins­pi­rée des tri­bus ama­zo­niennes Gua­ra­ni. Sym­bole contem­po­rain d’une his­toire pri­mi­tive, le col­lier à l’al­lure sa­crée tel un to­tem, est or­né de Tour­ma­lines de Pa­rai­ba, aux cou­leurs de la mer, alors que les dia­mants rap­pellent les re­flets scin­tillants du so­leil sur l’eau.

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