Sun­dus Al Kha­li­dy

« La pein­ture abs­traite est très proche de mes pen­sées »

Prestige (Lebanon) - - Interview - Pro­pos re­cueillis par Mi­reille Bri­di Boua Bjian Fa­ce­book: Sun­dus’ Spi­rit Tél: 00961 3 071 340

Dans sa 8e ex­po­si­tion « The Beau­ty of Na­ture » te­nue au Mu­sée ar­chéo­lo­gique de l’Usek, l’ar­tiste peintre ira­qienne, Sun­dus Al Kha­li­dy, membre de l’As­so­cia­tion des Ar­tistes Ira­qiens, IAA, in­ves­tit de larges plages d’ex­pres­sion pour mettre à nu les sen­ti­ments pro­fonds éma­nant de son for in­té­rieur.

Com­ment êtes- vous ve­nue au monde de la pein­ture? Je suis née et j’ai gran­di à Bag­dad, en Iraq. Les beau­tés de la na­ture m’at­ti­raient, j’avais de l’ad­mi­ra­tion pour elles, et sur­tout des sen­sa­tions in­tenses et pro­fondes éma­nant du fond de mon âme et m’in­ci­tant à les ex­pri­mer. L’en­trée dans la pres­ti­gieuse Fa­cul­té des Arts plas­tiques à l’Uni­ver­si­té de Bag­dad n’était pas fa­cile, car ces arts se cultivent pen­dant cinq ans à tra­vers un ta­lent sé­rieux.

Pour­quoi avez- vous choi­si la pein­ture abs­traite? L’art clas­sique re­pro­duit fi­dè­le­ment la na­ture ou les per­sonnes. Je n’ai pas choi­si l’art abs­trait pour l’abs­trait. J’ai tra­vaillé à tra­vers trois écoles: l’ex­pres­sion­nisme, le sym­bo­lisme et l’abs­trait, qui est proche de mes pen­sées et m’aide à faire par­ve­nir mes idées au vi­si­teur de la toile. Il me donne une plus grande li­ber­té d’ex­pres­sion. L’ex­pres­sion­nisme et le sym­bo­lisme m’ont fa­ci­li­té la lec­ture de la toile. Je dé­ve­loppe en per­ma­nence l’abs­trait pour me dis­tin­guer dans cet art. Ain­si le vi­si­teur re­con­naît fa­ci­le­ment mon tra­vail. De­puis 1995, je pré­sente des ex­po­si­tions à Bag­dad, Am­man, Bah­rein, Bey­routh et en Eu­rope. En 2006, je me suis ma­riée et éta­blie au Li­ban, et je suis la ma­man de deux en­fants.

Quelles sont les ex­po­si­tions qui vous tiennent le plus à

coeur? J’ai te­nu de nom­breuses ex­po­si­tions, cha­cune dif­fé­rente de l’autre, se­lon le contexte et le pays. Dans les pays arabes, les toiles ex­pri­maient da­van­tage mon pays. En Eu­rope, c’est la vi­sion de l’ar­tiste qui est da­van­tage pré­sente dans l’oeuvre. Tou­te­fois, l’ex­po­si­tion qui me tient le plus à coeur est la 8e que j’ai pré­sen­tée à l’Uni­ver­si­té de Kas­lik. Pour­quoi? Parce que cette uni­ver­si­té est un mu­sée spé­cia­li­sé et dé­dié à la pré­sen­ta­tion des icônes ar­tis­tiques. Ses pro­fes­seurs qui comptent des in­gé­nieurs émé­rites de dif­fé­rentes spé­cia­li­sa­tions, n’ont trou­vé au­cune dif­fi­cul­té à com­prendre mes toiles. Je suis éga­le­ment chan­ceuse d’être une ar­tiste ve­nant d’Iraq, un pays do­té d’une ci­vi­li­sa­tion et d’une his­toire mil­lé­naires.

L’ar­tiste peintre Sun­dus Al Kha­li­dy.

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