L'A4 va être élar­gie

Le Quotidien (Luxembourg) - - La Grande Région -

Le tra­fic aug­mente sur l'au­to­route A4. Il est es­ti­mé à 50 000 vé­hi­cules par jour. Le risque de sa­tu­ra­tion se pro­file avec in­sis­tance. C'est pour­quoi l'État, dans le cadre du plan de re­lance au­to­rou­tier, a pré­vu de fi­nan­cer l'élar­gis­se­ment du tron­çon de onze ki­lo­mètres si­tué entre Hau­con­court et MetzEst.

Le contour­ne­ment nord-est de Metz concerne l'in­ter­valle si­tué entre les échan­geurs de Hau­con­court et de Mey (A4-A315). Il va donc pas­ser à deux fois trois voies. «Ce­la ne va pas chan­ger grand-chose pour les ri­ve­rains», as­sure Al­bert Ben­che­trit, res­pon­sable d'opé­ra­tion de la Sa­nef, conces­sion­naire et maître d'ou­vrage du pro­jet.

L'en­quête pu­blique a com­men­cé le 3 dé­cembre, elle s'achè­ve­ra le 7 jan­vier. C'est un grand ren­dez-vous qui va per­mettre au public de don­ner son avis, si­gna­ler toutes les ob­ser­va­tions, toutes les ré­cla­ma­tions sur le dossier. Dans les six com­munes concer­nées par l'élar­gis­se­ment de l'au­to­route, à sa­voir Hau­con­court, Ar­gan­cy, Char­lyO­ra­dour, Failly, Va­ny et Mey, sont dé­po­sés trois énormes dos­siers dé­taillés, ré­ca­pi­tu­lant toutes les phases tech­niques en­vi­ron­ne­men­tales du pro­jet. Tout un cha­cun peut le consul­ter, voire ren­con­trer un com­mis­saire en­quê­teur. Si, à l'is­sue de l'en­quête, le com­mis­saire en­quê­teur et la pré­fec­ture donnent un avis dé­fa­vo­rable à la réa­li­sa­tion, «nous de­vrons re­voir notre co­pie», avoue Al­bert Ben­che­trit.

Dans les an­nées 1970, les normes en­vi­ron­ne­men­tales étaient qua­si in­exis­tantes, au­jourd'hui elles sont ri­gou­reuses. Des bas­sins de dé­can­ta­tion se­ront construits pour amé­lio­rer l'as­sai­nis­se­ment des eaux.

Cette phase d'élar­gis­se­ment de ce tron­çon au­to­rou­tier n'est tou­te­fois pas sans consé­quence pour cer­tains ri­ve­rains, plus par­ti­cu­liè­re­ment pour les agri­cul­teurs. En ef­fet, une ving­taine d'entre eux va su­bir un gri­gno­tage de quelque 25 hec­tares de par­celles. «Nous ra­che­tons les terres au prix fixé par les ser­vices fis­caux», an­nonce le res­pon­sable de l'opé­ra­tion.

Anne Rim­lin­ger-Pi­gnon (Le Ré­pu­bli­cain lor­rain)

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