Une ex­pé­rience gas­tro­no­mique hors du com­mun

The Test Kit­chen au Shan­gri- La’s Le Touess­rok

Côte Nord - - GASTRONOMIE -

Conti­nuant sur sa lan­cée d’in­no­va­tion et d’offres cu­li­naires ex­cep­tion­nels, le Shan­gri- La’s Le Touess­rok Re­sort & Spa a pro­po­sé du­rant les mois d’avril et de mai The Test Kit­chen, un res­tau­rant sud- afri­cain au concept unique. Une op­por­tu­ni­té ex­tra­or­di­naire quand l’on sait qu’il faut ré­ser­ver neuf mois à l’avance pour goû­ter la cui­sine du chef Luke Dale- Ro­berts. D’au­tant plus que c’était la toute première fois qu’il trans­po­sait le res­tau­rant avec toute sa bri­gade de cui­sine dans une salle hors de Cape Town et d’Afrique du Sud.

La par­ti­cu­la­ri­té du Test Kit­chen est que l’ex­pé­rience cu­li­naire se dé­roule en deux étapes. Une première, dans une chambre obs­cure pour un apé­ri­tif, et la deuxième, dans une chambre claire pour un dî­ner plus clas­sique. « On vend une ex­pé­rience » , ex­plique Luke Dale- Ro­berts. « L’idée d’une chambre obs­cure, avec une lu­mière ta­mi­sée, une mu­sique douce, est que si vous ve­nez après une jour­née char­gée, vous vous sen­tez vite apai­sé. On sert ra­pi­de­ment des amu­se­bouche et vous êtes très vite dé­ten­du pour pou­voir en­suite pas­ser dans une am­biance plus chic avec de la mu­sique clas­sique » . Luke Dale- Ro­berts a beau­coup voya­gé, no­tam­ment en Asie et en Eu­rope. Sa cui­sine res­pire les in­fluences de la cui­sine asia­tique et fran­çaise. Mais il pré­fère cui­si­ner en Afrique du Sud, « car c’est moins tra­di­tion­nel et plus ou­vert » . Il pos­sède trois res­tau­rants, tous à Cape Town, un ser­vant des ta­pas, une bras­se­rie mo­derne de haute cui­sine et le Test Kit­chen où il laisse ex­plo­ser toute sa créa­ti­vi­té. In­ven­ter des concepts et re­le­ver des dé­fis font par­tie du quo­ti­dien de Luke... C’est ain­si qu’il qua­li­fie son ar­ri­vée au Shan­gri- La’s Le Touess­rok comme « une ex­pé­rience en­thou­sias­mante et ra­fraî­chis­sante de tra­vailler avec les chefs lo­caux, à la fois pour moi et mon équipe » . « Pour beau­coup c’est une première ex­pé­rience à l’étran­ger. C’est un tra­vail dur, mais si vous vous ap­pli­quez et que vous vous sur­pas­sez, la ré­com­pense est là ; sur­tout si le pu­blic aime ce que vous faites » . Pour le moins que l’on puisse dire, ceux qui étaient pré­sents à la soi­rée de lan­ce­ment, dont le mi­nistre du Tou­risme, Anil Gayan, et le CEO du groupe Sun, Da­vid An­der­son, no­tam­ment, ont été conquis. D’au­tant plus qu’il n’a fal­lu que quelques jours au chef pour se

fa­mi­lia­ri­ser avec les pro­duits lo­caux qu’il a ra­pi­de­ment in­té­grés à son me­nu. « Les pro­duits lo­caux sont for­mi­dables, en par­ti­cu­lier les poissons et la vieille rouge est ex­tra­or­di­naire. Nous dé­cou­vrons tous les jours des pro­duits que j’es­saie d’in­té­grer à mes plats » Ef­fec­ti­ve­ment, nous avons pu voir et goû­ter des ta­cos de fruits à pain, des bil­tong de boeuf Kobe aux épices mau­ri­ciennes, du su­shi au co­chon mar­ron, un pi­geon des bois au ca­cao lo­cal, ou en­core un ana­nas rô­ti au des­sert. « Tout m’ins­pire. Mais il faut d’abord être heu­reux ; vous ne pou­vez pas vous dis­pu­ter avec votre épouse avant d’al­ler en cui­sine » , laisse échap­per le chef en riant. « Il vous faut res­ter ou­vert à tout ; les yeux, le nez doivent être tou­jours en éveil. À Mau­rice, j’ai été frap­pé par les co­co­tiers avec leur ap­pa­rence épi­neuse et les fruits qui s'y ac­crochent et j’ai tout suite sai­si cette image pour l’in­té­grer dans la cui­sine » . Une cui­sine où l’ima­gi­na­tion est dé­bor­dante, la créa­ti­vi­té sans li­mite, où la re­cherche de l’équi­libre par­fait est constante, où le sens du dé­tail s’im­pose, non par conve­nance mais pour s’ins­crire dans un pro­jet cu­li­naire qui vise à por­ter le convive au sum­mum de l’ex­pé­rience épi­cu­rienne.

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