Pé­di­cure mé­di­cale La san­té par les pieds

Côte Nord - - AU LUX* GRAND GAUBE -

Les va­cances riment souvent avec plage, mer et far­niente. La ten­dance est au lâ­cher prise, aux dî­ners somp­tueux, aux ac­ti­vi­tés lu­diques et à la re­laxa­tion, no­tam­ment au spa. On pour­rait aus­si pro­fi­ter de ce lieu si pro­pice au res­sour­ce­ment pour se re­mettre en forme. D’abord du long voyage en avion, mais aus­si des maux ac­cu­mu­lés au quo­ti­dien et du manque de temps pour s’oc­cu­per de soi. Au LUX* Grand Gaube, deux soins nous ont pa­ru par­ti­cu­liè­re­ment adap­tés pour ce­la : la pé­di­cure mé­di­cale et le mas­sage thaï. On a tort de sous- es­ti­mer les pieds dans les soins du corps. « En gé­né­ral, les gens n’ac­cordent pas as­sez d’im­por­tance à leurs pieds, et ce­la est par­ti­cu­liè­re­ment vrai à Mau­rice » , note Ma­rie Pie­rette Sa­lo­mon, la pé­di­cure qui a re­joint le LUX* Grand Gaube à sa ré­ou­ver­ture en dé­cembre der­nier. « Pour­tant les pieds sont comme les fon­da­tions d’une mai­son, s’ils vont mal, c’est tout le corps qui va mal, du dos aux dents » . Ma­rie Pie­rette s’est in­té­res­sée à ce mé­tier tout sim­ple­ment parce qu’un jour elle avait mal aux pieds. Ori­gi­naire de l’île Mau­rice, elle est ar­ri­vée en Bel­gique en plein hi­ver « et di­rect dans les bottes » , avec pour ré­sul­tats, des cors. Mais elle ne s’est pas en­ga­gée toute de suite, étant em­ployée dans la fonc­tion pu­blique. C’est une amie qui, re­mar­quant qu’elle avait des ap­ti­tudes ma­nuelles évi­dentes, va la pous­ser à suivre des cours du soir. Tou­te­fois, elle se lance d’abord dans la ma­nu­cure pen­dant une an­née avant de s’ins­crire pour la pé­di­cure. Ses trois ans de cours ter­mi­nés, elle com­mence à tra­vailler à temps par­tiel au dé­but, avant de se lan­cer com­plè­te­ment en pro­di­guant les soins dans les hô­pi­taux et les centres pour per­sonnes âgées, et d’avoir sa propre pra­tique. Après 35 ans en Bel­gique et 20 ans d’ex­pé­rience dans le do­maine, Ma­rie Pie­rette a dé­ci­dé de re­ve­nir dans son île na­tale avec tout son ma­té­riel. Après s’être lan­cée dans une pra­tique pri­vée, elle a pro­po­sé ses ser­vices à LUX* pour le plus grand bon­heur des clients sur­pris mais ra­vis. « Bi­zar­re­ment les gens qui viennent en va­cances n’ont pas fait de soins avant de ve­nir ; peut- être parce qu’ils n’ont pas le temps. On a les clients aver­tis et ceux qui dé­couvrent. En gé­né­ral, on ne vient que pour les ongles mais au spa, on dé­couvre d’autres choses à trai­ter » .

Ma­rie Pie­rette pro­pose plus que de la pé­di­cure clas­sique. « La pé­di­cure mé­di­cale se si­tue entre la po­do­lo­gie et l’es­thé­tique ; en es­thé­tique on va vous li­mer les ongles, pas­ser la râpe et éven­tuel­le­ment po­ser un ver­nis, tan­dis que chez le po­do­logue, si vous al­lez pour un ongle in­car­né, on vous traite pour ce­la uni­que­ment. Par contre en pé­di­cure mé­di­cale, on fait les deux, le trai­te­ment et la beau­té, mais éga­le­ment la re­laxa­tion » . Ef­fec­ti­ve­ment, entre les mains de Ma­rie Pier­rette, on se sent tout de suite en confiance et c’est avec bon­heur que l’on vit le trai­te­ment au bout du­quel on dé­couvre des pieds plus lé­gers, plus doux, presque neufs. Du coup, la sen­sa­tion de bien- être est gé­né­rale. « Si vous sou­hai­tez gar­der cette sen­sa­tion, il vous faut bien hy­dra­ter les pieds pour ne pas avoir des ta­lons fen­dillés et por­ter des chaus­sures adap­tées. Les ta­lons hauts fi­nissent par don­ner des or­teils en griffe ; la mode et le bien- être ne vont pas tou­jours en­semble » , ex­plique- telle. Les pro­blèmes qu’elle ren­contre le plus souvent sont les ongles in­car­nés, les cors, les ta­lons fen­dillés, les cal­lo­si­tés, les my­coses, une pa­tho­lo­gie conta­gieuse que l’on peut at­tra­per chez l’es­thé­ti­cienne. Au­tant de rai­sons de bien s’oc­cu­per de vos pieds.

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