Shirle. Far­ree­dun-Wick, adop­tée par l’hâ­tel­le­rie

Côte Nord - - HÔTELLERIE -

Si cer­tains choi­sissent leur mé­tier, ce­la n’a pas été le cas pour Shir­ley Far­ree­dun- Wick. C’est l’hô­tel­le­rie qui l’a choi­sie. Sales Ma­na­ger au Long Beach, Shir­ley compte 25 ans de car­rière au sein du groupe Sun Re­sorts. Celle qui a mis un pre­mier pied dans l’hô­tel­le­rie à 22 ans, ima­gine mal sa vie hors de ce monde qu’elle dit pas­sion­nant.

Elle s’était dit qu’elle ne tien­drait pas plus de 5 ans. C’est sans doute l’une des rares fois que Shir­ley Far­ree­dun- Wick s’est trom­pée. Elle est tom­bée dans l’hô­tel­le­rie par ha­sard, ou plu­tôt grâce à son père qui était res­pon­sable de la sé­cu­ri­té au Saint Gé­ran. À l’époque Shir­ley tra­vaillait dans le dé­par­te­ment ser­vice après- vente à Mam­mouth. « Mon père m’a dit qu’il y avait un poste à pour­voir à l’hô­tel. Je me suis pré­sen­tée un sa­me­di pour un en­tre­tien et on m’a de­man­dé quand je pou­vais com­men­cer. Deux jours plus tard, j’avais re­joint ce monde qui m’était in­con­nu. » Shir­ley Far­ree­dun se­ra la se­cré­taire du Food & Be­ve­rage Ma­na­ger. Ces pre­mières an­nées furent mé­mo­rables, car elle a la chance de ren­con­trer de nom­breuses cé­lé­bri­tés et no­tam­ment l’équipe de Man­ches­ter Uni­ted, dont elle est fan. Lorsque Sun Re­sorts ouvre sa cen­trale de ré­ser­va­tion, Shir­ley est ap­pro­chée pour re­joindre l’équipe. Elle se ver­ra confier les mar­chés an­glais et scan­di­nave. Une de ses nom­breuses qua­li­tés l’ai­de­ra à tou­jours fon­cer et à re­le­ver les chal­lenges. Il faut dire que Shir­ley a des ca­pa­ci­tés d’adap­ta­tion ex­cep­tion­nelles. Elle s’adapte à tout sans doute parce que sa cu­rio­si­té ne l’a ja­mais quit­tée. Elle ap­prend tout sur le tas et ne baisse ja­mais les bras. Elle se­ra en­suite af­fec­tée au dé­par­te­ment Group & In­cen­tive qui lui per­met­tra de tra­vailler aux cô­tés de Ni­co­las de Cha­lain. En re­pas­sant sur cette étape de sa vie pro­fes­sion­nelle, Shir­ley a une pe­tite pen­sée pour Bri­gitte Mau­rel, qui a été pour elle comme un guide. Après deux ans pas­sés dans ce dé­par­te­ment, notre in­ter­lo­cu­trice re­joint le Su­gar Beach où elle tra­vaille­ra sous la fé­rule d’An­drew Slome. Elle oc­cupe alors le poste de Sales Coor­di­na­tor et se spé­cia­lise dans les groupes. Ses yeux pé­tillent lors­qu’elle nous parle de ces an­nées au sein de cet éta­blis­se­ment hô­te­lier. « J’ai ado­ré ce monde, le contact avec les gens et sur­tout les dé­fis que je de­vais re­le­ver. An­drew Slome a été pour moi un bon men­tor » . S’il y a un sou­ve­nir, c’est sans doute d’avoir pu re­le­ver avec brio le chal­lenge d’ac­cueillir 2 500 clients en ‘ back to back’, soit en quatre groupes de plus de 600 per­sonnes. « Ce

jour- là je me suis dit que rien n’est im­pos­sible » . Ce qui lui a sans doute per­mis de rem­por­ter le Ge­ne­ral Ma­na­ger’s Award en 2010. Seize ans plus tard, elle se voit of­frir le poste de Sales Ope­ra­tion Ma­na­ger des hô­tels Sun Re­sorts. On lui confie la res­pon­sa­bi­li­té des groupes et des évè­ne­ments. Cette belle aven­ture ne connaî­tra pas la même lon­gé­vi­té que celle pas­sée au Su­gar Beach car, un an plus tard, on fait ap­pel à elle pour in­té­grer le Long Beach. C’était un autre chal­lenge qui at­ten­dait Shir­ley. Ce­la fait main­te­nant trois ans qu’elle

est res­pon­sable des ventes au Long Beach. « J’ai la chance d’avoir une équipe dy­na­mique. C’est aus­si un plai­sir de tra­vailler avec JeanMarc Ma- Poon, c’est quel­qu’un qui bouillonne d’idées pour faire gran­dir et évo­luer l’hô­tel. En trois ans, j’ai pu as­sis­ter aux dif­fé­rentes étapes qui ont contri­bué aux chan­ge­ments de l’hô­tel. Je veux être par­tie pre­nante des chan­ge­ments à ve­nir. Le Long Beach était un pe­tit bi­jou à l’état brut et je suis fière de faire par­tie de l’équipe qui tra­vaille pour en faire un bi­jou d’ex­cep­tion. » Quand on lui de­mande les qua­li­tés in­dis­pen­sables pour em­boî­ter ses pas, elle nous ré­pond : « il ne faut sur­tout pas être ti­mide, il faut oser et sur­tout faire la dé­marche d’al­ler vers les clients. Je suis une per­sonne qui aime plai­san­ter et par­ler, mais j’aime sur­tout le tra­vail bien fait. J’aboie fort mais je ne mords pas ! » , dit- elle avec une pointe d’hu­mour. Si Shir­ley avait un conseil à don­ner aux jeunes, ce se­rait de faire preuve de pa­tience. Elle est d’avis que ces der­niers sont par­fois trop im­pa­tients et veulent ar­ri­ver en haut de l’échelle trop vite.

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