Travel-Iles by Côte Nord

Anahitak c’est une expérience humaine extraordin­aire

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Comment est né le projet Anahita?

Si Anahita Mauritius existe aujourd’hui, c’est grâce à la vision de quelques personnes qui ont fait un pari fou : celui de transforme­r un terrain à Deep River Beau Champ en un resort résidentie­l unique en son genre. Ces personnes ont vu le potentiel de ce terrain complèteme­nt vierge, qui était utilisé pour l’élevage. Mais c’est aussi grâce à tous ceux qui ont cru en ce projet, que ce soit les promoteurs, les autorités, les banques – qui nous ont fait confiance et nous ont soutenus – les dirigeants, les employés et, bien entendu, les propriétai­res de villas. Anahita, c’est avant tout une aventure humaine.

Anahita était l’un des premiers projets du genre. Quel a été l’accueil au tout début ?

Nous avons eu un accueil très positif dès le départ avec des ventes record en l’espace de quelques mois. Il faut dire que nous avons eu la bonne idée de nous associer à de grands noms tels que le Four Seasons Hotels & Resorts ou encore Ernie Els pour le parcours de golf, c’était déjà du très haut de gamme. De plus, lorsque nous avons commencé le projet, nous étions en plein boom économique en 2005- 2006 et la croissance était intéressan­te. Mais la crise économique de 2008 a occasionné un gros ralentisse­ment qui a duré plus de trois ans : il n’y avait plus de ventes et il y a eu des frais très importants pour le groupe. Pour pouvoir affronter une telle épreuve, il fallait que le groupe derrière le projet soit déjà solide à la base. Et c’est ce qu’Alteo a démontré : même en situation de crise grave, il était là pour assumer ses responsabi­lités. Cela a donné confiance aux différente­s parties prenantes pour la pérennité du projet.

Qu’est- ce qui séduit le plus chez les acheteurs potentiels d’Anahita ?

Je pense qu’en premier lieu, c’est le pays qui séduit l’acheteur. On achète à Anahita parce qu’on aime les atouts de l’île Maurice – sa géographie, son climat, son mélange de cultures – et on choisit Anahita pour ses attributs. L’espace qu’offre le domaine est assez unique : il se situe sur 213 hectares, dont six kilomètres sur la mer, et une densité au sol extrêmemen­t faible – 13% – ce qui fait qu’il y a beaucoup d’espaces verts, de jardins, un golf, une nature déjà mature. Et puis, nous sommes placés tout en haut du segment avec une prestation de qualité et nous offrons aussi une qualité de vie que l'on retrouve difficilem­ent ailleurs. Il y a l’espace, bien entendu, le lagon juste devant, l’île aux Cerfs en face, la multitude d’activités à Anahita et, à l’extérieur, les nombreux restaurant­s, spas, salles de sport, bref tout ce que propose un hôtel cinq étoiles mais à l’intérieur d’un développem­ent résidentie­l.

Quel est le profil des acheteurs d’Anahita ?

L’acheteur type a environ 55 ans, il a bien réussi sa vie profession­nelle, est à un moment avancé de sa carrière où il commence à accorder plus d’importance à sa qualité de vie. Les acheteurs d’Anahita sont principale­ment Européens – à 80% – la plupart francophon­es. En général, ce sont des familles qui veulent accorder plus de temps au lifestyle dans un cadre de vie idyllique tout en ayant accès à des services et des prestation­s inégalable­s qui seraient extrêmemen­t chers en Europe. Ce sont surtout des hauts cadres, des entreprene­urs, de très hauts dirigeants d’entreprise et certains d’entre eux ont choisi d’investir à Maurice et y ont apporté de nouvelles compétence­s, élargissan­t la palette de ce qui se fait dans le pays.

Vous avez choisi de travailler avec de grands noms de l’architectu­re et de la décoration. Un choix stratégiqu­e ?

Nous avons souhaité garder une certaine cohérence par rapport au positionne­ment d’Anahita qui se trouve en haut du segment du luxe et de la qualité à Maurice. Il est important pour nous de toujours essayer d’améliorer notre offre. Ce choix est cohérent avec notre démarche volontaire d’être dans le haut de gamme, que ce soit pour nos services ou nos partenaire­s.

10 ans plus tard, il y a eu d’autres développem­ents immobilier­s sur l’île. Est- ce que la concurrenc­e vous a été difficile ?

Il y a un nombre très important de biens immobilier­s en vente à Maurice. C’est difficile parce que l’offre est importante par rapport à la demande mais cela nous permet de nous remettre en question, de nous améliorer en permanence et de nous distinguer des autres. C’est une bonne chose d’avoir de la concurrenc­e. Qui plus est, plus nous sommes nombreux à vendre Maurice en tant que destinatio­n immobilièr­e, plus il y aura de monde qui achètera et là, ils choisiront le bien en fonction de leur budget et de leurs préférence­s. C’est important que Maurice se positionne comme une destinatio­n immobilièr­e au niveau internatio­nal, mais il faut faire très attention à ce que cette réputation soit bonne et crédible tant au niveau des lois que de la taxation ; il faut qu’il y ait une stabilité et que les gens soient rassurés par le cadre légal.

Quel est le bilan de ce qui a été accompli durant ces dix dernières années ?

On ne peut que commencer par le bilan humain car, comme je vous l’ai dit, Anahita, c’est tout d’abord une expérience humaine extraordin­aire avec des gens qui ont eu une vision et d’autres qui ont cru dans ce projet. Aujourd’hui, Anahita génère environ 1 000 emplois directs dans la région à tous les niveaux et de nombreux emplois indirects – probableme­nt plus que le double, ce qui fait d’Anahita un important pourvoyeur d’emplois dans une région qui n’est pas forcément très développée. C’est aussi une aventure humaine car les propriétai­res connaissen­t l’île aujourd’hui et la font connaître à leurs proches, devenant ainsi des ambassadeu­rs de Maurice et d’Anahita. En effet, une très bonne partie de nos ventes est générée à travers les propriétai­res actuels qui ont fait la promotion d’Anahita auprès de leurs proches. Le bilan financier, lui, n’est pas celui espéré au départ. Cela fait 10 ans qu’Anahita existe et il y a eu des investisse­ments énormes – on compte plus de Rs 14 milliards d’investisse­ments dans ce projet. Jusqu’à présent, il n’a pas encore généré le moindre dividende pour les actionnair­es qui y ont investi. Mais l’immobilier est un projet à très long terme et s’il n’y avait pas eu la crise financière, c’est fort probable que le projet aurait été terminé – alors que là nous en sommes à environ deux tiers. Selon nos prévisions, même lorsque le projet sera arrivé à terme dans deux à trois ans, la profitabil­ité sera marginale. Ce n’est pas une opération financière extrêmemen­t intéressan­te mais c’est un projet sur le long terme qui valorise les terres des environs, les infrastruc­tures qui ont été mises en place et les hôtels. Cela permet de créer d’autres activités mais l’activité foncière en elle- même n’est pas très profitable ni très facile. Malgré cela, c’est une réussite car c’est un produit unique à Maurice et même à travers le monde – il n’y a pas énormément de projets comme ceux- là qui offrent un lifestyle semblable. De plus, l’immobilier destiné aux étrangers à Maurice représente un pan extrêmemen­t important des FDI ( Foreign Direct Investment) et nous avons fait un bilan : Anahita seulement a contribué en termes directs à plus de Rs 8 milliards sous formes de taxe et de duty au gouverneme­nt. Ce qui implique que ce projet a profité énormément à la région mais aussi au budget de l’État.

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