Monaco-Matin

Ça devrait être show

Après des débuts fracassant­s contre le Brésil (31-16), les Experts affrontent les modestes Japonais ce soir, à Nantes. Nouvelle démonstrat­ion attendue

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Pour les parieurs, la question n’est pas de savoir quelle équipe va gagner, mais plutôt quel sera l’écart que vont creuser les Experts face à des Nippons qui ne sont pas en mesurede rivaliser avec ces Bleus-là, impitoyabl­es avec les Auriverde à Paris en guise d’ouverture idéale. Pour Nikola Karabatic et sa troupe, arrivés par le train hier matin à Nantes, la mission consistera à se mettre à l’abri assez vite pour faire tourner et ainsi économiser les tauliers. Cela n’avait pas été tellement possible lors des Jeux de Rio et de l’Euro2016, où la France a perdu deux de ses trois titres. Pour conserver le trophée mondial, l’équipe de France devra savoir gérer cette compétitio­n - « On aura besoin de tout le monde » dixit l’entraîneur Didier Dinart - et tirer profit d’une phase de poules où un seul de ses cinq adversaire­s, la Norvège, semble en mesure de lui poser quelques problèmes. L’équipe japonaise espère, elle, surtout progresser en vue des prochains JO, auxquels elle n’a plus participé depuis près de trente ans et qu’elle organisera en 2020. Il y a du travail aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Mais cela va un peu mieux depuis unanet l’arrivée sur le banc de touche de l’Espagnol Carlos Ortega. L’exentraîne­ur de Veszprem, en Hongrie, l’une des places fortes de la Ligue des champions, a remis l’équipe dans le droit chemin.

Rémi Feutrier, le Franco-Japonais

Lors du dernier Championna­t d’Asie, le Japon a enfin réussi à battre la Corée du Sud - une première depuis 26 ans ! - puis a décroché la médaille de bronze, synonyme de qualificat­ion pour le Mondial en France. A l’issue de la compétitio­n, c’est Dagur Sigurdsson, le patron de l’Allemagne - championne d’Europe en titre etmédaillé­e de bronze aux Jeux de Rio- qui succédera à Ortega avec pour mission d’aguerrir une jeune génération­de joueurs. L’attraction du groupe reste le Franco-Japonais Rémi Feutrier, alias ‘‘Anri Doi’’, arrivé au handball de haut niveau presque par hasard. Hormis l’ailier gauche de e Chambéry et le demi-centre Atsushi Mekaru, qui évolue dans le Championna­t d’Espagne (Puente Genil), tous les autres jouent aupays en club. Bien moins expériment­és que les Bleus, les Japonais risquent aussi de souffrir dans le défi physique, un secteur où ils sont moins armés. Deux de leurs joueurs seulement mesurent au moins 1,90 m contre dix du côté français...

Japon - France à h sur BeIN

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