MO­NA­CO Une prin­cesse de coeur à Nice

La prin­cesse Ca­mil­la de Bour­bon des Deux-Si­ciles a ac­com­pa­gné les Anges Gar­diens de Mo­na­co lun­di pour dis­tri­buer de la nour­ri­ture et des jouets à Nice. Une soi­rée pleine d’émo­tion pour tous

Monaco-Matin - - La Une - JOËLLE DEVIRAS jde­vi­ras@mo­na­co­ma­tin.mc

Il est 18 h 30, place des Mou­lins. Les bé­né­voles des Anges Gar­diens de Mo­na­co ont les coffres des voi­tures rem­plis de vic­tuailles, comme chaque lun­di lors­qu’ils partent à Nice nour­rir et vê­tir les plus né­ces­si­teux. Sauf que cette se­maine est la der­nière avant Noël. Alors, en plus de la nour­ri­ture et des vê­te­ments, il y au­ra des jouets et… la prin­cesse Ca­mil­la de Bour­bon des Deux-Si­ciles. «Notre prin­cesse de coeur: elle est là!», lance Bru­na Maule, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion. Une prin­cesse bien­veillante et qui re­pré­sente l’Ordre constan­ti­nien de Saint-Georges dont son ma­ri, le prince Charles, est le Grand Maître. La prin­cesse a du coeur mais aus­si du dy­na­misme. Alors avant de quit­ter Mo­na­co, elle pose avec les bé­né­voles le temps de quelques prises de pho­tos, et «An­dia­mo» ! Tout le monde s’agite pour por­ter les sacs pleins à cra­quer dans le grand coffre de la voi­ture des Anges Gar­diens. Di­rec­tion Nice.

« Une vraie prin­cesse »

Un cor­tège de voi­tures ar­rive der­rière l’église du port. Ils sont douze bé­né­voles et quatre étu­diants. La prin­cesse Ca­mil­la de Bour­bon des Deux-Si­ciles re­trousse les manches. Elle sert les pâtes, dis­tri­bue les sand­wichs toujours avec le sou­rire et un petit mot pour cha­cun qui tend la main. « C’est une vraie prin­cesse

; et elle nous sert, nous les per­dus, les gens de la rue… Vous, Mo­na­co, vous nous don­nez le meilleur. Pour­quoi faites-vous ce­la ? » Voi­ci les mots que l’on en­tend au­tour de la prin­cesse. Il y a des femmes avec

des en­fants en pous­sette, des étran­gers, des Fran­çais, des ré­fu­giés po­li­tiques. La plu­part vont dor­mir dans la rue ce soir. Il ne fait que 4 de­grés. Pour­quoi, oui, la du­chesse de Cas­tro

fait-elle ce­la? «La ri­chesse, le bon­heur, la chance, tout ce­ci ne re­vêt de sens que si nous fai­sons ce qui nous est pos­sible pour les re­dis­tri­buer au­tour de nous ; et ain­si es­sayer de jouer un rôle ac­tif dans la so­lu­tion aux ter­ribles pro­blèmes de ceux d’entre nous qui souffrent tant. »

« Un pre­mier pas »

Et de pour­suivre : « J’ai eu la chance de ne ja­mais avoir faim ou froid, et je fais de mon mieux afin qu’il en soit de même pour mes en­fants. J’ai vu ce soir nombre d’en­fants, bien plus jeunes que mes filles pour cer­tains, qui eux n’ont pas eu cette chance. Si nous en avons la pos­si­bi­li­té, nous nous de­vons de faire ce que nous pou­vons pour chan­ger cet état de fait. Je reste convain­cue que le pre­mier pas est le plus dif­fi­cile à réa­li­ser, et c’est ce que je m’ef­force de faire. Un pre­mier pas, si petit soit-il. Des gestes ano­dins tels que tendre une as­siette de soupe à quel­qu’un qui a faim et froid, don­ner un sac de cou­chage et une cou­ver­ture a des gens qui dorment de­hors, don­ner des jouets à des en­fants, ces gestes simples comptent. L’es­pace d’un ins­tant, les choses com­mencent à al­ler mieux. Charge à nous de faire en sorte que ce­la conti­nue. » S’il n’y a ni sa­pin ni crèche chez cer­taines fa­milles, tout près d’ici, il y au­ra tout de même quelques ca­deaux pour ceux qui ont croi­sé la route des Anges Gar­diens. Des bé­né­voles qui se­ront en­core, comme tous les lun­dis, ce 25 dé­cembre à Nice…

(Pho­tos Jean-Fran­çois Ot­to­nel­lo)

À Nice, la prin­cesse Ca­mil­la de Bour­bon des Deux-Si­ciles a dis­tri­bué as­siettes gar­nies et sand­wichs avec les bé­né­voles des Anges Gar­diens.

Newspapers in French

Newspapers from Monaco

© PressReader. All rights reserved.