Dé­charge de Mé­diou­na, à quand la fer­me­ture?

La Nouvelle Tribune - - Au fil de la semaine -

La com­mune de Mé­diou­na abrite, de­puis plus de 30 ans, la dé­charge prin­ci­pale de Ca­sa­blan­ca. Cette dé­charge de 70 hec­tares re­çoit, quo­ti­dien­ne­ment, plus de 3500 tonnes de dé­chets do­mes­tiques, en plus des dé­chets hos­pi­ta­liers, in­dus­triels, etc. Sa fer­me­ture était pré­vue pour 2010, avec l’ou­ver­ture d’une nou­velle dé­charge contrô­lée aux normes in­ter­na­tio­nales, mais de­puis rien n’a été fait. A chaque fois qu’une date de fer­me­ture est an­non­cée, elle est en­suite dé­ca­lée de 6 mois, et jus­qu’à pré­sent au­cune date n’est of­fi­ciel­le­ment re­te­nue. Une chose est sûre, ce dos­sier est un vé­ri­table casse-tête pour les élus de la ré­gion de­puis des an­nées, et tra­duit un échec dans leur ges­tion.

Au­jourd’hui, les ha­bi­tants de Mé­diou­na et de la ville verte de Bous­kou­ra n’en peuvent plus de cette dé­charge et tous les pro­blèmes qu’elle en­gendre.

En ef­fet, les écou­le­ments de lixi­viats ne sont plus du tout maî­tri­sés, d’où la créa­tion de nom­breux bas­sins pol­lués à l’ex­té­rieur du site. La pu­tré­fac­tion en­gendre des odeurs in­sup­por­table et va­peurs ir­ri­tantes, susceptibles de pro­vo­quer des al­ler­gies voire des pneu­mo­nies. L’in­ci­né­ra­tion des dé­chets crée des nuages noirs qui re­couvrent toute la ré­gion, au grand dam des ri­ve­rains.

D’ailleurs, il y a quelques mois, ces der­niers ont écrit une pé­ti­tion, à l’adresse de M. Ab­de­la­ziz Oma­ri, Maire de Ca­sa­blan­ca, où ils font part de leur ras-le-bol et ap­pellent

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