ÉVA­SION :

L'Officiel Hommes (Morocco) - - LA UNE - PAR JEAN-PIERRE CHANIAL

Cap sur les Sey­chelles

Le pays porte un nom de pa­ra­dis. Ses plages font rê­ver les voya­geurs et ses 115 îles forment un ex­cep­tion­nel sanc­tuaire na­tu­rel. Deux hô­tels sau­ront faire de cette dé­cou­verte une ex­pé­rience in­ou­bliable : le Constance Ephe­lia et le Raffles Pras­lin. Bien­ve­nue dans le monde ini­tial.

Or et vert. Plages d’un cô­té, tou­jours plus belles, plus har­mo­nieuse, plus dé­sertes. Fo­rêts de l’autre, co­co­tiers jo­li­ment pen­chés comme pour ca­res­ser le sable, ba­nyans, flam­boyants, arbres à pain, eu­ca­lyp­tus, fi­laos… Le tout, sous un ciel clair bai­gné d’une ré­jouis­sante dou­ceur tro­pi­cale. Une déesse ins­pi­rée a se­mé 115 perles au beau mi­lieu de l’océan In­dien, juste en des­sous de l’équa­teur. Dé­bar­quer aux Sey­chelles pro­voque for­cé­ment un choc. Ce­lui d’un hymne aux ma­tins du monde, ce­lui de terres taillées pour les voya­geurs au long cours qui dé­cident de plan­ter ici leurs quar­tiers de bon­heur ro­bin­son. Prière alors d’ou­blier ses re­pères ha­bi­tuels pour en ve­nir à l’es­sen­tiel. Sa­luer le pê­cheur qui lance sa bar­casse à tra­vers la vague claire, ap­plau­dir les bam­bins de l’école qui jouent au foot sous les fran­gi­pa­niers, prendre son temps de pa­resse dans le creux d’un bloc de gra­nit rose, ad­mi­rer les feux du cou­chant puis suc­com­ber au ver­tige des mil­liers d’étoiles qui mènent le bal des nuits tro­pi­cales. Et si les Sey­chelles, toutes cou­leurs de peau confon­dues, mais sim­pli­ci­té ve­nue droit du coeur, nous confiaient une cer­taine idée du bon­heur ?

Les va­cances aux Sey­chelles se dé­clinent en plu­sieurs ver­sions. Toutes di­vines. La plus simple consiste à choi­sir un hô­tel sur l’île prin­ci­pale, Ma­hé, qui en pro­pose de nom­breux soi­gneu­se­ment étoi­lés. L’île ca­pi­tale où se trouve Vic­to­ria et son pe­tit mar­ché de carte pos­tale, concentre 90% des

95 000 ha­bi­tants de l’ar­chi­pel. Mais la for­mule la plus dé­si­rée consiste à sé­jour­ner sur plu­sieurs îles en com­plé­ment de Ma­hé. Vingt mi­nutes d’avion plus loin flotte Pras­lin. Celle-là est cé­lèbre pour sa fo­rêt pri­maire, la val­lée de Mai, où pousse le fa­meux co­co de mer aux formes fé­mi­nines si sug­ges­tives, ain­si que pour ses plages, anse La­zio, Pos­ses­sion, Geor­gette (sur le do­maine du très bel hô­tel Le­mu­ria), ré­gu­liè­re­ment dé­si­gnées comme “les plus belles du monde”. Dont acte, car c’est un peu vrai.

Troi­sième es­cale, La Digue, à 30 mi­nutes de na­vi­ga­tion de­puis Pras­lin. Une pé­pite. Un vil­lage tout en non­cha­lance, une am­biance d’éter­nelles va­cances, des plages comme anse Source d’Ar­gent cham­pionne des shoo­tings de mode et un quo­ti­dien tout en dou­ceur qui ra­conte le monde idéal. Comme tout nou­vel ar­ri­vant, louer une bi­cy­clette et lais­ser al­ler au gré de l’ins­pi­ra­tion. Ne pas s’éton­ner lors­qu’une tor­tue cen­te­naire croise la route et in­ter­dit l’im­pa­tience.

Ain­si vit La Digue.

Au-de­là, le mi­racle des Sey­chelles se pour­suit, à l’abri d’adresses vo­lon­tai­re­ment ins­tal­lées à l’écart du monde, loin de ses ur­gences. Ce sont les “îles-hô­tels”, des ter­ri­toires grands comme un confet­ti où les seuls ha­bi­tants sont les ré­si­dents d’un éta­blis­se­ment ma­gni­fi­que­ment étoi­lé. Na­ture gran­diose soi­gneu­se­ment pro­té­gée, es­sences pré­cieuses et oi­seaux rares. L’île De­nis a été le pré­cur­seur de la for­mule et main­tient sa di­vine ex­cel­lence. De­puis, d’autres se sont ins­crites sur ce re­gistre peu com­mun, North, Fré­gate, Al­phonse, Sil­houette, Fé­li­ci­té… Hé­ber­ge­ment grand luxe, vil­las avec pis­cine, plages di­vines, ser­vice de pa­lace, gas­tro­no­mie digne des étoiles… Bref, seul au monde dans un dé­cor d’aube des temps. Ain­si soit île.

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