Qui pour rem­pla­cer Mer­kel à la di­rec­tion de son par­ti?

BER­LIN La pré­si­dence de la CDU est convoi­tée par trois can­di­dats, qui pour­raient en­suite ac­cé­der à la chan­cel­le­rie.

20 Minutes - Genève - - Monde - –AFP

C’est un règne de presque 18 ans qui prend fin. La chan­ce­lière al­le­mande An­ge­la Mer­kel, pré­si­dente de l’Union dé­mo­crate-chré­tienne (CDU) de­puis avril 2000, va rendre son poste à la tête du par­ti conser­va­teur au­jourd’hui. Les dé­lé­gués du mou­ve­ment, réunis en congrès à Ham­bourg, doivent dé­si­gner leur fu­tur chef par­mi trois pos­tu­lants.

Deux d’entre eux font fi­gure de fa­vo­ris. D’un cô­té, An­ne­gret Kramp-Kar­ren­bauer («AKK»), Sar­roise de 56 ans, se­cré­taire gé­né­rale du par­ti, sur­nom­mée «Mer­kel bis» car elle par­tage en par­tie la ligne cen­triste de la chan­ce­lière. De l’autre, le mil­lion­naire Frie­drich Merz, 63 ans, te­nant d’un vi­rage à droite du par­ti et du pays. Au­tre­fois mis sur la touche par An­ge­la Mer­kel, il fait son re­tour dans le sé­rail après une dé­cen­nie de tra­ver­sée du dé­sert. Le jeune mi­nistre de la San­té Jens Spahn (38 ans), un autre an­ti-Mer­kel ré­cla­mant un vi­rage conser­va­teur, est lar­ge­ment ju­gé hors course.

A la tête de la pre­mière économie eu­ro­péenne de­puis treize ans, celle que l’opi­nion sur­nom­mait af­fec­tueu­se­ment «Mut­ti» (ma­man) au temps de sa gloire a été contrainte en oc­tobre, après deux élec­tions ré­gio­nales très dé­ce­vantes, d’an­non­cer qu’elle cé­de­rait les rênes du par­ti. Elle veut quand même bou­cler son qua­trième et der­nier man­dat de chan­ce­lière, soit gou­ver­ner jus­qu’en 2021. Tou­te­fois, ce­la dé­pen­dra en grande par­tie du nom de son suc­ces­seur à la tête de la CDU.

De g. à d., Frie­drich Merz, Jens Spahn et An­ne­gret Kramp-Kar­ren­bauer.

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