«Neo Dis­co 3»: Mer­cer plonge dans les an­nées 70

Mer­cer, membre du col­lec­tif Par­don My French avec DJ Snake, a sor­ti l’EP «Neo Dis­co 3». L’oc­ca­sion d’évo­quer avec le Fran­çais son amour du dis­co.

20 Minutes - Genève - - Vorderseit­e - –FA­BIEN ECKERT

Il est un des DJ tri­co­lores qui marchent le mieux à l’étran­ger. Avec ses potes Tcha­mi, Ma­laa et DJ Snake, Mer­cer (Ni­co­las Mer­cier au ci­vil) fait par­tie de Par­don My French. Mais c’est en so­lo qu’il a pu­blié «Neo Dis­co 3», troi­sième EP dans le­quel il sample des hits dis­co.

– Pour­quoi vous in­té­res­sez­vous tant à ce style?

– Ça m’a tou­jours par­lé. Ga­min, mon père écou­tait beau­coup Cer­rone. Il a été une grande in­fluence pour moi. Par rap­port au sam­pling, c’est un truc qui m’a tou­jours plu de­puis mes dé­buts dans la mu­sique. Ça m’amuse de prendre un truc que tout le monde connaît et de lui don­ner un cô­té ac­tuel.

– Ce que vous avez fait avec «Eve­ry­bo­dy», ba­sé sur l’ar­chi­con­nu «Let’s All Chant» de Mi­chael Za­ger Band.

– Exact. Par­ve­nir à être ori­gi­nal est tout l’en­jeu. J’étais chez

DJ Snake et on est tom­bés par ha­sard sur ce mor­ceau. Au dé­part, il m’a dé­con­seillé de le re­mixer parce que jus­te­ment tout le monde connais­sait ce tube qui passe dans tous les ma­riages. J’ai vou­lu re­le­ver ce dé­fi en y ajou­tant des vibes tech-house qui marchent au­jourd’hui.

– Vos ré­centes prods tranchent avec celles de vos dé­buts.

– Oui. On sort d’une pé­riode EDM avec des sons mas­sifs créés pour les fes­ti­vals. Comme toute mode, on est ar­ri­vés à la fin. Le ser­pent se mor­dait la queue. J’avais ras le bol de ce cô­té bour­rin. J’ai vou­lu plus de mé­lo­dies, de cou­leurs.

– Com­ment vous si­tuez-vous dans Par­don My French?

– On est tous dif­fé­rents et com­plé­men­taires à la fois. On est tou­jours en train d’échan­ger des idées. Per­sonne ne sort un mor­ceau sans qu’il ait été va­li­dé par les autres.

– Il y a quand même de la com­pé­ti­tion entre vous?

– Oui, mais elle est saine. Le but est que cha­cun ar­rive à ses fins. Au­jourd’hui, Snake est pro­pul­sé dans une autre ga­laxie. On en est les pre­miers contents et fiers.

–DR

Le Pa­ri­sien de 36 ans est un ac­teur in­con­tour­nable de la mu­sique élec­tro­nique fran­çaise.

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