D’abord en souf­france, le LUC s’en sort bien

À Chê­nois, les Vau­dois ont lais­sé pas­ser l’orage avant de s’im­po­ser au tie-break

24 Heures - - Sports - Pas­cal Bor­nand

Max Giac­car­di s’at­ten­dait à un tel match de re­prise. Un peu fou, plu­tôt désor­don­né, truf­fé de fautes et de mal­adresses. «En trois se­maines sans com­pé­ti­tion, on perd cer­tains re­pères. Pas fa­cile de se re­mettre dans le coup», ana­ly­sait l’en­traî­neur du LUC sur le par­king de Sous-Mou­lin. La ten­sion était re­tom­bée. Sur le par­quet ge­ne­vois, la vic­toire avait fi­ni par sou­rire à son équipe. Mi­ra­cu­leuse si l’on se ré­fère aux deux pre­miers sets, bâ­clés et net­te­ment per­dus. Lo­gique si l’on tient compte des trois sui­vants, bien mieux maî­tri­sés. «Je pen­sais bien qu’on al­lait souf­frir en dé­but de par­tie, mais pas au­tant que ça. Heu­reu­se­ment, mes joueurs ont su ré­agir à temps.»

Le coach ita­lien crai­gnait le pire, car il connaît la va­leur de Chê­nois et les fai­blesses de son équipe, très forte sur le pa­pier mais dis­pa­rate sur le ter­rain, sur­tout lors­qu’elle est bous­cu­lée. C’est ce qui est ad­ve­nu en le­ver de ri­deau. Même pri­vé de deux pièces maî­tresses, le top sco­rer Ba­bic et le li­be­ro Mi­cko, Chê­nois a pris le match à bras le coeur. Eu­pho­rique, por­té par la verve de ses jeunes rem­pla­çants, Dos San­tos à l’aile et Prön­necke en ré­cep­tion. En face, le LUC était au bord de la rup­ture. «L’équipe a ten­dance à s’au­to­dé­truire. Elle se dés­unit si vite», peste Max Giac­car­di.

Heu­reu­se­ment, si la pause a fait tour­ner la bu­vette de SousMou­lin, elle a aus­si per­mis aux Lau­san­nois de re­trou­ver leurs es­prits et leur jeu. Chan­ge­ment de dé­cor et d’at­ti­tude. Chê­nois, moins flam­boyant, qui flanche en ré­cep­tion, et les gros bras du LUC qui mettent la bri­quette. Avec l’en­trée du Nor­vé­gien Kva­len, de re­tour après trois se­maines de mis­sion sous le maillot na­tio­nal, l’of­fen­sive or­ches­trée par Che­val­lier a pris de l’en­ver­gure. «On a sur­tout ga­gné en sta­bi­li­té», se plaît à dire le pas­seur de Do­ri­gny, un doigt luxé dans une poche de glace.

Même en souf­france, le LUC reste le LUC. Sur­tout lorsque le Fran­çais Pré­vel sort le grand jeu. C’est ce que le swin­ger a fait dans le tie-break en as­su­mant ses res­pon­sa­bi­li­tés et en dis­si­pant les illu­sions de Chê­nois. Ren­ver­sant!

Di­manche, à Do­ri­gny, les Lau­san­nois se sont qua­li­fiés pour les quarts de fi­nale de la Coupe de Suisse en bat­tant Lu­cerne 3-0.

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