L’État de Vaud ré­or­ga­nise son dis­po­si­tif social

Un dis­po­si­tif est mis en place pour as­su­rer les pres­ta­tions so­ciales. Le sou­tien psy­cho­lo­gique est ren­for­cé

24 Heures - - Front Page - Re­naud Bour­noud

Vu la si­tua­tion ac­tuelle par­ti­cu­lière, le Con­seil d’État a pré­sen­té hier les me­sures qui doivent per­mettre de conti­nuer à ver­ser les aides fi­nan­cières in­di­vi­duelles aux gens qui en ont le droit. Le sou­tien psy­cho­lo­gique se­ra par ailleurs ren­for­cé. Ex­pli­ca­tions.

Le vi­rus ne pro­voque pas qu’une crise sa­ni­taire, mais aussi éco­no­mique avec ses consé­quences so­ciales. Mer­cre­di, lors de son point presse tri­heb­do­ma­daire, le Con­seil d’État a pré­sen­té les me­sures prises dans ce sec­teur. «En quelques jours nous avons ré­or­ga­ni­sé tout le dis­po­si­tif social à dis­po­si­tion de la po­pu­la­tion», a in­di­qué Re­bec­ca Ruiz, conseillèr­e d’État.

Cette ré­or­ga­ni­sa­tion doit per­mettre de conti­nuer à ver­ser les aides fi­nan­cières in­di­vi­duelles aux gens qui en ont le droit. Mais elle vise aussi à s’as­su­rer que les nou­veaux ayants droit puissent ob­te­nir la pres­ta­tion mal­gré les cir­cons­tances par­ti­cu­lières, puisque dé­sor­mais il n’est plus pos­sible de se rendre au gui­chet.

«Les bé­né­fi­ciaires ac­tuels conti­nue­ront à re­ce­voir les pres­ta­tions aux­quelles ils ont droit sans chan­ge­ment ma­jeur», as­sure Fa­brice Ghel­fi, di­rec­teur gé­né­ral de l’ac­tion so­ciale. Les col­la­bo­ra­teurs de l’État, mis au té­lé­tra­vail, suivent les dos­siers.

Pour les per­sonnes en si­tua­tion d’ur­gence fi­nan­cière, c’est le re­ve­nu d’in­ser­tion qui entre en jeu pour as­su­rer le mi­ni­mum vi­tal. Pour ac­cé­der à cette pres­ta­tion, il faut se tour­ner vers les Centres so­ciaux ré­gio­naux qui sont «la porte d’en­trée». Leurs co­or­don­nées sont dis­po­nibles au­près de la Com­mune ou sur le site in­ter­net de l’État de Vaud.

«Le temps passe, les gens res­tent confi­nés chez eux, et l’on sent l’an­goisse aug­men­ter dans la po­pu­la­tion. On le voit au ni­veau des hot-lines»

Re­bec­ca Ruiz Conseillèr­e

d’État

Cel­lule psy­cho­lo­gique

«Le temps passe, les gens res­tent confi­nés chez eux, et l’on sent l’an­goisse aug­men­ter dans la po­pu­la­tion, a ob­ser­vé la conseillèr­e d’État Re­bec­ca Ruiz. On le voit au ni­veau des hot-lines.» Une cel­lule psy­cho­lo­gique, pi­lo­tée par la Di­rec­tion gé­né­rale de la san­té, doit ve­nir en ren­fort des struc­tures ha­bi­tuelles pour adap­ter les pres­ta­tions aux cir­cons­tances et faire face à une aug­men­ta­tion des de­mandes.

Yves Fro­té, co­or­di­na­teur can­to­nal de l’aide d’ur­gence psy­cho­lo­gique, re­con­naît que «les me­sures prises pour vaincre l’épi­dé­mie sont des dé­fis pour bien des cas dans le do­maine de la psy­chia­trie». Le sou­tien psy­cho­lo­gique à la hot-line san­té est en place de­puis ven­dre­di der­nier. On note aussi une aug­men­ta­tion des ap­pels à orien­ta­tion psy à la Cen­trale des mé­de­cins.

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