Vivre son deuil à l’heure des fu­né­railles à huis clos

Dix per­sonnes maxi­mum à un en­ter­re­ment. Le co­ro­na­vi­rus bous­cule même les adieux

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Perdre un proche et ne pou­voir lui dire au re­voir. C’est l’épreuve que vient de tra­ver­ser la Vau­doise Cé­line Ro­chat. In­fec­tée par le co­ro­na­vi­rus, sa grand-mère est morte le 17 mars à l’âge de 88 ans à l’Hô­pi­tal de la val­lée de Joux. La cé­ré­mo­nie re­li­gieuse s’est dé­rou­lée en pe­tit co­mi­té. Pas d’hon­neurs, pas de col­la­tion.

Cé­line Ro­chat n’a pas pu par­ti­ci­per. On est en­core loin des images des cer­cueils ali­gnés en Ita­lie du Nord, où les cé­ré­mo­nies fu­né­raires sont sup­pri­mées, mais en Suisse – quelle que soit d’ailleurs la cause du dé­cès –, les adieux sont dé­jà bous­cu­lés par la pan­dé­mie et les res­tric­tions qu’elle im­pose: pas plus de dix per­sonnes aux en­ter­re­ments, en res­pec­tant les dis­tances. Peut-être bien­tôt cinq, se dit-il.

Com­ment faire son deuil dans ces cir­cons­tances? Les fa­milles se montrent créa­tives, dans le but d’as­so­cier un maxi­mum de per­sonnes aux adieux. Par exemple en créant deux groupes: les uns vont à l’église, les autres ac­com­pagnent le dé­funt au ci­me­tière. L’en­tou­rage de Cé­line Ro­chat sou­hai­tait re­trans­mettre la cé­ré­mo­nie sur in­ter­net, mais ce­la n’a pas été pos­sible. Les Pompes Fu­nèbres du Lé­man ex­pé­ri­mentent le live sur Fa­ce­book alors que les Pompes Fu­nèbres Gé­né­rales pro­posent des DVD des ob­sèques.

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