LE LUXE EN DI­RECT

Ré­dac­teur «Fi­nanz und Wirt­schaft»

Bilan - Luxe - - Sommaire - Pas­cal Meis­ser

Re­nais­sance bri­tan­nique

Nick En­glish a eu une vi­sion: il veut re­pla­cer la Grande-bre­tagne sur la carte hor­lo­gère. A cette fin, il a fon­dé il y a dix ans la marque Bre­mont. Au­jourd’hui, il em­ploie 30 per­sonnes et vend chaque an­née quelque 10 000 montres, qui peuvent va­loir jus­qu’à 40 000 francs. De­puis lors, d’autres ma­nu­fac­tures hor­lo­gères ont vu le jour et en­tendent toutes faire la nique au « Swiss made » à l’aide du « Made in Bri­tain ». Car on ou­blie sou­vent que la Grande-bre­tagne fut un temps le centre de l’art hor­lo­ger. Qui se sou­vient au­jourd’hui que Rolex, la marque de montres suisses de luxe par ex­cel­lence, fut fon­dé en 1905 à Londres ? Par ailleurs, et avec un cer­tain pen­chant pour le ma­lin plai­sir, les Bri­tan­niques aiment se rap­pe­ler que l’heure uni­ver­selle est tou­jours ali­gnée sur Green­wich, fau­bourg de Londres, et non sur Ge­nève. En­fin, si vous cher­chez la pen­dule la plus pré­cise du monde, c’est en­core là-bas, au Royal Ob­ser­va­to­ry, que vous la trou­ve­rez. Avec sa va­riance d’une de­mi­se­conde en cent jours, elle réa­lise une per­for­mance re­mar­quable.

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.