Net­wor­ker pour les nuls

Bilan - - Décryptage - PAR RE­BEC­CA GAR­CIA

RÉ­SEAU­TAGE Pour faire avan­cer sa car­rière, ré­seau­ter est la clé. Il suf­fit d’al­ler vers les gens et de leur par­ler. Du moins, c’est ce qui se dit. Très bien. On ar­rive dans des confé­rences sans connaître per­sonne. Par contre, les gens sur place se voient ré­gu­liè­re­ment. Tant qu’il y a des dé­bats, des pré­sen­ta­tions ou des prises de pa­role, au­cun sou­ci. C’est fa­cile de pa­raître oc­cu­pé ou concen­tré. Viennent en­suite les pauses net­wor­king, et c’est là que les en­nuis com­mencent. On scrute les lieux en quête de la per­sonne avec un air bien­veillant, ce­lui ou celle qui se laisse abor­der. On com­mence par une phrase sur l’évé­ne­ment ou l’in­dus­trie. On ra­conte qui on est, ce qu’on fait, on pose des ques­tions. Dans un coin de la tête, il y a cette im­pres­sion de faire du speed da­ting. Sauf qu’au lieu de cher­cher l’amour, on cherche à lais­ser sa carte de vi­site.

Eton­nam­ment, les per­sonnes sont as­sez ou­vertes aux dis­cus­sions im­promp­tues avec les in­con­nus. Que ce soit par po­li­tesse – ou par crainte de de­voir col­la­bo­rer à l’ave­nir – le bon­jour amène en gé­né­ral une ré­ponse. C’est là qu’il faut abattre ses cartes. Au pire, s’éclip­ser avec une ex­cuse ba­teau. Au mieux, c’est le dé­but d’une col­la­bo­ra­tion. Comme pour toute dis­cus­sion, le cou­rant ne passe pas tou­jours. Il faut sa­voir re­non­cer et ame­ner sa bonne hu­meur ailleurs. Qu’à ce­la ne tienne! Il n’y a qu’à faire trois pas pour être à por­tée d’un autre groupe. Et, eux, sau­ront peut-être ap­pré­cier les jeux de mots ori­gi­naux.

IL Y A CETTE IM­PRES­SION DE FAIRE DU SPEED DA­TING. SAUF QU’AU LIEU DE CHER­CHER L’AMOUR, ON CHERCHE À LAIS­SER SA CARTE DE VI­SITE

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