LAN­CEZ-VOUS EN BOURSE! NOTRE GUIDE DE A À Z

Bilan - - Dossier -

A   pro­gres­sive des in­ter­mé­diaires dans de nom­breux sec­teurs, 2018 est plus que ja­mais l’an­née du «do it your­self». L’in­for­ma­tion étant, au­jourd’hui, dis­po­nible fa­ci­le­ment et en tout temps, il de­vient de plus en plus ai­sé de faire les choses soi-même, comme in­ves­tir en bourse. Oui, mais comment, concrè­te­ment? Pour la per­sonne qui cherche à pla­cer ses éco­no­mies dans l’uni­vers im­pi­toyable des mar­chés fi­nan­ciers, la tâche n’est pas tou­jours ai­sée. Ce­la en rai­son du jar­gon uti­li­sé par les pro­fes­sion­nels, mais aus­si de la mul­ti­pli­ci­té des ins­tru­ments of­ferts à la clien­tèle.

Rap­pe­lons qu’in­ves­tir en bourse est un moyen de faire «tra­vailler» son ar­gent, en ache­tant des ac­tions de so­cié­tés en pa­riant qu’elles pren­dront de la va­leur dans le fu­tur. L’avan­tage d’in­ves­tir à la bourse par rap­port à l’im­mo­bi­lier ou à d’autres classes d’ac­tifs est la li­qui­di­té des titres: ils peuvent s’ache­ter et se vendre très ra­pi­de­ment, no­tam­ment à tra­vers des pla­te­formes de tra­ding en ligne. Ce­la per­met éga­le­ment de ré­cu­pé­rer son ar­gent fa­ci­le­ment en cas de né­ces­si­té.

Si vous dis­po­sez d’une pe­tite épargne et que vous êtes frus­tré(e) qu’elle ne vous rap­porte rien, Bi­lan vous donne quelques conseils pour pla­cer votre ar­gent. Lorsque les pro­prié­taires d’une en­tre­prise n’ont pas as­sez de moyens pour dé­ve­lop­per leur so­cié­té, ils vont cher­cher des ca­pi­taux en ou­vrant leur firme à des ac­tion­naires afin de se re­fi­nan­cer. Dès lors, n’im­porte qui, en ache­tant une ac­tion, par­ti­cipe à l’es­sor de la­dite so­cié­té.

«Au­jourd’hui, la bourse est sur­tout une place d’échanges, où l’on es­saie d’ache­ter des titres bas pour les re­vendre plus haut», ex­plique le consul­tant fi­nan­cier et fon­da­teur d’in­ves­tir.ch Tho­mas Veillet. «Il s’agit aus­si d’un moyen d’in­ves­tir ra­pi­de­ment et fa­ci­le­ment, no­tam­ment à tra­vers les pla­te­formes en ligne.» Ain­si, n’im­porte qui dé­te­nant un pe­tit pa­tri­moine peut fa­ci­le­ment de­ve­nir un bour­si­co­teur à ses heures.

Il y a tou­te­fois deux pro­fils types d’in­ves­tis­seurs: ceux qui veulent faire du «tra­ding», soit spé­cu­ler et es­sayer d’ob­te­nir des pro­fits à court terme. Et ceux qui sou­haitent Les cours sont in­fluen­cés par l’offre et la de­mande. Si l’en­tre­prise réa­lise de bons chiffres, son ac­tion pren­dra de la va­leur parce que la de­mande se­ra plus grande. Lorsque les in­ves­tis­seurs an­ti­cipent que l’en­tre­prise se por­te­ra au mieux dans un ave­nir proche, le cours monte. Et in­ver­se­ment, lors­qu’il y a des craintes d’une baisse des bé­né­fices ou de pertes pour la so­cié­té, l’ac­tion per­dra en va­leur.

En règle gé­né­rale, trois fac­teurs prin­ci­paux font fluc­tuer les cours sous forme de cycles. Pre­miè­re­ment, il y a les fon­da­men­taux, soit les ré­sul­tats des so­cié­tés qui sont pu­bliés tous les tri­mestres (avril, juillet, oc­tobre et jan­vier). En­suite, il y a l’as­pect tech­nique: par exemple, après une perte im­por­tante, un re­bond peut être es­pé­ré s’il y a un sup­port ou une bonne pré­vi­sion. Le der­nier fac­teur concerne les chiffres ma­croé­co­no­miques comme la crois­sance, le taux de chô­mage et les aléas géo­po­li­tiques (crise grecque en 2011, ges­ti­cu­la­tions de Kim Jong-un en dé­but d’an­née, me­sures éco­no­miques, tweets et dé­cla­ra­tions quo­ti­diennes de Do­nald Trump, etc.).

«A l’heure ac­tuelle, 80% des mou­ve­ments sur les mar­chés sont dus à la guerre com­mer­ciale entre les Etats-Unis et la Chine. Pour­tant, tout va bien. Les chiffres éco­no­miques sont so­lides, tout comme les ré­sul­tats des so­cié­tés. Les in­di­ca­teurs sont po­si­tifs, les pers­pec­tives sont plu­tôt bonnes. Ce­pen­dant, tout le monde est in­quiet car ce­la fait dix ans que le mar­ché des ac­tions monte, donc de nom­breux in­ves­tis­seurs pensent que ce­la va s’ar­rê­ter un jour», ex­plique Tho­mas Veillet. Ce der­nier reste ce-

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