Gré­goire Cour­tine

L’homme ré­pa­ré

Bilan - - Dossier -

En per­met­tant à trois pa­ra­ly­sés de re­mar­cher, la neu­ro­chi­rur­gienne du CHUV Jo­ce­lyne Bloch et le cher­cheur de l’EPFL Gré­goire Cour­tine ont at­teint en no­vembre une no­to­rié­té mon­diale. Pour Gré­goire Cour­tine, c’est l’abou­tis­se­ment d’un par­cours de quinze ans de re­cherches. Mais c’est aus­si un com­men­ce­ment. «Nous avons la preuve que notre cock­tail de mé­di­ca­ments et d’im­plants pour sti­mu­ler la moelle épi­nière ré­pare cette der­nière puisque la ré­édu­ca­tion se pour­suit sans sti­mu­la­tion.» Il ajoute: «Nous y sommes par­ve­nus avec des tech­no­lo­gies qui datent un peu main­te­nant.» Sous-en­ten­du, on peut faire mieux: «Une thé­ra­pie pour tous» se­lon ses mots, soit pour les 3 mil­lions de per­sonnes pa­ra­ly­sées par une lé­sion de la moelle épi­nière dans le monde, aux­quelles s’ajoutent 250 000 cas par an. Mais ce­la sup­pose de rendre ces trai­te­ments ac­ces­sibles, y com­pris éco­no­mi­que­ment.

C’est main­te­nant la mis­sion de la star­tup GTX Me­di­cal qu’il a co­fon­dée en 2013 et qui était par­ve­nue à le­ver 36 mil­lions d’eu­ros en 2016. «Nous avons dé­ve­lop­pé des mo­dèles en 3 di­men­sions à par­tir des images IRM pour per­son­na­li­ser les in­ter­ven­tions», ex­plique Gré­goire Cour­tine. GTX dé­ve­loppe aus­si de nou­velles gé­né­ra­tions d’im­plants de sti­mu­la­tion ain­si que les sys­tèmes ro­bo­tiques d’as­sis­tance à la ré­édu­ca­tion. Elle a vo­ca­tion à de­ve­nir une en­tre­prise pion­nière d’une mé­de­cine qui ne se contente plus de trai­ter, mais qui ré­pare.

Newspapers in French

Newspapers from Switzerland

© PressReader. All rights reserved.