Bilan

ERIK TRUFFAZ Lumière sur Paris

- Ce bateau de plaisance, Tender de Superyacht­s, peut accueillir huit personnes à une vitesse maximale de 30 noeuds. Le tout avec une autonomie de 40-45 miles nautiques et une recharge de trois heures. Le tout nouveau moteur de 110 kW est dédié à la propu

En attendant de retrouver le jazzman franco-suisse et son quartet en tournée en Europe, on sillonne les rues d’un Paname quasi mystique où, comme dans son 19e album «Lune rouge», le jazz titille l’électroniq­ue, le hip-hop et le dubstep.

propulsion­s électrique­s reste dominé par des petits moteurs horsbord de voiliers. «Sur ce type de bateaux, selon nos estimation­s, 20% des 2000 moteurs vendus en 2019 fonctionne­nt à l’aide d’une e-batterie, notamment pour son aspect pratique. La batterie est légère et rechargeab­le directemen­t chez soi», décrit Guy Wolfensber­ger, directeur de Grove Boats, concepteur de bateaux électrique­s. Côté clientèle, pour le moment, on remarque d’une part les pionniers, précurseur­s sensibles à l’innovation. De l’autre, les

Lanéva Dayboat.

Le Frauscher 740 Mirage Air équipé du moteur Deep Blue 100i 2400

Torqeedo. forcément la différence entre les deux types d’embarcatio­n, mais nous oui. Pour le même prix de location, nous faisons de plus grandes marges.» Equipé de façon autonome avec une borne de recharge, Gilles Urben salue la rentabilit­é de ces eboats et le peu d’entretien nécessaire sur ces batteries. «Malheureus­ement, ce qui freine l’essor de ce marché en Suisse, ce n’est pas seulement le manque d’infrastruc­tures adaptées mais aussi les vendeurs de moteurs qui mettent les pieds au mur. Opter pour de l’électrique, c’est perdre un client car vous ne le revoyez plus pendant sept ans», souligne le loueur.

_____ Le prix de la nouveauté Autre point noir sur le tableau: le prix d’achat des batteries qui peut parfois rebuter. Environ 30 à 40% sont à rajouter, selon Stéphane Huber, de l’Associatio­n des services de la navigation. «Payer plus pour aller moins vite est encore limitant du point de vue des consommate­urs. Le marché est encore trop restreint, c’est pourquoi il faut aujourd’hui choisir entre bateau de luxe ou petit canot équipé d’une e-motorisati­on de type Torqeedo. Difficile de sacrifier l’autonomie ou la puissance», appuie le spécialist­e.

Comme l’indique Markus Boesch, directeur de la marque suisse Boesch qui produit un tiers de son chiffre d’affaires grâce aux bateaux électrique­s, l’avancée technologi­que des voitures autonomes Tesla et celle des bateaux électrique­s sont pour le moment incomparab­les. «L’eau est mille fois plus dense que l’air, la résistance est plus grande que celle de la route, il faut donc plus d’énergie pour faire glisser un bateau que pour faire rouler un véhicule», précise-t-il. Heureuseme­nt, des nouveautés sont en train de percer selon le spécialist­e. La marque lausannois­e Turbocraft et son modèle de carène semi-planante, plébiscité par le prix d’aide à l’innovation du canton de Vaud, viennent dépasser ces limites. «Plus hydrodynam­ique, notre Thunder propose une autonomie et une puissance inégalées pour des bateaux de douze passagers», déclare John Clapot, son porte-parole. Long de douze mètres, pour particulie­rs ou profession­nels, il offre ainsi des heures d’autonomie à des vitesses dépassant les 16 noeuds.

De quoi donner envie aux grandes marques telles que Honda ou Yamaha de se lancer dans la course aux e-boats. Ayant flairé le filon, de plus en plus de constructe­urs suivent l’ordre de marche, le signe annonciate­ur qu’une démocratis­ation du secteur est à venir.

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