«Je suis convain­cu que L’ASF s’en sor­ti­ra par le haut, avec une cré­di­bi­li­té ren­for­cée»

Le Matin Dimanche - - SPORTS -

DO­MI­NIQUE BLANC

Vice-pré­sident du Co­mi­té cen­tral de l’as­so­cia­tion suisse de foot­ball

Com­ment vivez-vous la tem­pête qui s’abat sur L’ASF? Con­trai­re­ment à ce qu’on peut en­tendre, L’ASF est par­fai­te­ment di­ri­gée. De­puis l’af­faire de l’aigle à deux têtes et suite aux dé­cla­ra­tions du se­cré­taire gé­né­ral sur la double na­tio­na­li­té, les sept Sages du Co­mi­té cen­tral ont beau­coup tra­vaillé, ces der­nières se­maines, afin d’ana­ly­ser la si­tua­tion et éta­blir la vé­ri­té. On sait quelles dé­ci­sions il faut prendre.

Outre la dé­mis­sion d’alex Mies­cher, faut-il s’at­tendre à d’autres mou­ve­ments?

Je ne peux pas ré­pondre à ce­la. Des en­tre­tiens doivent en­core avoir lieu, avec un nombre as­sez im­por­tant de per­sonnes.

À la re­cherche de quelle vé­ri­té êtes-vous?

De­puis l’af­faire des bi­na­tio­naux, il s’est écrit tout et n’im­porte quoi dans les jour­naux. Nous vou­lons sa­voir ce qui a été dit ou pas dit par les uns et les autres. Nous sommes dans une phase d’en­quête et lorsque les choses se­ront claires, nous com­mu­ni­que­rons. Pour l’ins­tant, il n’y a rien à dire.

De l’ex­té­rieur, ce si­lence est per­çu comme un aveu d’im­puis­sance… On sait que le si­lence, ça gêne, que ce n’est pas l’idéal parce que dans le vide, cha­cun met ce qu’il veut. Mais on peut aus­si in­ter­pré­ter ce si­lence de fa­çon po­si­tive: les res­pon­sables prennent le temps de la ré­flexion, dans le calme et non l’in­dif­fé­rence, afin de voir s’il s’agit de prendre des dé­ci­sions ou non.

Que dites-vous si on taxe L’ASF d’ama­teu­risme et de lé­gè­re­té? Quand on dit ça, on ou­blie les ex­cel­lents ré­sul­tats ob­te­nus de­puis dix ans par l’équipe na­tio­nale, l’aug­men­ta­tion du nombre de li- cen­ciés, l’es­sor du foot­ball fé­mi­nin. Oui, il y a une crise, comme il y en a dé­jà eu en France, en Ita­lie ou ac­tuel­le­ment en Al­le­magne. Mais c’est une crise dont on peut ap­prendre. Je suis convain­cu que L’ASF s’en sor­ti­ra par le haut, avec une image et une cré­di­bi­li­té ren­for­cées.

Quelle était l’at­mo­sphère lors de la séance de crise, jeu­di? Prag­ma­tique et construc­tive. La dif­fi­cul­té, dans ces mo­ments-là, c’est de ne pas se lais­ser em­por­ter par les émo­tions. On a conti­nué à se po­ser les bonnes ques­tions, à ré­flé­chir et à dé­battre – tout le monde n’est pas for­cé­ment du même avis sur tout.

Ces si­tua­tions peuvent dé­bou­cher sur des luttes de pou­voir, non?

On n’est pas du tout dans ce cas de fi­gure au­jourd’hui. Nous sommes concen­trés sur l’ana­lyse de ce qui s’est pas­sé et sur la pos­si­bi­li­té d’un re­ca­drage, à condi­tion qu’il soit né­ces­saire.

Peut-on ima­gi­ner un sta­tu quo, après tout ce qui s’est pas­sé? Vous com­pren­drez que je ne peux pas ré­pondre à cette ques­tion.

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