Vo­ta­tions pour les nuls

Le Matin Dimanche - - CHRONIQUES -

que je re­çoive ce coup de té­lé­phone sa­lu­taire qui a tout éclair­ci. J’ai une amie qui va fê­ter ses 70 ans. Mar­di, té­lé­phone d’une autre amie qui me dit: «On ai­me­rait bien faire une fête, mais chez moi c’est trop pe­tit. Chez toi, c’est pos­sible?…»

Par amour, c’est-à-dire sans ré­flé­chir, je dis oui. Au dé­but on par­lait de six per­sonnes, et de­puis, chaque jour, je re­çois un mes­sage où on me dit: «Tu as pen­sé à ma­chine et à ma­chin? On ne peut pas ne pas les in­vi­ter.» À la base, la table de ma cui­sine avec ral­longe, peut ac­cueillir 8 per­sonnes, et si on veut pou­voir cir­cu­ler au­tour, maxi­mum 10. Eh bien aux der­nières nou­velles, on se­ra 17. Au dé­but, je jure que je me ré­jouis­sais. La pa­nique est ve­nue pe­tit à pe­tit. Au dé­but, je me di­sais: «Je vais faire ce que je fais le mieux: émin­cé de veau, gra­tin de pa­tates, sa­lade, et le seul des­sert que je maî­trise à peu près, le ti­ra­mi­su.» Mer­cre­di, nou­veau SMS: «P.S. n’ou­blie pas qu’il y a deux vé­gé­ta­riens!» Ok… Je fe­rai la sauce de l’émin­cé à part, comme ça ils man­ge­ront seule­ment les

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